Le Royaume d'Ekiard

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 Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552

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Gideon
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MessageSujet: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Mer 28 Sep - 19:32

17 eripo 1552


Ce fut le vent, fier messager des plus belles aventures qui susurra à l’homme l’essence de sa quête. Il lui conta l’histoire improbable d’un secret bien gardé aux confins d’un temple oublié. Là où jadis, les épées et les haches se croisèrent pour le bien des plus forts et le perfectionnement des plus faibles. Cette danse simulant la mort comme elle inspirait l’amour, ne prenait lieu qu’après l’aurore à l’heure où l’esprit s’éveille et se plie à la force de ses muscles.

Mais lui, pourtant charmé par la vision de ses corps soumis à l’effort de se surpasser, devait répondre à l’appel de ses ancêtres ! Leurs voix résonnaient à travers les murs de la pièce renfermée dont il était le prisonnier. Ressassant leur gloire passée, la peur de tomber dans l’oubli avait gravé leur nom d’une main fébrile sur le parchemin qu’il devait étudier ce matin-là. Afin d’accomplir le devoir du souvenir, il était épaulé par un noble fonctionnaire dont la tâche incombait jour et nuit d’insuffler ce savoir perdu aux générations qu’il jugeait dignes. Comment leurs destins s’étaient-ils croisés ? Aujourd’hui encore ils ne sauraient le dire, mais il était indéniable qu’Ilyssa ait éclairé leur chemin jusqu’à ce jour pour cet instant.

Car ce fut bien à ce moment : le cours instant où la conscience se retrouve au bord du précipice, au-devant d’un vide abyssale, que le souvenir des jours heureux passé auprès de ses frères d’armes l’arracha au monde des chimères et des phantasmes. Ce fut à ce moment uniquement, qu’il ressenti son intelligence habiter son corps et qu’il put posséder à nouveau ses muscles qui étaient sien. Le retour à la réalité l’emplie d’une allégresse qu’aucun adjectif ne pourrait qualifier et alors que le temps opérait doucement son œuvre lugubre ; l’heure des séparations sonna la fin de son agonie.

Triste temps que celui des chemins qui se séparent !

Mais lorsqu’une fleur meurt un bourgeon naît. Pour notre homme il s’agissait de celui de l’espoir. Un perce-neige ou un myosotis car il s’en allait rejoindre ceux dont il avait été désunis ! Il aspirait ainsi retrouvé leur joie d’antan ! Rien ne remplacerait le temps qui leur avait été enlevé mais peut-être pourraient-ils ensemble effacer la douleur qu’avait engendrée leur séparation…
« …Ok, là j’abandonne.
- Je crois qu’il nous dit qu’il s’ennuyait ce matin dans son cours d’histoire et il a pensé à nous et du coup il veut savoir si on est libre cet après-midi….C’est ça hein Sir Gideon ? Mais je n’ai compris vous vous êtes endormi en cours ou vous avez failli vous endormir ?
- Non, je ne sais pas comment vous faîtes Sir Kanth, mais dès qu’il commence à parler comme ça j’ai juste envie de partir loin… très très loin.
- Sir Gabriel, c’est vous qui lui avez donné le gage alors maintenant… »
Que nenni ? Alors que leurs retrouvailles aurait dû être célébrer à travers même les étoile, ses oreilles percevaient une réalité toute autre. Toutes ses années de fraternité auraient-elles été le fruit de son imagination ? Leur relation, pourtant si proche, pouvait-elle souffrir d’une simple difficulté de langage ?!? Ah toi, Ô don des cieux, ainsi tu trahissais la chair des humbles et des sensibles. Abandonnant leurs âmes incomprises à une solitude certaine. Si son seul ami devait se nommer silence alors n’entendrait-il plus jamais l’écho fébrile d’une voix aimante ?
« …. J’ai envie de rentrer.
- Attendez sir Gabriel ! Je pense que cela doit nous mener quelque part… »
Et alors que son cœur se brisait, l’un de ses compagnons lui enfonça naïvement le glaive auteur de son trépas. Il lui fut alors impossible de nier l’évidence : son amitié, fut-elle pure et sincère, n’était pas suffisante pour retenir le Bonheur. Il ne lui restait plus qu’à tirer un trait sur cet avenir radieux dont il avait rêvé et abandonné tout espoir de jours meilleurs…
…Ah mais que voilà ? Sous l’éclat d’un rayon de soleil, la silhouette d’une énigme pris forme. Comme il était rare de la voir seule, au loin on pouvait apercevoir sans problème son camarade aux couleurs flamboyantes. Le couple avait bâti sa renommée sur les mystères qu’ils semblaient dissimulés à la vues de tous. Mais seul un cœur généreux et chaleureux pouvait percer le froid impénétrable de la tour au secret.
Et face à nos aventuriers assoiffés de nouvelles expériences, la rencontre de ces mondes fut bientôt inévitable.
« Hein ? Qu’est-ce que tu…
- Bonjour Duc Alqué ! Bonjour Sir Ekar ! »
salua Gideon de son plus beau sourire



HJ- Je te sens perdu petit lecteur ! Mais c’est normal ! Tu n’as pas pris « Gideon » en deuxième langue au collège donc pour cela tu as besoin d’un traducteur :
Nous sommes au château et le petit vient rejoindre deux amis : Sir Gabriel et Sir Kanth espérant pouvoir passer l’après-midi avec eux après une matinée longue et pénible en cours d’histoire avec son précepteur.
Quand soudain (musique stridente) le groupe fait une rencontre inattendue….

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Ekar
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Dim 2 Oct - 13:28


Ekar leva une paupière puis l'autre, et demeura quelques instants indécis. Son corps était agréablement enveloppé par un matelas moutonné et une couette douce comme la soie. Il était bien au chaud dans une pièce aux murs immaculés, soigneusement rangée et au luxe éblouissant. Comme tous les matins, la mémoire lui revint soudain. Il était au château d'Ekiard ! Il était enfin dans ce château, à se prélasser parmi les nobles et à prendre des bains au senteurs exotiques. Ha, que la vie était belle ! Et dire qu'il avait manqué cela durant deux mois !

Il s'étira paresseusement, s'assit au bord du lit et entreprit de faire sa toilette. Lorsqu'il eut fini, il sonna un domestique qui prit la bassine d'eaux sale pour lui en donner une autre. Valézy se leva quelques temps après, s'habilla à son tour, tout se chamaillant l'un et l'autre. Puis, les deux jeunes hommes rejoignirent Akané dans les appartement de son frère Miyazé et déjeuna avec la petite famille.

La matinée se déroula le plus calmement du monde. Ekar et Valézy errèrent d'un salon à l'autre en attendant qu'Akané eut fini ses cours. Il devait rattraper son retard en politique, en économie et en histoire, s'il espérait un jour se voir confier des comtés. D'ailleurs, cela posait quelques soucis. Puisqu'il avait été déclaré mort, les contés qui auraient du lui revenir à sa majorité avait été confié à d'autres, et il était délicat de revenir sur ce genre de décisions. Ekar en avait d'ailleurs oublié les raisons. Tout ce qu'il avait compris, c'était qu'Akané recevrait une rente de son père pour subvenir à ses besoins, et aux leurs.
Valézy croisa « par hasard » sa conquête du moment et s’éclipsa discrètement avec elle. Ekar regarda autour de lui, mal à l'aise de se retrouver soudain seul dans le château. Il se hâta de rejoindre la salle des cours, en espérant ne pas se tromper. Après être passé trois fois dans le même couloir, une noble d'un certain âge eut pitié de lui et lui demanda où il cherchait à aller. Elle lui donna les directions à suivre et il faillit encore se perdre avant de se retrouver devant la bonne porte !

Soulagé, il attendit bien sagement qu'Akané en est terminé avec « ses leçons ». Cela le faisait doucement sourire. Il s'imaginait mal son ami, ex-voleur, à écouter un précepteur durant des heures ! Akané devait faire une de ses têtes !
Il souriait encore à cette idée lorsque son jeune ami le rejoignait.
- Je vois que tu ne t'ennuies pas.
Ekar éclata de son rire cristallin.
- J'ose pas croire que vous restiez assis aussi longtemps, Messire Akané. J'pense que vous devez avoir des fourmis dans les jambes.
- Je n'ose croire que vous restiez assis aussi longtemps, le reprit doucement Akané, et je dois dire que tu as raison. Je commençais à avoir mal à l'arrière train.
Ekar haussa un sourcil, ne comprenant pas bien. Akané se pencha vers lui alors qu'il commençait à s'éloigner de la salle de cours.
- Aux fesses.
Le sourire du garçon réapparut.
- Ho ! je vois. Votre arrière train a donc besoin de prendre l'air !
Il rit à sa boutade et apprécia le sourire en coin qui se dessina sur le visage de son ami. Celui-ci s'enquit de la discussion de son second ami. Ekar lui raconta comment Valézy l'avait lâchement abandonné et comment il avait réussi à arriver jusqu'au salle d'étude. Akané le félicitait de s'en être tiré lorsque leur attention fut attiré par un discours plutôt fort et enjoué d'un jeune noble à la chevelure d'or.

Ils étaient arrivé au bout du couloir près du hall, situé près des salles d'études, qui permettait d'accéder aux autres ailes du château et à la cours principale. Trois nobles marchaient dans le même sens qu'eux, à moindre allure, alors que le plus petit du groupe débitait un discours interminable et sans aucun sens pour le jeune étranger. Celui-ci lança un regard interrogateur à Akané. Peu-être était-ce une histoire héroïque dont il ne comprenait le sens ou une leçon que les jeunes nobles devaient connaître. Mais Akané fronça les sourcils, tout aussi étonné que lui.

Soudain, le blondinet leur fit volte face :

« Bonjour Duc Alqué ! Bonjour Sir Ekar ! »

Sir Ekar ? Mais celui-ci n'eut pas le temps de s'étonner davantage. Son cœur manqua un bond. Ses poumons cessèrent de fonctionner.
Il venait de croiser le plus beau regard qui soit, la plus belle âme qu'il n'est jamais rencontré. Un sourire béa se dessina sur ses lèvres alors qu'il contemplait le visage à qui appartenait ses yeux. De longs cils si long encadrait ces yeux. Sa peau blanche était si blanche qu'elle rappelait de la porcelaine, et son visage si fin et si délicat, ses lèvres si fines qu'ils rappelaient les poupées faites en cette matière noble. Le visage de porcelaine fit un plus grand sourire encore. Ekar aurait voulu toucher cette peau si blanche, embrasser ces lèvres si fines. Il secoua la tête en prenant conscience de ses pensées. Que lui arrivait-il !

Il comprit qu'il avait oublié quelque chose en voyant Akané se pencher légèrement devant le jeune noble. Il l'imita maladroitement, se rappelant qu'il avait déjà vu se visage en croquis. Ils faisaient parti des visages à se souvenir, mais dans l'état second où ils se trouvait, il était bien incapable de se souvenir de son nom.
« Bonjour, Messire Gideon.
- Bonjour, Messire Gideon, »
imita-t-il.
Il perçut le regard réprobateur d'Akané sur lui. Il n'aurais pas du employé son prénom, mais le nom qui lui échappait.
« Je ne voulais pas me montrer indiscret, continua Akané, mais j'ai entendu votre discours… pour le moins étonnant. Serait-ce extrait d'un ouvrage inconnu de ma personne ? »
Ekar baissa les yeux, se pinçant les lèvres. Akané ne posait cette question que pour tenter de faire oublier son erreur.
Il se sentait bête alors que son coeur tambourinait dans sa poitrine, d'être si près de ce garçon qui…  l'impressionnait ? le rendait nerveux ? Il ne savait trop dire.



Dernière édition par Ekar le Ven 7 Oct - 19:29, édité 1 fois
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Gideon
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Mar 4 Oct - 22:55

« Bonjour, Messire Gideon.
- Bonjour, Messire Gideon, »

Gideon sourit à Ekar. Messire Gideon ? En deux mois ce dernier n’avait jamais répondu à son invitation et le comte s’était plusieurs fois demandé si il n’en avait pas trop fait leur première rencontre… Mais peut-être qu’Ekar était plus timide et moins distant que ce qu’il pensait ? Il voulut affirmer sa théorie cependant l’intervention du duc l’arrêta net dans son intention.
Ses yeux s’ouvrirent de surprise et brusquement, le comte agrippa son manteau au niveau du cœur. Il se recroquevilla sur lui-même, cachant son visage de sa main libre, laissant petit à petit son dos s’arrondir comme pour atténuer le choc. Ses deux compagnons le regardèrent avec stupeur ainsi qu’une pointe d’angoisse. Avait-il mal quelque part ? Gideon continua son jeu pendant quelques secondes avant de claquer des doigts et de pointer son index en direction de Gabriel


« Notez je vous prie. Notez que le duc Alqué lui-même a qualifié ma narration improvisée digne d’ouvrage suscitant l’intérêt des plus grands ! Transcrivez bien ce qu’il vient de se passer « Très cher Lockarth quel est ce discours extraordinaire : sans doute l’extrait d’un ouvrage qui malheureusement n’a pas encore porté à ma connaissance ? »
- Mais il n’a JAMAIS DIT CA !
s’écria Gabriel
- Oh vote jalousie n’est vraiment pas belle à entendre Sir Gabriel ?» Dit Gideon avec un air faussement offusqué

Pantois Sir Gabriel n’eut pas le temps de saisir l’opportunité de répondre. Même s’il connaissait le comte Lockarth depuis un certain moment, il était toujours surpris comment ce personnage pouvait parfois se montrer… sans aucune honte. Lui, et comme tout le monde d’ailleurs, face à des gens comme le duc Alqué, ne pouvait que se répandre en politesse mais jamais il n’oserait être aussi… Lockarth. Kanth quant à lui essayait de contenir son rire. Il avait bloqué sa bouche avec sa main forte et il était désormais difficile de discerner l’étonnement du rire dans ses yeux.
Voyant là une aubaine de parvenir à ses fins, Gideon s’approcha du duc et de son compagnon. Il posa sa main sur son visage afin de dissimuler ses expressions de Kanth et Gabriel et pouvoir prendre le duo du duc en aparté :

« Jouez le jeu gentlemen, et je vous promet de partager mon butin avec vous ! murmura Gideon avec un clin d’œil
-Je vous entends Sir Gideon ! Je vous rappelle qu’on est juste à côté ! »s’exclama Gabriel
« Ah ! »
Gideon fit volte- face puis alla du côté du duc comme si désormais, le duo était devenu trio. D’un petit air supérieur, il tendit une main puis agita ses doigts comme si il attendait quelque chose. Devant l’incompréhension générale il sourit avec une certaine tendresse :
« Allons allons, nous somme bons joueurs. Et puisque vous avez perdu votre pari le minimum c’est de payer vos dettes !
-Comment ça nous ? Et puis ce n’était pas un pari c’était un ga…
-Trois assortiments de choux et chouquettes de chez « au goût du roi » feront parfaitement l’affaire !
-Quoi ? Mais c’est du vol ! »
Gideon papillonna des yeux un petit moment. Il vint poser ses mains sur les épaules de son ami et laissa un large sourire candide barrer son visage. Puis d’une petite voix fluette, avec un léger rire cristallin il affirma sans l’ombre d’un trémolo dans la voix :
« Ce n’est pas un vol mais un braquage mon ami. Il interrompit Gabriel qui allait se plaindre. Oooh de quoi vous allez vous plaindre ! Trois adonis comme nous pour satisfaire vos yeux mon cher, ce n’est pas une petite gourmandise qui peut compenser le bonheur de notre présence non ? Et puis… heeeeeeeeein, il se tourna vers le duc, les yeux écarquillés comme si il venait de faire une découverte alarmante, sa voix se fit plus enfantine puis il montre Sir Gabriel, duc Alquéé il a dit que vous étiez un vo.. »
Violemment Gabriel sauta sur Gideon pour le faire taire. Les deux garçons eurent un petit échange ou Grideon tentait de se défaire de l’emprise de son ami. Riants aux éclats et chacun essayant de finir sa phrase avant l’autre, le comte et Gabriel offraient un beau tableau d’une amitié encore toute jeune et innocente au château. Même Kanth qui semblait en retrait, avait posé ses deux mains sur sa bouche afin d’étouffer un maximum l’hilarité dont il était victime.
Mais malgré sa dextérité dans le maniement du verbe, Gidoen dû se plier à la force de son adversaire qui finit par l’emprisonner dans ses bras. Gabriel fit de son mieux pour accomplir une petite révérence au duc et à Ekar, son prisonnier sous le bras, les joues rouges et l’embarras dans la voix.

« Pardonnez-nous Duc Alqué, Sir Ekar, puis il désigna Gideon, il n’est pas méchant juste un peu…
- N’ayez crainte !
coupa Gideon, Je récupérerai notre dû ! Et si par tout hasard, vous mettez la main sur du thé noir des forêts de Trocken je vous promet un festin digne de la couronne !
- Par les douze Sir Gideon ! »

Gabriel traîna de force le comte sous son bras, suivis de Kanth qui faisait de fréquent arrêt sur les murs pour se tenir les côtes.

Et c’est ainsi, que trahi par ceux qu’il considérait comme sa propre chair, le héros brandit sa seule arme face à l’injustice et la barbarie : la bravoure de ne jamais abandonner…

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Ekar
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Ven 7 Oct - 20:34


Ekar ne comprenait pas trop ce qu'il se pensait. Il devait vraiment faire un effort pour s'améliorer dans cette langue ! A moins que…
Il jeta un coup d’œil à Akané qui haussait un sourcil. Etait-il étonné ? Akané ? Etonné ? VRAI-ment ?????

Il se pinça les lèvres, se demandant ce qui allait se passer. Gideon coupa le dénommé Gabriel tout en les prenant à partie. Jouer le jeu ? Voulait-il qu'ils mentent ? Mais l'échange reprit à nouveau entre les deux garçons. Ils étaient maintenant question d'un pari et… une chose étrange se produisait ! La planète allait-elle tenir le choc ? N'allait-elle pas sortir de son axe ! Car Akané souriait ! Son meilleur ami, si distant et inexpressif habituellement, avait son sourire en coin !
Akané était-il amusé par ce qui se passait sous ses yeux ? NON…. Impossible !

Et pourtant !

Il faudrait qu'il lui demande des explications sur cet échange ! Car de son côté c'était le trou noir ! Il ne comprenait que des brides de phrases, le sens de certains mots lui échappaient complètement ! Bref, il était – comme d'habitude – complètement largué ! quand il s'agissait de discussion sérieuse. Enfin, là, la discussion était tout sauf sérieuse puisque les deux jeunes nobles se jetèrent l'un sur l'autre comme de jeunes garnements ! Décidément, il allait de surprise en surprise.

Akané qui souriait et… deux nobles qui se chamaillaient, comme lui et Valézy pouvaient le faire !
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Elizabeth
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Sam 8 Oct - 13:47

Elizabeth était sagement en cours avec son jumeau et leur précepteur. Elle adorait apprendre l'histoire d'Ekiard et elle remercierait jamais assez son cher oncle Ewald pour l'éducation qui leur offre, à son jumeau et à elle. Bien que ça ne soit pas vraiment la tasse de thé de son autre elle, la blonde prouvait par son investissement dans ses apprentissages que le Conseiller faisait bien et elle cherchait surtout à le rendre fier comme à un père de famille ! La blonde écoutait les enseignements avec des étoiles dans les yeux, tellement c'était incroyable et siiiiiii intéressant ! Elle ne comprenait vraiment pas pourquoi son jumeau n'aimait pas et surtout ne s'y intéressait pas ! 

Une fois, la leçon terminait avec soulagement pour son jumeau, elle le vit bondir sur sa chaise et le voir fuir la salle avec vitesse assez impressionnante. Oh ! Connaissant parfaitement bien son frère, Elizabeth savait d'avance que cela ne présageait rien de bon... Qu'avait-il encore à faire ? Qu'avait-il prévu de faire ? Tout cela n'annonçait rien de bon ! Bon, tant pis pour la balade dans les jardins, comme elle avait l'habitude de faire... La petite Lockarth allait suivre son frère pour savoir ce qu'il mijotait, tant pis si on la chercherait. De toute manière, le Seigneur Akané et Valézy avaient bien prévenu qu'ils avaient des choses à faire avant de la rencontrer donc... La priorité du moment était de savoir ce que son jumeau tramait, ainsi elle n'aurait pas de mauvaise surprise de se demander quoi faire quand les amis de son frère utilisait des anecdotes qu'elle ne connaissait pas. Qu'est-ce que ça la frustrait en plus de cela !! 

La petite demoiselle salua le précepteur, rangea les affaires à leur place puis en prenant son livre et celui de Gideon, elle se mit à le suivre.Une fois à une distance suffisante pour les entendre, elle resta en retrait tout en écoutant la grande tirade de son jumeau et elle ne put que rire discrètement. Elle ne l'avouerait jamais mais bien qu'elle feigne devant lui, être agacée de son blablatage continu, Elizabeth adorait écouter son frère retourner le cerveau de ses amis. D'autant plus qu'elle ne les appréciait pas énormément, du coup, elle n'avait aucun scrupule à le laisser faire subir aux autres. 

« Bonjour Duc Alqué ! Bonjour Sir Ekar ! » 

Pardon ? La Lockarth fronça des sourcils... Que faisait-il là ? Elle était persuadée qu'il avait d'autres choses à faire, non ? Comment se faisait-il que... ? Bon, elle avouait qu'elle n'était pas prête mais ce n'était rien, elle ferait face en fonction de la direction que celui-ci prenait. S'il continuait sa route vers elle, elle sourirait et dirait tout simplement qu'elle était simplement venue rendre le livre à son frère et non pas qu'elle l'espionnait. Loin d'elle cette idée saugrenue, enfin ! Surtout de la part d'une lady comme elle. Mais les choses ne se passèrent pas vraiment de manière... normale. Et elle aurait du s'y attendre. Gideon était jamais associé à cela mais plutôt à l'originalité ! D'une manière incroyable et tout à fait théâtrale, il fit en sorte d'intégrer le Seigneur et son valet (ou celui de Valézy, elle ne savait plus) dans sa tirade contre ses amis. 

Elizabeth rit doucement. Son frère était épatant... Puis ses yeux se mirent à briller à l'entente de cela : 

"Trois assortiments de choux et chouquettes de chez « au goût du roi » feront parfaitement l’affaire ! " 

C'était donc ainsi que le bougre arrivait à avoir ses belles pâtisseries ?! Et en plus de cela, il les planquait pour les manger tout seul ! Oh ! L'égoïste ! Il pouvait songer à lui laisser un petit bout, quel radin !! Elle ferait comme lui la prochaine fois tiens ! Qu'il aille chercher dans son estomac les gâteaux au citron qu'elle avait demandé de faire parvenir, pour eux ! 

« Pardonnez-nous Duc Alqué, Sir Ekar, il n’est pas méchant juste un peu… » 

Con et chiant ! Elizabeth riait de la situation et elle osa même jetait un petit regard pour voir la tête du Duc. Pour une personne froide, elle se demandait si comme tous les membres de la cour, il s'amuserait de la situation. Même tonton Ewald souriait quand ils faisaient leur show, alors c'était quasi obligé que le duc rit ! (HJ/ Personne n'égale son tonton Ewald Cool ). Et effectivement, un sourire amusé se dessinait au coin de ses lèvres. A voir s'il le garderait quand elle allait apparaître tiens ! La Lady décida donc d'apparaître et sourit amusée, tout en montant les yeux au plafond. 

« Ce brouhaha ne pouvait donc venir que de mon frère, évidemment ! » 

Elle se tourne vers le duc et son vassal (elle ne savait toujours pas déterminer mais vu qu'il était avec sir Akané, elle en conclut qu'il était celui d'Akané). 

« Bonjour Duc Akané ! » elle fit une légère courbette et avec un sourire, posa son regard sur le second homme légèrement en retrait. « Bonjour à vous aussi, Sir Ekar »

Elizabeth reporta son regard sur son frère et le petit noble, avec lequel il se chamaillait. Elle vit d'ailleurs le regard brillant de son frère et elle soutint son regard, disant clairement : Alors Gideon, que vas-tu nous faire à présent ? Puis, elle reporta son sourire malicieux à Akané :

« J'imagine que vos journées doivent être bien chargées... » 

Dans sa tête la petite blondinette songea que laisser une demoiselle en plan pendant un mois, c'était pas classe du tout pour un gentleman ! >_<

« Mais, j'espère que vous appréciez la vie à la cour ? » elle regarda les livres dans ses bras et déclara, presque perdue dans ses pensées : « Au début, ça nous paraît difficile de maintenir le rythme, puis ensuite s'installe une routine qui nous lasse... Et vint alors le déclic, où on décide de perturber cette routine mais en vint alors des moments agréables et d'autres moins... » 

Elle sourit malicieusement et regarda le seigneur Akané. Il était looin d'être idiot, il comprendrait où elle voulait en venir. Enfin, ça serait le cas uniquement si Sir Valézy aurait transmis son message. Cela lui permettait d'être au clair sur ce qu'il savait et notamment commencer à réfléchir à la suite des opérations. Cela faisait un mois qu'elle attendait de pouvoir s'amuser un peu... 

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Ekar
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Sam 8 Oct - 20:58


Les deux hommes se tournèrent vers la nouvelle venue. Akané garda son sourire et répondit en se penchant à son tour.
« Bonjour Comtesse Elisabeth. »
Ekar reconnut la jeune fille tout de suite. La jumelle du comte ! Elle lui ressemblait tellement ! C'était évident ! Il lui sourit, enchanté de la rencontrer, et se pencha profondément.
«  Bonjour Comtesse... »
Ha ! Quel était son nom déjà !
« Lockarth. » murmura Akané entre ses dents.

« … Lockarth ! »
Il rit pour couvrir sa confusion. Heureusement, la jeune demoiselle semblait plus intéressée par ce que faisait son frère et se tourna vers à nouveau vers le duc.

« J'imagine que vos journées doivent être bien chargées… Mais, j'espère que vous appréciez la vie à la cour ? » Elle regarda les livres dans ses bras et déclara, la voix lointaine : « Au début, ça nous paraît difficile de maintenir le rythme, puis ensuite s'installe une routine qui nous lasse... Et vint alors le déclic, où on décide de perturber cette routine mais en vint alors des moments agréables et d'autres moins... »

Du point de vue d'Ekar cela donnait plutôt cela :
« J'imagine que vos journées doivent être bien chargées… Mais, j'espère que vous appréciez la vie à la cour ? Au début, ça nous paraît difficile de maintenir le skdfts, puis ensuite s'installe une sdkmgll qui nous lasse... Et ljff alors le clkfsfskd, où on décide de pgtkdhb cette sdkmgll mais en vint alors des moments agréables et d'autres moins... »
Il ne comprenait pas tous les mots et le sens de certaines phrases lui échappaient complètement !

Il observa Akané en écoutant la demoiselle. Celui-ci était attentif, comme à son habitude, et ne montrait guère ses sentiments. Cependant l'instinct d'Ekar lui disait qu'il se passait quelque chose entre ces deux-là. Il essaya de comprendre toutes les paroles d'Akané, ce qui n'était pas une mince affaire. [HJ : entre crochet, les mots qu'il ne comprend pas ^^]
« Je comprends bien que la vie de la cours soit parfois [monotone], et certaines personnes peuvent nous décevoir, d'autres nous surprendre. »
Il jeta un coup d'oeil à Gideon et son ami.
« Les études, les entraînements et la vie de famille peuvent parfois nous {accaparer de tel façon] qu'il impossible de souffler. Mais, une balade [ravie] les sens et j'espère bien avoir le temps de profiter des beaux jardins du roi ! »

Ekar fit la moue. Akané devait parler de leur entrevue avorté ! Haaa… Ils devaient encore trouver un moyen pour que le famille d'Akané laisse celui-ci respirer plus de quinze minutes ! C'était comme si les membres de sa famille se relayaient près de lui, comme on veille au chevet d'un malade ! Ils avaient du vivre un cauchemar, bien sûr, mais pour Akané aussi la situation avait été dure à supporter. Et se retrouver garder jour et nuit par une famille trop aimante l'était tout autant !
Le garçon n'arrivait pas trop à comprendre tout cela. Il n'avait aucune famille ! Mais, si Akané venait à disparaître soudain, il voudrait retourner ciel et terre pour le retrouver ! Il ne comprenait donc pas bien pourquoi Almara ne s'était pas embarqué par le premier navire pour Fontegür pour retrouver son très cher fils !

Le jeune orphelin en revint à ce qui se passait dans le couloir...
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Gideon
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Dim 16 Oct - 23:00

Hj- On va commencer par ça, je vois avec Eli si j'avance un peu ou pas!


« Ce brouhaha ne pouvait donc venir que de mon frère, évidemment ! »
Gideon senti son corps se tendre : son radar Elizabetin était-il en panne ? Comment n’avait-il pas pu sentir la présence de sa moitiée ? Bien que toujours dans le jeu, le comte se contorsionna afin de vérifier ses oreilles. Il ne leur fallu qu’une seconde. Une petite seconde pour que leurs regards se croisent et que Gideon entende l’appel implicite.
Parfois, sa reine Elizabeth le mettait au défi. C’était rare et il avait toujours un peu de mal à comprendre ce qui déclenchait ces mises à l’épreuve, mais il avait toujours l’impression qu’il ne serait plus un homme à ces yeux si il ne répondait à ces sommations informulées.

Deux petits coups sur le bras à sir Gabriel et Gideon était libre. Il leur fit signe qu’il se diriger vers sa sœur et à son grand étonnement aucun ne voulait revenir vers ceux qu’ils venaient de quitter. Gabriel avait encore les joues rouges de s’être ainsi excité. D’un hochement de tête le petit groupe se sépara et le comte revint en trottinant vers ses anciens complices. Le duc et la comtesse était en pleine discussion… enfin aux yeux de Gideon cela prenait des airs de négociation plutôt que de mondanités mais bon, Eli savait toujours ce qu’elle faisait !
Le petit comte avait quand même envie de lui demander ce qu’elle tramait dans les parages… lui dissimulait-elle de lourds secrets qu’elle refusait de partager ? Enfer et Damnation ! Ainsi le malheur s’abattrait sur la famille ! Toujours prêt à jouer le pitre, Gideon s’apprêtait à encore amuser la galerie lorsqu’il arriva suffisamment près pour capter des brides de conversations… Bon, ok, même lui devait faire preuve d’un peu de bonne manière de temps en temps et interrompre une discussion à double-sens n’était digne de son nom !
Désormais proche du groupe le petit blondinet capta le regard d’Ekar. Il lui sourit et pencha légèrement sa tête sur le côté. Ekar était très…. Discret, enfin si on mettait toutes ses couleurs en gris, il était très discret et la preuve était bien qu’il n’avait quasiment pas décroché un mot depuis le début (enfin pas du tout à part, son salut). Aux yeux de Gideon il s’agissait d’un personnage, un tantinet mystérieux. Il n’osait plus vraiment l’aborder si ce n’était pour le saluer, mais il ne pouvait s’empêcher de le regarder avec une certaine curiosité comme si d’un seul coup, toutes les questions allaient répondre d’elle-même juste en posant son regard sur lui.
De son petit sourire gaie (HJ-pas gay bande de casos !), le petit Lockarth alla tranquillement se poster près de sa sœur et la regarde avec un grand sourire aux lèvres en attendant qu’elle eut fini sa discussion. Alternativement ses yeux se posaient sur chacun des interlocuteurs et parfois même Ekar pour lui faire une mimique de « ceux-qui-sont-délaissés-de-la-conversation ».

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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Lun 24 Oct - 12:51

Elizabeth écoutait attentivement le duc pendant que son frère se libérait de l’emprise de Gabriel. Elle se demanda un instant de qui il parlait lorsqu’il disait certaines personnes le décevait et d’autres le surprenait. Elle était bien curieuse de savoir dans quelle catégorie, elle faisait partie…. En effet, il n’y avait rien de plus humiliant que de se faire insulter d’ennuyante et de lassante ! Surtout pour Lady Lockarth ! La chérie du Conseiller de Roi ! Elle devait faire honneur au nom de son père et à la famille … (réflexion sur le nom complet du Conseiller…) de tonton (plus simple) ! 


« Mais, une balade ravie les sens et j'espère bien avoir le temps de profiter des beaux jardins du roi ! »

Bien ! Le Seigneur Valézy avait bien explicité son entretien avec elle lors de leur arriver à la cours d’Ekiard. C’était une fort bonne nouvelle de savoir qu’il était d’accord pour cet entretien. Et c’était surtout rassurant pour l’égo de la jeune blonde de savoir qu’elle ne s’était pas prise un gros vent surtout. Après près d’un mois d’attente, elle en venait à se demander s’ils ne se disaient pas qu’ils n’accorderaient aucune importance au propos d’une petite minette de son âge. Et pour Elizabeth, il n’y avait rien de plus rageant que de sous-estimer ses capacités car elle était jeune !

« Ce serait un plaisir de vous accompagner et de vous faire découvrir ces lieux, duc Akané. »

Elle écrasa discrètement le pied de son frère afin qu'il se taise quand elle le vit ouvrir la bouche. Elizabeth savait très bien que Gideon allait lui faire une scène de jalousie car ça faisait très longtemps qu’ils n’avaient pas fait une balade ensemble dans les jardins. (La vérité étant que celui-ci le lui demandait systématiquement lorsqu'elle n'était pas disponible et inversement…). Elle lui lança un regard, avec un joli sourire et des yeux prometteurs, pour lui faire une promesse implicite. 

Au vu de l’entretien silencieux entre les deux jumeaux, le duc et son valet Ekar devaient surement se demander ce qu’ils se passaient entre eux deux. Ce fut pourquoi, elle tendit son livre vers son frère :

« Je suis venue t’apporter ton livre que tu as oublié en cours d’histoire. »

Elle se tourna vers Ekar et lui sourit. 

« Je suppose que vous êtes timides car la langue d’Ekiard doit être difficile pour vous. Mon frère est assez timide quand il s’y met mais il apprécie beaucoup votre compagnie, Sir Ekar. »

La Lockarth sourit à son jumeau et au duc Akané.

« Avec votre permission, évidemment, Gideon aimerait pouvoir passer du temps avec celui-ci. Il pourrait lui donner quelques cours pour comprendre un peu le système de la cour et de la noblesse. » 

Qui disait qu’elle était en train de magouiller ? Vous avez l’esprit tordu !! Elle proposait juste un service au duc Akané qui devait être débordé et Valézy, à chercher des cœurs à prendre. Du coup, le pauvre Ekar devait se sentir bien seul. Comment ça une manière d’avoir Ekar de son côté ? Que nenni ! Juste un petit challenge à son frangin !

« Qu’en dites-vous ? »

HJ / C’est une vraie chieuse, navrée les filles… u_u

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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Mer 26 Oct - 23:53

[HJ= en crochet, toujours les choses que ne comprends pas Ekar^^]


« Ce serait un plaisir de vous accompagner et de vous faire découvrir ces lieux, duc Akané. »


Ekar ouvrit de grands yeux. Akané souriait sincèrement. Décidément ! Quelle surprise ! Plusieurs sourires sincère en moins d'une heure !

« Je l'ai re-découvrirai avec plaisir, Ma Demoiselle Elisabeth… Et en meilleure bonne compagnie qu'autrefois. » ajouta-t-il.

Ekar s'étonna un moment puis il comprit. Il avait du les visiter étant plus jeune ! A l'époque où il vivait au château. Ekar aurait bien voulu le rencontrer à ce moment, pour voir quel garçon il était. Miyazé disait qu'il était gaie et joyeux comme un pinson à cette époque. C'était très difficile à croire, lui qui était si renfermé maintenant !
Il retint un soupire. Peut-être qu'il n'aurait pas été ami alors. Ekar croisa le regard de Gideon qui lui souriait d'un drôle d'air. Sans trop savoir pourquoi, une douce chaleur se diffusa dans son ventre. Il sourit soudain, content d'être simplement là à regarder ce petit homme aux yeux bleus et à la crinière de rêve…
Le jeune homme ne râta rien de l'échange silencieux entre les jumeaux alors qu'il admirait son beau… étalon ? Non… ha… mais si. Il était beau ce jeune noble ! A croquer ! Coucher avec lui serait un pur plaisir.^^

Elisabeth tendit un de ses livres à son frère en disant :

« Je suis venue t’apporter ton livre que tu as oublié en cours d’histoire. »

Elle se tourna vers lui et sourit.

« Je suppose que vous êtes timides car la langue d’Ekiard doit être difficile pour vous. Mon frère est assez timide [quand il s’y met] mais il apprécie beaucoup votre compagnie, Sir Ekar. »

Ekar se pencha légèrement pour la remercier de ce compliment, même s'il n'avait pas souvenir que Also (le faux Ekar) soit aussi proche de Gideon pour que celui-ci "l'apprécie". D'ailleurs, il n'avait perçu aucun signe lui disant qu'il serait intéressé par les hommes.

QUOI ????? QUE PROPOSAIT-ELLE ?

« Avec votre permission, évidemment, Gideon aimerait pouvoir passer du temps avec [celui-ci]. Il pourrait lui donner quelques cours pour comprendre un peu le [système] de la cour et de la noblesse… Qu'en dites-vous ?»

Des cours ? Pourquoi ? Pour qui ?

Akané plissa légèrement les yeux.

« Voici une proposition très généreuse, Lady Elisabeth. »

Il s'arrêta un instant, juste quelques secondes.

« Néanmoins, il est vrai qu'ayant le même âge, Monsieur votre frère et Ekar pourraient bien s'entendre. »

Akané écartait l'idée de cours; Ekar en avait reçu mais manquait de pratique. Le jeune duc jugeait qu'il manquait surtout de pratique en fait. Il se tourna vers Gideon.

« Messire Gideon, si vous souhaitez faire plus ample connaissance avec Ekar, je n'y vois aucun inconvénient. Il est jeune et je m'inquiète de ne le voir avec aucun ami de son âge. Ce serait un réconfort de le savoir en votre compagnie. »

Akané jeta un coup d'œil entendu à Ekar qui baissa immédiatement les yeux, ce qui pouvait passé pour un acte de respect ou de timidité. Akané lui faisait un signe avec ses longs doigts habitué à manier des lames : un code de voleur, qui voulait dire « Fais attention ». Attention à quoi ? À ses paroles ? Aux Lokarths ? Au deux en même temps ? Haaa… la vie de la cours était compliquée !

Il décida de garder ses distances tant qu'ils ne connaîtraient pas vraiment leurs intentions. Il se pencha en avant tout en répondant à Akané d'un autre code : « Ok »

« Je serai honoré de pouvoir vous fréquenter, Messire Lockarth. »

Il s'engageait peut-être sur un terrain glissant.

Les choses étaient si formelle ! L'étaient-elles toujours autant ?


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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Mar 1 Nov - 22:53

HJ-T'inquiète Eli est une petittes peste comme on les aime! ^^

Étonnement.
Souffrance.
Trahison.
Jalousie.
Surprise.
Apaisement.
Grâce.
… Le voilà revenu dans la conversation depuis vingt seconde et Gideon était déjà fatigué par toutes les émotions qui venaient de s’enchaîner. Décidément il n’y avait qu’Elizabeth qui pouvait lui faire ressentir tout ceci en un si court instant. En bon Lockarth, il tenta de conserver un visage aussi impénétrable que possible : qui pour Gideon se constituait d’un sourire brillant.
Il tendit ses mains pour récupérer son livre, évitant de froncer les sourcils : si il pouvait abandonner cette chose quelque part dans un endroit sombre où personne ne le retrouverai… aaah oncle Ewald le retrouverait et en prime il se ferait engueuler et mépriser par sa sœur ! Que la vie d’un petit étudiant, noble pupille du deuxième homme le plus puissant du royaume, était dure !


Des années de pratique et d’osmose permirent à Gideon de réagir rapidement aux propos d’Elizabeth. Elle l’avait déjà qualifié de bien d’adjectifs mais encore jamais de timide ! Gideon vint coller son livre sur son nez afin de dissimuler une partie de son visage, et faire croire que sa sœur avait révélé un de ses secrets. Il ne savait pas encore trop à quoi cela rimait, mais elle avait une idée en tête non ? Autant jouer le jeu on verrait après.
En parlant de jeu, son numéro gagna en crédibilité lorsqu’il en attendit la proposition de cette dernière. Sérieux ? Non ce n’était pas qu’il détestait Ekar hein, après ce gars était super aimable ! Non vraiment, super social, intarissable d’ailleurs, une véritable machine à parler la dernière fois qu’ils s’étaient vus ! Et puis un sens de l’humour ! Au top je vous dis !
Lol.
Gideon, les yeux grands de surprise regarda le duc donner sa réponse.

« Voici une proposition très généreuse, Lady Elisabeth. »

Pour être tout à fait honnête, une petite, toute petite, infime même, partie de lui avait peut-être un peu envie que l’idée foire. Non parce que être entre quatre murs avec un mec qui n’avait aucune envie d’être là et bien… c’était comme rajouter un cinquième mur.

« Messire Gideon, si vous souhaitez faire plus ample connaissance avec Ekar, je n'y vois aucun inconvénient. Il est jeune et je m'inquiète de ne le voir avec aucun ami de son âge. Ce serait un réconfort de le savoir en votre compagnie. »

… C’était flippant comme Elizabeth pouvait obtenir ce qu’elle voulait. Son frère lui avait toujours fait entièrement confiance en termes de stratégie. Certes, il la trouvait brillante dans ce domaine, mais à chaque fois elle l’épatait. Hmmmmm, peut-être qu’il aurait dût prendre la langue adulte en deuxième langue au lieu de Shaaï…. Tiens, du coup il devrait peut-être changer pour Fontegür histoire de comprendre un peu mieux son nouveau partenaire de jeu.
Ce fut donc avec un grand sourire que Gideon hocha la tête en serrant son bouquin contre lui. Un nouvel ami super ! Lorsqu’il posa son regard sur Ekar il vit ce dernier baisser les yeux… Il était vraiment timide ?
Parce que si Elizabeth était la stratège de la famille, Gideon était… l’assistant social. Il avait ce truc pour s’incruster dans un groupe et tisser des liens. Il était presque populaire… il ne lui manquait que les filles, non décidément il n’avait pas de succès de ce côté-là. Plus sérieusement, son côté borderline avec l’étiquette lui permettait une proximité que les autres nobles ne se permettaient pas.
Comme débarquer dans l’espace intime de quelqu’un sans prévenir.
Gideon s’avança vers près, très prêt d’Ekar. Il n’aimait pas trop la façon de celui-ci avait baissé la tête et prenait la nouvelle de leur amitié comme… un ordre. Ce n’était pas bon signe. Si il voulait avoir une chance de se rapprocher de lui, et ainsi servir sa sœur comme il le pouvait, il fallait au moins tenter une approche un peu moins orthodoxe. Plus petit qu’Ekar, en se rapprochant de lui plus que de raison il entra scandaleusement dans le champ de vision de ce dernier. D’un petit sourire, il posa une main sur son épaule et tapa deux fois.

« Au plaisir très cher. »

Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas vu Ekar et Gideon se surpris de sa propre réaction. Lui qui avait l’habitude de mettre les autres dans l’embarras voilà que son cœur eu un raté. Il ne souvenait plus exactement des traits de son interlocuteur, il ne l’avait pas vu depuis plus de deux mois, et jamais de près. Mais Ekar était un bel homme. Le comte ne put retenir un petit sourire puis il se retira vers Elizabeth ne hochant la tête une fois. Ah mince ! C’était quoi cette nouvelle envie d’aller se cacher au fond d’un trou ? Le seul qui lui inspirait autant de crainte c’était oncle Ewald !
Il se tourna vers Elizabeth et lâcha à sa plus grande surprise :
« Je dois me rendre dans nos quartiers ! Monsieur le duc Alqué je vous souhaite une bonne journée ! Et monsieur Ekar, désormais j’ai une bonne raison de vous apostropher dans les couloirs de notre château ! »
Avec un clin d’œil il partit, agita sa main gauche et calant son sur sa poitrine de sa main droite. Il faisait confiance à Elizabeth pour assurer la fin mais une fois rentrer : elle allait entendre parler de lui !


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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Mer 2 Nov - 23:07

Elizabeth vit le duc plisser les yeux avant de répondre. C’était mauvais signe ça ! Cela signifiait qu’il suspectait quelque chose. Bon, elle n’avait décidément pas d’autres choix que de sortir le visage qu’elle faisait pour prouver son innocence à tonton Ewald ! Le Conseiller se faisait presque avoir par son visage innocent ! Il était vrai que le grand homme n’avait jamais été dupe mais il hésitait !! Évidemment que c’était une généreuse proposition : elle offrait Gideon ! 

« Néanmoins, il est vrai qu'ayant le même âge, Monsieur votre frère et Ekar pourraient bien s'entendre. »

Et voilà c’était dans la poche ! Que c’était plaisant de voir les choses allant dans le sens qu’elle voulait. Bien ! Parfait même ! La jeune Lockarth ne pouvait espérer mieux ! C’était d’ailleurs pour cela que celle-ci sourit au dire du Duc qui se tourna vers Gideon. Elle en fit donc autant. Bon, connaissant Gideon, cette idée ne l’enchantait pas apparemment… Toutefois, quand elle vit son regard, une lueur brilla et un grand sourire fit place sur son doux visage. Ah ! Elle s’était méprise. Quel soulagement ! 

Bien qu’elle fût douée pour les trames de la cour, elle n’égalerait jamais son jumeau en termes de sociale. Il avait une facilité à aller vers les gens et à communiquer avec eux. De plus, celui qui dégotait le plus de ragots sur les gens de la cour, bien que cela le lui coutait de l’admettre, c’était Gideon ! Elizabeth jouait souvent le rôle de la méchante et son frère du gentil à qui on pouvait parler sans se cacher. Elle les piégeait et il recevait leurs fonds de commerce. Voici comment fonctionner leur duo et combien même elle lui répétait qu’il ne servait à rien, Elizabeth sans Gideon ne fonctionnerait surement jamais ! 

« Au plaisir très cher. »

Bien ! Il était temps pour elle de faire sa révérence et d’attendre la prochaine rencontre avec le duc Akané. Elizabeth regarda son jumeau revenir vers elle avec un hochement de tête un visage fermé… Oh ! Ça ne présageait rien de très bon tout cela…

« Je dois me rendre dans nos quartiers !(…) » 

Elizabeth haussa un sourcil. Quoi ? L’idée lui déplaisait à ce point ? Il n’avait pas compris l’ampleur de son magnifique plan ? La jumelle soupira d’avance. Ils allaient avoir une looooongue discussion où son frère lui critiquerait de le mettre dans des situations délicates et elle lui reprocherait de ne rien comprendre au jeu de la cour. Bon, elle n’avait plus le choix. Elle devrait préparer son plaidoyer sur le trajet jusqu'à leurs appartements. Mais avant cela, elle se tourna vers les deux hommes : 

« Je vais devoir vous abandonner à mon tour et me joindre à mon frère. » elle se composa un visage sérieux. « J’espère vous revoir, vous et Sir Valézy, très prochainement Duc Akané. » 

La jeune demoiselle finit ses propos par un formule de politesse, un petit sourire enjôleur et une courbette pour ensuite, suivre les pas de son « grand » frère.

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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Sam 5 Nov - 12:35


Ekar papillonna du regard en voyant Gideon dans son champs de vision. Que...

« Au plaisir très cher. »

Il émit un sourire involontaire. Amusé et surpris par son comportement. Gideon était si proche qu'il pouvait admirer son petit visage tout son saoul. Cette main sur son épaule lui fit un drôle d'effet. Et ces paroles étaient douces aux oreilles. Mais… le voilà qui repartait déjà en arrière, avec un sourire figé. Que lui arrivait-il soudain ?

« Je dois me rendre dans nos quartiers ! Monsieur le duc Alqué, je vous souhaite une bonne journée ! Et monsieur Ekar, désormais j’ai une bonne raison de vous [apostropher] dans les couloirs de notre château ! »

Eka regarda Gideon partir avec un petit sourire aux lèvres. Quel mouche l'avait piqué ?
La jeune Elisabeth prit à son tour congé et les deux hommes se retrouvèrent seul dans le couloir.
Akané prit la direction de ses appartements. Il lui expliqua certaines choses en chemin. La jeune Elisabeth cherchait à se rapprochait d'eux, peut-être pour n'obtenir que des informations sur leur passé, peut-être pour des raisons qui leur échappait encore. Ekar devrait tout de même faire attention au contact de Gideon tant qu'ils ne connaissaient pas leurs intentions ni s'ils pourraient représenter un danger.
Le jeune noble avait bien pesé le pour et le contre avant de s'engager : il pensait qu'ils pourraient eux aussi obtenir de précieuse informations sur les Lockarths. Il ne les avaient pas encore bien cerné. A en croire les adultes, ils n'étaient que de gentils petits garnements un peu trop originaux. Ce qui s'expliquait en grand partie par leur gémellité et aussi par leur caractère jovial. Mais si Akané avait retenu quelque chose de son enfance, c'est que ce que pensait les adultes et les enfants d'un autre enfant n'avait souvent rien à voir. L'adorable petit fille pouvait avoir la réputation d'une peste, et la peste n'être que la victime d'un harcèlement qui essaie de se défendre face à des agresseurs de son âge. Et puis, pourquoi Valézy se méfierait-il d'Elisabeth si elle était l'adorable jeune femme qu'elle prétendait être ?

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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Sam 5 Nov - 13:09

[HJ= Double post ! !]

26 Eripo 1552



Le jeune homme était allongé dans son bain. Les pieds en éventail sur un coussin détrempé. Ses bras étaient abandonné sur les rebords lisses. Tandis qu'une jeune servante ajoutait de l'eau chaude dans sa baignoire en marbre ! Elle gardait les yeux baissés, n'osant pas regarder entre les pétales qui couraient à la surface de l'eau. Il lui sourit pour la remercier, en la regardant avec douceur et charme. La jeune fille, à peine plus âgé que lui, rougit en croisant son regard. Ses yeux verts émeraudes se détournèrent un instant, vers l'endroit qu'elle s'était interdit de regarder. Il pouffa tout en la regardant se décomposer et disparaître par la porte.

Une fois celle-ci refermée, il perdit son sourire. Jouer le jeu du jeune jouvenceau écervelé ne lui allait guère. Tout comme Also avait du se plier à son rôle, lui devait continuer sur la même longueur d'onde que ce dernier. Et Also, loin d'aimer les hommes, n'avaient eu ni ses yeux ni sa langue dans sa poche. Il avait contemplé les courbes des demoiselles, parfois sans retenu, et avait eu quelques fâcheux compliments à certaines jouvencelles de la cours. Sa réputation était faite !
Bien entendu, cela servait leur entreprise. Akané et Valézy lui en avaient suffisamment parlé pour le retenir ! Puisque l'homosexualité était plutôt tabou à la cour, il valait mieux qu'on le prenne pour un hétéro. Au moins, même si les hommes du même tempérament ne s'y tromperaient guère, les autre nobles le trouveraient parfaitement normal. Un roturier qui resterait indifférent devant de belles Dames aussi raffinés serait trèès étrange !

Ha… mais il avait l'impression de mentir et de tricher ! En leur faisant croire qu'elle l'attirait, Ekar ne manquerait pas de les décevoir en les repoussant ou en ne s'engageant jamais avec elle ! Et il ne supportait pas de rendre triste d'innocentes jeunes femmes qui se seraient mieux portées s'il n'avait pas joué au séducteur avec elle !
Avec le temps, il finirait sûrement par passer pour un goujat, ou un homme préférant les femmes de sa condition. Celle qu'on trouvait dans le centre ville d'Ekiard…


L'ex-voleur chassa toutes ces idées sombres et soupira d'aise en sentant tous les muscles de son corps détendus. Quand il sorti de la salle de bain, Akané et Valézy discutaient dans la chambre dans leur langue. Ils avaient pris l'habitude de le faire entre eux, et lorsqu'ils auraient des conversations confidentielles à mener, cela ne surprendrait personne de les voir s'entretenir ainsi seuls dans une chambre ou un salon.
- Tu en as mis du temps ! Lui reprocha Valézy.
- Ha… mais cet'baignoire est superbe ! Je regrette que not'salle de bain ne soit pas assez grande pour en avoir une !
Valézy sourit tout en secouant la tête.
- Ca t'a pas manqué tout'ces années, Val ? se moqua le garçon.
Son interlocuteur s'assombrit et se leva de son fauteuil.
- Tu es sur de ne pas vouloir venir ?
- Ha, non ! J'risque de vous embêter ! Et j'ai pas envie de faire une bourde !
- Alors, qu'est-ce que tu vas faire ? Lui demanda Akané de sa voix monocorde.
Ekar haussa les épaules.
- Me balader ! Vadrouiller à droite, à gauche pour plus me perdre ! Dès que je suis plus avec vous, je ne sais plus où les moutons sont gardés !

Akané acquiesça, compréhensif. Le château était grand et certains couloirs se ressemblaient. Les pièces communiquaient tous entre elles, si bien qu'il y avait une infinité de portes et d'accès à retenir. Il y avait même des pièces les unes après les autres !
Valézy se contenta de le regarder avant de suivre leur compagnon à l'extérieur de la chambre. Ils traversèrent tous trois le salon privé de Miyazé et longèrent le couloir jusqu'au rez-de-chaussée. Là, Ekar les accompagna jusqu'aux jardins avant de continuer seul à errer dans le château.
Il croisa de nombreux nobles, évitant de les déranger dans leur trajet, allant même parfois jusqu'à attendre derrière un trio à l'allure d'escargot ou à se faufiler entre deux fauteuils pour atteindre une autre porte. Il se retrouva quelques fois exactement où il voulait aller, mais le plus souvent, il s'étonnait de son lieu d'arrivé. *J'aurais jamais cru que la véranda se trouvait ici ! »
Ses pas finirent par le mener près de grandes salles d'où s'élevait des gammes ou des mélopées d'instruments divers. Il reconnut le piano et la clarinette. Le duc Miyazé en avait dans ses appartements et lui ou sa femme jouait du premier pour le plaisir ou pour ravir leurs invités.
Ekar s'attarda devant une porte ouverte et regarda quelques secondes un couple danser au rythme d'un instrument au rythme d'un de ces fameux piano à queue. L'homme était grand et élégant, les cheveux bruns soigneusement plaqués sur la tête. Sa partenaire était plutôt petite et sa grande robe violette volait derrière elle à chaque fois qu'elle tournait. Un homme plutôt âgé s'aperçut que le couple était espionné et vint fermer la porte non sans regarder Ekar d'un regard de reproche.
Ekar se confondit en excuse mais la porte se referma sur lui dans un claquement sec. Se pinçant les lèvres, il reprit sa visite et tomba nez à nez avec… Messire Gideon !

[HJ= Pour savoir où Akané et Valézy se rendent... C'est ICI ! ]


Dernière édition par Ekar le Ven 23 Déc - 21:45, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Mar 8 Nov - 15:38

Jusqu’ici la journée n’avait pas très bien commencé. Oh, le bain avait été parfait, le réveil de bonne heure lui avait permis de voir sa sœur avant que celle-ci ne vaque à ses occupations, donc idéal, et le petit déjeuner…Catastrophique. Non les œufs avaient été à la bonne température, la brioche toastée comme il l’aimait… le problème avait été le chocolat chaud. Lorsqu’il avait pris sa tasse, il avait senti une fêlure se produire au niveau de la jonction entre la tasse à proprement parlé et ce qui lui servait de manche à maintenir.
Et ça, c’était un mauvais signe.
Il le savait parce que Mandy, une de leurs domestiques extérieures attitrées, lui avait formellement retranscrit les signes du destin. La cousine de son arrière-grand-mère avait été prêtresse et avait transmis à toute la famille comment reconnaître un changement du cosmos… Jusqu’ici le petit compte n’avait pas prêté attention à ses histoire de bonnes femmes cependant là, face à cette fêlure naissante sur sa tasse de chocolat préférée, il sentait le message de l’univers. Aujourd’hui sa vie allait changer, il allait faire un choix qui l’impacterait à tout jamais… !!

Mais vaillant comme il l’avait toujours été, Gideon était sorti de chez lui ! Il vaincrait quiconque comploterait contre les Lockarth et les malheureux subiraient son courroux… Enfin si il en trouvait. Il n’y avait quasiment personne ce matin dans les couloirs. Incroyable. Bon et bien puisque son destin avait décidé de prendre des vacances ! Il pouvait tout aussi bien, lui aussi, prendre un peu de bon temps. Et rien ne pouvait plus apaiser les tracas de son âme qu’un chocolat chaud et des… non mieux valait oublier le chocolat pour aujourd’hui, si la tasse se cassait réellement, il serait tourmenter jusqu’à la fin des temps ! Se laissant guider par ses pieds, Gideon fut attiré par les sonorités musicales d’un piano. Une valse, et le voilà près de l’aile des salles de musique. Il devait y avoir un cours. Ah ! Jouer un peu de harpe lui ferai sans doute du bien !
Le petit comte, s’engouffrait dans le couloir lorsqu’il vit une tête rousse. Ah si ce n’était pas Ekar ! Mais qu’est-ce qu’il… Gideon pouffa en le voyant se confondre en excuse devant une porte sèchement fermée. Le jeune homme n’avait pas l’air fier. D’un sourire amusé, le blondinet salua Ekar en agitant sa main puis vint à sa rencontre.
« Bonjour Monsieur Ekar !! Dit-il en ricanant légèrement, il vous faudra plus d’entraînement si vous voulez espionner les côtés sombres d’Ekiard… Ici les portes sont parfois mieux garder que… »
Du coin de l’œil, Gideon vit une poignée bouger. Signe avant-coureur, que la porte allait s’ouvrir et il savait pertinemment ce qui allait se passer : on venait leur dire qu’ils faisaient trop de bruit. Stoppant sa phrase nette, le comte posa son index sur ses lèvres afin d’intimer le silence à son nouvel ami imposé, puis lui fit signe de le suivre. Ils empruntèrent deux petits couloirs avant de se retrouver dans une autre aile du château… tout aussi calme.
À cette heure, c’était ce chemin qu’utilisait la plupart des domestique de chambre afin de changer l’eau du bain ou celle qui servirait à nettoyer le linge. D’un commun d’accord tacite, la plupart des « biens nés » ne prenait pas ce chemin parce que…
« Ah mon ami ! Vous auriez dû les voir ! Il paraît qu’il n’a plus rien à voir avec l’enfant joyeux et turbulent d’autre fois, à croire que je devrai penser à envoyer mon neveu dans un temple moi aussi ! »
… On entendait les discussions du petit jardin. Pas le grand le grand labyrinthe de roses rouges, non, un de ces petits coins qui au premier abord, vous paraisse tranquille et protégé de toutes oreilles mais non, celui-là donnait fourbement sur une fenêtre de cette allée. Gideon se tourna vers Ekar avec une petite grimace, ce n’était jamais agréable d’entendre parler de soi par les commères de la cours. Il saisit le bord de sa manche et l’agita dans une tentative pitoyable de lui remonter le morale.

HJ- Tu peux continuer de les faire cracher! Mais ne les fais pas quitter le couloir tout de suite s'il te plait!

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Ekar
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Mar 8 Nov - 19:10

[HJ= L'inspiration vient en... écrivant ! Je pense que ça va te plaire ! ^^]


Ekar sourit en voyant le jeune comte. Son cœur s'emballa, sa respiration devint courte comme après une course. Mettant tout cela sur le compte de la surprise, il fit quelques pas supplémentaires vers le jeune noble.

« Bonjour Monsieur Ekar !! dit-il en ricanant légèrement, il vous faudra plus d’entraînement si vous voulez espionner les côtés sombres d’Ekiard… Ici les portes sont parfois mieux garder que… »

Ekar mit un temps pour comprendre la phrase. Espionner ? Les côtés sombres d'Ekiard ? Et cette histoire de portes gardées ! Il n'eut pas le temps de rougir de sa confusion que déjà Gideon lui recommandait de le suivre, un doigt sur la bouche. Ses instincts de voleurs s'agitèrent. Il chercha des yeux un quelconque danger tout en marchant à pas de loup derrière le jeune Lockarth. Sur ses gardes. La seconde d'après, il ne vit que cette porte qui s'ouvrait et se détendit d'autant. Sans trop bien comprendre pourquoi Gideon accélérait le pas pour passer le coin du couloir, il le suivit. Ses yeux observèrent d'abord les couloirs qu'ils empruntaient puis, rapidement se portèrent sur les cheveux et les traits fins de Gideon. Sur sa démarche souple et rapide. Sur cette allure détendue et joyeuse qui le caractérisait. Souriant, le jeune homme ne prêta pas attention aux couloirs moins luxurieux où ils se trouvaient. Ce n'est qu'arrivé près de la fenêtre qu'il entendit la conversation provenant de l'extérieur.

« … qu’il n’a plus rien à voir avec l’enfant joyeux et turbulent d’autre fois, à croire que je devrai penser à envoyer mon neveu dans un temple moi aussi !
- Je le trouve bien trop sombre ! Si c'est pour voir mon fils ne plus sourire, je préfère encore... »


Ekar ne mit pas longtemps à comprendre de qui il parlait. Ce n'était pas la première fois qu'il entendait ce genre de conversations qui, miraculeusement, se tarissaient dès qu'on s'apercevait de sa présence. Ce pourrait-être intéressant d'écouter celle-ci jusqu'à la fin. Ces nobles se trouvaient au rez-de-chaussée ; ils ne devaient pas avoir conscience qu'une des fenêtres au-dessus d'eux était ouverte.
Le bras d'Ekar se trouva soudainement agité. L'ex-voleur reprit sa propriété d'un coup sec, fronçant les sourcils. Se rendant compte de ce qu'il avait fait, il se tourna vers Gideon tout en écoutant la suite de la conversation.
Il se pencha légèrement vers le noble pour s'excuser, la main sur le coeur, tout en écoutant la première voix.
« C'est vrai que ce serait fâcheux de me retrouver avec un neveu si ténébreux. Il me ferait presque (peur)… »

Ekar regarda le visage contrit de Gideon. Il se mit à sourire, tout en continuant à écouter.
« … son regard ? A vous glacer le sang ! continuait la première voix.
- Vous oubliez que son regard s'est peut-être assombri bien avant, dit la seconde voix. Il a du fuir une contrée en guerre et s'est retrouvé du jour au lendemain gueux ! Je me demande ! comment il a pu survivre à  tout cela !
- Cependant, dit une troisième voix masculine, il se bat admirablement bien. J'ai entendu dire qu'il avait battu Messire d'Aleville dans un combat amicale.
- Ha oui ! J'ai ouïe dire qu'ils s'est plusieurs fois battu avec des jeunes gens. Il est peut-être doué mais il a blessé Messire Johan à l'épaule. Ce ne sont que des entraînements, nous ne sommes pas sur un champs de bataille !
- C'est bien vrai ! déclara la seconde voix. J'ai entendu dire qu'il a failli embroché Messire Gilbert Delcourt !

L'homme se mit à rire.
- Vous exagérez Mes dames. Mais il vrai cependant qu'il n'est pas très orthodoxe. Messire d'Aleville est son aîné et un ami de sa famille de longues dates, le battre ainsi - même dans un combat amicale - ne se fait tout simplement pas !

Ekar fit la moue. Almara, le père d'Akané, avait eu une discussion à ce propos avec son fils: il devait ménager certains jeunes gens à la langue bien pendu mais à l'épée pas aussi agile, ou du moins, leur laissé le loisis de se défendre. Akané avait essayé de faire comprendre à son père qu'il n'agirait pas autrement et que ses adversaires savaient à quoi s'en tenir. Soit ils étaient capables de rivaliser avec lui, soit il ne l'était pas. Ce genre d'entraînement était pratiqué dans le "temple" et cela remettait non seulement les esprits en place mais permettait de savoir où on en était par rapport aux meilleurs.
Bien sûr, certains mauvais joueurs ne l'entendaient pas de cette oreille, et continuaient à se plaindre de l'attitude "orgueilleuse" d'Akané.

L'ex-voleur tourna à nouveau toute son attention vers Gideon.
« C'est très instructif d'écouter… aux fenêtres ! » dit-il en désignant celle-ci.
Il fit un instant la moue. Son comportement n'avait pas été très respectueux envers le comte Lockarth et celui-ci pourrait très bien le lui reprocher.
« Excusez-moi d'avoir retirer mon bras si brutalement. Vous m'avez surpris, mon seigneur. »
Il se rappela d'une autre chose et ajouta avec un petit sourire amusé :
« Et ne vous inquiétez pas pour ces mauvaises langues, j'ai entendu bien d'autres et de p'us vilaines. »


[HJ= Et oui, Ekar fait toujours des fautes de langage !][/b]


Dernière édition par Ekar le Sam 19 Nov - 15:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Mar 15 Nov - 4:21

On lui avait souvent reproché d’être trop familier. D’habitude, son attitude faisait plus rire qu’autre chose. Quand elle dérangeait, on se contentait de le lui faire poliment comprendre, après tout, il restait le pupille du conseiller et donc, un atout à se mettre dans la poche. Alors il devait bien l’avouer, Gideon ne s’était pas attendu à une réaction aussi vive et avait senti un pincement au cœur de son rejet. Comment le joli cœur roux pouvait-il lui montrer autant de résistance ? S’en était presque vexant ! Lui qui avait le même visage de sa sœur, la plus belle lady qu’il eut jamais existé au sein du royaume d’Ekiard… non au sein de tous les royaumes que l’humanité n’ai jamais porté ! Tsk !
« C'est vrai que ce serait fâcheux de me retrouver avec un neveu si ténébreux. Il me ferait presque (peur)… »
Alors ça, c’était peut-être vrai, mais ce n’était pas gentil de le dire tout haut ! Gideon fut cependant surpris de voir le sourire d’Ekar, la plupart des gens prenait très mal d’entendre ainsi les commérages sur leur proche mais pas Ekar. Il gardait un sourire optimiste auquel le comte ne pouvait s’empêcher de répondre.
« … son regard ? A vous glacer le sang ! »
Non là c’était exagéré quand même, d’accord le duc avait un regard dur… à vous faire froid dans le dos au pire mais sinon rien d’aussi extrême !
S’en suivit une série de petites plaintes que seuls les perdants sont capables de tenir. Gideon sourit de cette démonstration. Se plaindre ainsi d’un adversaire plus coriace que soi était une façon d’accentuer la différence de niveau entre les deux personnes : et de force, et de manière. Car jamais un gentleman ne devait ainsi s’apitoyer sur ses piètres performances, et encore en accuser son adversaire !
« C'est très instructif d'écouter… aux fenêtres ! »

Gideon pouffa, il retint de justesse un éclat de rire mais eu quand même besoin de poser sa main sur sa bouche afin d’en étouffer le début. Il entendit les excuses de l’homme de main et sourit, rassuré. Ainsi donc il n’avait été rebuté par sa proximité. C’était… bien, oui enfin, parce qu’ils allaient être amis non ? Donc mieux valait qu’Ekar ne soit pas dégoûter à l’idée d’être son ami c’était plus simple comme ça pas vrai ? Non pas qu’il tenait particulièrement à ce qu’ils s’entendent bien non plus !
« Et ne vous inquiétez pas pour ces mauvaises langues, j'ai entendu bien d'autres et de p'us vilaines. »

… Oh ? C’était quoi cette façon de parler ? Gideon devait l’avouer il le trouvait adorable ! Il n’y avait pas beaucoup d’étranger au sein du royaume, et oncle Ewald l’avait déjà sérieusement réprimandé à cause de son attitude. À chaque fois Gideon trouvait fascinant leur accent et leur faisait répéter deux ou trois fois ou les inciter à parler. Apparemment, c’était un comportement très moyen… dommage parce qu’Ekar était vraiment adorable ! Avec un peu de chance il parlerait plus qu’avant ! Hourra l’amitié forcée ! Gideon pourrait justifier son impolitesse sous le prétexte de vouloir faire connaissance !
« Ah ! Je ne devrais pas dire ceci mais il est vrai que si vous avez l’habitude des mauvaises langues vous vous porterez bien ici alors ! À la fin vous deviendrait même un expert en matière de réception de commentaires acides, de remarques déplacées, de rumeur désobligeante et peut-être même d’harcèlement si vous n’avez vraiment pas de chance ! »
Gideon afficha un léger rire comme si il s’agissait d’une blague. Après tout il n’avait pas complètement tort. Une petite séance de bizutage pour les domestiques des nouveaux arrivants n’avaient jamais été passé de mode… surtout quand ledit arrivant était d’un parti attrayant.
« A ce rythme-là, même sa fortune ne le sauvera pas du célibat ! Toutes les Lady s’accordent à dire qu’il est extrêmement difficile à aborder. Il effraie même les plus jeunes !
-Quand il n’est pas avec ses deux compagnons, c’est sa famille mais quand il est seul… Ah ! Une véritable tour impénétrable !
-Oui ! Un peu comme la petite Lockarth ! Sur ce domaines ces deux-là ont un point en commun !
-haha C’est vrai ! Elle a beau être mignonne, mais des fois elle est tout aussi…. »
Gideon ne réprima pas une grimace. Un sourire mauvais gagna son visage alors que sa vengeance prit forme dans son esprit. Le petit blond marmonna à son ami qu’il allait lui montrer comment mettre fin à une rumeur avant même qu’elle ne naisse, la tuer dans l’œuf. Il regarda les passants puis aperçu un visage familier parmi les domestiques. Gideon leva son bras pour faire signe et interpeller sa victime.
« Mandy ! Madame Mandy ! Quel bonheur de vous voir dès la matinée ! Je vous présente Ekar un ami. Ekar Mandy, Mandy Ekar. Ah mon dieu qu’avez-vous là, un bac à eau sale ? Que ça doit être lourd ! Attendez je vais vous aider ! »


Sous la surprise, la dénommée Mandy raffermit sa prise trop tard sur son bassin. Elle hésitait entre forcer le comte à lâcher son bassin ou faire preuve de politesse envers un noble. La question était cruciale pour elle, car dans les deux cas elle risquait de perdre son travail ! Du regard elle demanda de l’aide au dit Ekar ; il était nouveau lui ! était-il un noble lui aussi ? Ou plutôt comme elle ? Elle ne savait pas ce que voulait le comte et… qu’est-ce qu’il faisait ? Pourquoi est-ce qu’il se rapprocher de la fenêtre et ooohnonoonnononno OH PAR ILYSSA NON !
SLAAAAAAAASPH
Après avoir versé le contenue du bassin par la fenêtre, Gideon se plaqua contre le mur pour se cacher. Il regarda ses deux comparses avec de grands yeux ronds. Mordant sa lèvre inférieure, il écarquilla les yeux en attendant des cris de surpris suivant d’un fleuve d’injures. Apparemment en bas, ils avaient bien reçu son cadeau. Gideon agita sa main vers une direction avant de saisir le poignet d’Ekar pour être sûr de ne pas l’oublier en chemin puis se mit à courir. À la suite Mandy avait récupéré son bac et sprintait avec eux aussi vite qu’elle le pouvait. Le trio traversa le couloir avec une vitesse phénoménale sous les yeux déconcertés des autres domestiques et parcoururent encore une certaine distance au travers d’un dédale de couloir. Ce fut Gideon qui mit fin à la course, les poumons en feu et les jambes qui commençaient à lui faire défaut. Malgré son corps qui lui reprochait cet effort soudain, Gideon éclata de rire. Un rire franc qui lui serrait les abdos qu’il n’avait pas et lui faisait mal à la mâchoire.
« AHAHHAHAHAHHAHHAHHA ! Et voilà comment on règle pacifiquement un conflit avant même qu’il ne commence ! Super n’est-ce pas ! »


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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Mar 15 Nov - 23:30

[HJ : j'ai bien dis que je ne réussissais pas à écrire... mais rp, c'est pas pareil !]

Notre jeune bandit ne comprenait pas exactement toutes les paroles de Gideon. Il parlait beaucoup et trop vite. Un vrai moulin à parole ! Il avait été question de recevoir les commentaires malveillants  des gens de la cour – s'il avait bien compris. Et après… tout avait été Trèèss vite.

Après avoir écouté les trois compères un étage plus bas, Gideon sembla affecté par leurs paroles. Il murmura à son encontre quelque chose en rapport avec un œuf. Qu'est-ce qu'un œuf venait faire dans cette histoire ! Il n'eut pas le temps de demander des explications que Gideon avait déjà porté son dévolu sur quelque chose d'autres. Etonné que le jeune noble interpelle d'une manière si familière une domestique, il regarda la scène et la dénommé « Mandy ». Il salua la femme d'une trentaine d'années et écarquilla les yeux en voyant Gideon essayer de prendre son bac d'eau croupi. Mais, que faisait-il ? En voyant l'air affolé de la femme de chambre, il tendit les mains mais… s'arrêta là. S'il empêchait Gideon de faire ce qu'il voulait, celui-ci pourrait se vexer. Et s'il tirait trop fort en voulant lui prendre le bac, il pourrait arriver une… cata… strophe...

L'ex-voleur resta stupéfait. Que… IL n'avait pas fait CA ! Il cligna plusieurs fois des yeux, comme pour vérifier qu'il était bien réveillé. Les cris qui s'élevaient du rez-de-chaussée confirmaient ses craintes. Il regarde Gideon les yeux ronds. Mais ! Qu'avait-il fait ? Un noble comme lui n'aurait pas pu faire… quelque chose d'aussi… puéril ! Un sourire s'afficha sur son visage et grandit en voyant Gideon vouloir se cacher derrière le mur. Il l'imita, en s'empêchant de rire. Puis, il ne se fit pas prier deux fois pour déguerpir avant que quelqu'un les voit et les dénoncent !
Il raffermit son emprise sur la main du Lockarth, content d'avoir un contact physique avec lui. Ses mains étaient aussi douces et délicates qu'elles en avaient l'air ! Il suivit son jeune compagnon à travers les couloirs, vérifia à plusieurs reprises qu'ils n'étaient pas suivi, et n'eut pas le coeur d'arrêter leur course folle. C'était très amusant de faire quelque chose qui sorte de l'ordinaire et… « d'un peu fou » dans ce château où tout le monde semblait si sérieux. Et puis, courir faisait du bien.

Le noble garçon finit par avoir les pieds qui traînent et le souffle d'un coureur de marathon. Ekar reprenait son souffle aussi, mais d'une manière moins bruyantes et ses jambes étaient toujours solidement ancrée au sol. Surpris, il regarda Gideon rire aux éclats. Il était si naturel et si joyeux. C'était un bonheur de le fréquenter !
« AHAHHAHAHAHHAHHAHHA ! Et voilà comment on règle pacifiquement un conflit avant même qu’il ne commence ! Super n’est-ce pas ! »

L'ex-voleur s’esclaffa à son tour ; ne tenant plus. Mandy elle, fronça les sourcils et le fusilla du regard comme s'il avait lui même jeté le contenu de son bac par la fenêtre. Ekar ne put s'empêcher de rire encore plus.
« Je ne crois pas que ce soit de l'avis de tout le monde ! Ahahhahaha »
Il montra Mandy du pouce qui s'éloignait, et repensa aux trois compères trempés jusqu'aux os :
« Vous les avez rincé ! Ils prendront plus garde aux fenêtres ouvertes ! »

Il s'appuya sur les genoux, n'en pouvant plus de rire. Si la course ne l'avait pas éreinté, ce fou rire l'achevait. Une fois calmé, il jeta un coup d'oeil complice – et plus tendre qu'il n'aurait voulu – à Gideon.
« Je ne pensais pas m'amuser autant en compagnie d'un noble… (la formulation était peut-être maladroite, mais c'était fait…) Qu'avez-vous prévu maintenant ? Mettre de l'huile sur le siège de quelqu'un avant qu'y s'assoit ? Ou peut'êtes... vous venger d'une autre personne ? »
Il pouffa légèrement. Son ton avait été aussi léger que possible ; aucune once de méchanceté ou de provocation ne se dégageait de sa voix. Il était juste… Ekar. Léger et naturel.

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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Sam 19 Nov - 22:20

Gideon joignit ses deux mains sous le regarde furieux de Mandy. Moooh elle n’avait pas d’humour ? Au vu de son pas décidé Gideon devait en conclure que non, elle n’avait pas trouvé cela drôle… Peut-être qu’elle essayerait de négocier son transfert vers une autre famille, après tout elle n’était pas la domestique personnelle des Lockarths. Avec un peu de chance il pourrait demander quelqu’un de drôle à son oncle ! Ce fut le rire d’Ekar qui permit à Gideon de bien prendre ce départ.
L’homme de main était réellement plié de rire, et cette extase était contagieuse. Le comte ria plus qu’il ne l’avait prévu et ce fut un véritable instant de partage. Il finit par terre lui aussi, ses genoux ne l’ayant pas soutenu lorsqu’il s’était plié pour contenir son ventre sous les rires. Il sourit face au regard d’Ekar. Ceci lui faisait chaud au cœur. Il y avait… Allez savoir, mais il y avait quelque chose d’autre qu’ils semblaient pouvoir partager. Cet Ekar, qui riait avec lui, lui plaisait bien…
« « Je ne pensais pas m'amuser autant en compagnie d'un noble… (la formulation était peut-être maladroite, mais c'était fait…) Qu'avez-vous prévu maintenant ? Mettre de l'huile sur le siège de quelqu'un avant qu'y s'assoit ? Ou peut'êtes... vous venger d'une autre personne ? » »


…Celui qui disait ce qu’il pensait aussi. Gideon pouffa de rire avant de se reprendre.
« Vous êtes beaucoup trop honnête pour votre bien ! »


Il en rit mains comme s’il s’agissait de la meilleure blague qu’on lui ait dite. Voulant taper dans ses mains pour marquer son hilarité, il remarqua qu’ils ne s’étaient pas lâchés depuis le début de la course. Gideon leva leur main serrées l’une dans l’autre et l’agita devant Ekar comme s’il s’agissait d’une victoire.
« Et bien tant mieux si vous vous amusez car, il désigna leur mains : revanche pour le bras, je vous condamne à mon emprise ! »
Il rigola doucement, content de lui-même. Contrairement à sa dernière impression, il avait envie d’apprendre à connaître cet homme. Ekar lui semblait très différent de leur première rencontre. Cependant… Gideon étant assez éduqué pour connaître la fine frontière entre familiarité et grossièreté, il ne se voyait pas lui avouer sa première impression.
Se penchant vers Ekar, le petit adolescent plissa des yeux pour simuler une suspicion mais son large sourire trahissait une humeur joueuse.
« Hmmm vous me prenez-vous pour un personnage aussi vil sir Ekar ? Ah me voilà blessé dans mon honneur ! Il posa sa main libre sur son torse pour marquer une courte pause, puis regardant à droite et à gauche pour vérifier qu’il n’y avait personne il vient murmurer près d’Ekar : en tout cas je ne l’ai jamais fait avec de la colle. »
Il finit avec un clin d’œil. C’était un petit secret partagé, que Gideon scella en posant son index sur ses lèvres pour inciter le silence. Puis de bonne humeur, il fixa Ekar avec curiosité et un certain intérêt.
« Et vous ? Avant que je ne vous embarque dans notre aventure, où vous dirigiez vous ainsi ? »

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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Lun 21 Nov - 18:42

[HJ: dialogue fait avec Gideon]

Ekar cessa un peu de rire. Akané lui disait souvent de réfléchir dix secondes avant de parler : dire ce que l'on pensait ou répondre trop honnêtement aux questions pouvaient se retourner contre vous. Surtout à la cour ! Ekar avait un peu lâcher la main de Gideon pour lui laisser le loisir de rompre le contact.
« Et bien tant mieux si vous vous amusez car... » Le comte désigna leur mains : « Revanche pour le bras, je vous condamne à mon emprise ! »

Ekar rit. Cela ne le dérangeait absolument pas, bien au contraire. Gideon se pencha sur lui, avec son grand sourire à faire chavirer un coeur, et fit semblant de s'emporter :
« Hmmm vous me prenez-vous pour un [personnage] aussi vil sir Ekar ? Ah me voilà blessé dans mon honneur ! »
Il posa la main sur le cœur et marqua une pause. Ekar mit ces quelques secondes à profit pour comprendre ses paroles. Un personnage ? Parlait-il de lui-même ? Non, il était loin d'être vil !Comment aurait-il pu être méchant ? La remarque suivante le fit à nouveau rire.
« En tout cas je ne l’ai jamais fait avec de l'huile. »
Il lui fit un clin d'œil. Ekar avait du mal à le croire mais... pourquoi dire qu'il avait déjà fait de telles bêtises si c'était faux ? La curiosité le dévorait. Quelles genres de farces le comte avait-il pu inventer dans ce château magnifique ? Mais le comte changea subitement de sujet.

« Et vous ? Avant que je ne vous embarque dans notre aventure, où vous dirigiez vous ainsi ?
- Moi ? S'étonna Ekar de son fort accent. Je visitais. J'ai du mal à pas me perdre dans ce grand château. Je ne sais même pas où nous trouvons ! »

Gideon hocha la tête et le regarda avec un petit sourire malicieux.
« Là, nous sommes juste au-dessus du garde manger. » Il montra un escalier qui amenait à la pièce tant convoitée et solidement gardée.
Ekar haussa un sourcil et se mordit la lèvre. Il hésitait à lui dire qu'il n'avait pas compris. Certains nobles n’aimaient pas qu’on les fasse répéter ou ne supportait pas de devoir expliquer « des mots si simples que même un âne les connaissait ». Voilà comment l’avait accueillit le comte de Lethaux lorsqu’il lui avait demander de parler moins vite et en des termes plus simples pour son jeune esprit. Nerveux à l'idée qu’une telle scène recommence, Ekar se mit à caresser la main du Lockarth – sans s'en rendre compte.
« Ha... Je... Veuillez m'excuser mais.... Je n'ai pas bien compris. Au-dessus de quoi sommes-nous ? Un... garde manger ? »

Gideon sourit bêtement et rougit légèrement. Il s'efforça à parler plus lentement :
« Hmmm oui, c'est là où on stocke la nourriture préservable. »
Ekar se pinça les lèvres. Il ignorait comment le jeune comte accueillerait ses questions de vocabulaire :
« Réservables? Qu'est ce que ca veut dire, messire Lockarth ? »
Gideon fit la moue et sembla réfléchir :
« Je dirai… hmmm… PREservable, euhhh… qu'on.... pourrait garder longtemps? »
Il regarda Ekar avec une grimace. Celui-ci ne savait pas bien comment l’interpréter. Réfléchissait -il à sa définition ou y avait-il autre chose… Ekar se rendit compte de ce que faisait son pouce ! Il lâcha la main de Gideon. Il aurait bien voulu se répandre en excuses immédiatement. Mais, faire une telle chose aurait été mal vu. Il aurait signifié qu’il avait faire quelque chose de répréhensible alors qu’il n'avait agi que par nervosité. Il se mordit sauvagement la lèvre avant de poursuivre :
"Heu... Pourquoi voudrez-vous aller dans un endroit pareil ?"
Gideon offrit à Ekar un sourire malicieux. Qui ne présageait rien de bon. Voulait-il voler de la nourriture ?
" Hé bien, pour vous, il n'y a qu'une manière de le savoir !"
Il lui tendit la main. Ekar écarquilla les yeux, et avec un sourire, lui prit. La seconde suivante, il se trouvait à nouveau entraîné à la suite du comte. Souriant, il vit l’escalier étroit se rapprocher dangereusement. Ils le descendirent en silence et se retrouvèrent dans un couloir sombre, éclairé que par quelques lucarnes.

Un garde en faction, à moitié assoupi, se tenait devant une porte. De l’endroit où ils étaient, il ne voyait que la botte du second qui dépassait du chambranle. Ekar espérait seulement qu’il dorme aussi. Il n’y avait qu’une seule façon de le savoir... Il fit signe à Gideon de rester à sa place et avança dans le couloir. S’accroupissant, il prit quelques piécettes dans sa poche et en lança une dans l’ouverture. Si les gardes se relevaient tous les deux, ils n’auraient plus qu'à courir par où ils étaient venu. Sinon, il n’aurait plus qu'à passer.
Aucune réaction. Ekar lança une seconde pièce, puis une troisième. Les pièces cliquetèrent sur le carrelage ou roulèrent avant de s'arrêter où elles étaient. Le garde du fond releva un instant la tête mais ne réagit pas. L’autre ne sembla pas bouger. L’ex-bandit sourit en se tournant vers Gideon et se redressa.

« La voix est libre. » chuchota-t-il.


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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Ven 16 Déc - 20:41

Hj Et voilà! De quoi célébrait la fin des concours! Je mets en retard pour répondre donc j'espère que ça te plaira ;p


Gideont dû retenir un sourire. Il ne savait pas comment pourrait le prendre Ekar, mais il le trouvait trop mignon à hésiter ainsi. Un homme aime rarement qu’on l’associe à l’adjectif mignon et le comte doutait que ce fut différent pour Ekar. Voyant que son ami avait un peu de mal à comprendre et il s’apprêta à élucider le mystère lorsqu’il senti que le pouce d’Ekar se mit à caresser le dos de sa main. Le moment même où Gideon s’en rendit compte il rougit fortement. Aaaaaaah ? C’était marrant ça ?!? Enfin plutôt, ce n’était pas dans ses habitudes, mais il n’avait pas souvent côtoyer des gens issus du même milieu qu’Ekar. Par contre, il avait entendu que ces derniers étaient très tactiles… ce que détestaient les nobles en générale. À part des accolades et quelques échanges sportifs, Gideon n’avaient jamais vraiment de contact physique avec ses amis alors… Peut-être que c’était juste une question de culture non ? Il aurait l’ait stupide de lui demander pourquoi Ekar lui caresser la main non ? Enfin même si il ne la caressait pas vraiment, on voyait bien que le pauvre était en pleine réflexion, oui c’était sans doute un réflexe enfin, encore à une fille il aurait pu comprendre ! Quoique vu qu’ils étaient deux mecs peut-être que lui, Gideon, ne devrait pas se poser autant de question ! D’ailleurs il n’aurait même pas dû réagir ! Mais n’importe qui aurait trouvé ça bizarre non ? Enfin n’importe qui aurait été surpris, ce n’est pas parce qu’il ressembler à une fille qu’il régissait comme une fille…. Même Elizabeth aurait été surprise ! Enfin non ce n’était le bon exemple du coup !

Le cerveau de Gideon commençait à chauffer de sa réflexion intérieure. Le petit blond ne savait plus trop quoi penser. Quelque chose lui disait que sa réaction n’était pas plus normale que celle d’Ekar mais vu qu’il n’avait aucune référence il ne pouvait pas vraiment se fier à son instinct.
…. AAAAAAAH si son cœur pouvait arrêter de s’emballer pour rien ça améliorerait la situation déjà !
« Ha... Je... Veuillez m'excuser mais.... Je n'ai pas bien compris. Au-dessus de quoi sommes-nous ? Un... garde manger ? »


La question d’Ekar aida Gideon à recentrer ses pensées et il put lui répondre avec un semblant de composition. Il n’avait pas un de ses sourires stupides hein ? Gideon réfléchit sur la définition exacte de « préserver de la nourriture », il y avait des mots, comme ça, qu’on ne se voyait pas expliquer un jour et encore moins à quelqu’un qui ne connaissait pas toutes les subtilités de la langue. Vu que l’idée n’était pas d’embrouiller son ami, inutile de donner une définition avec un nom encore plus compliqué dedans donc quelque chose de simple….Gideon livra la réponse qu’il jugeait la plus adéquate.
D’un seul coup sa main se retrouva libre, et encore une fois, un léger sentiment de rejet vint lui pincer le cœur. Ceci, ainsi qu’une légère sensation de… déception ? Bien laissant cette idée derrière un coin de sa petite tête, le comte se concentra sur ce qui était le plus important à ses yeux après sa sœur : la bouffe. Puisqu’ils étaient jusqu’ici, autant enfin braver les limites et braquer le seul endroit qui avait su résister aux Lockarths…. Le garde-manger !
"Heu... Pourquoi voudrez-vous aller dans un endroit pareil ?"

Hors mis le challenge ? Quelle question ! On parlait du garde-manger du palais de la capitale ! L’endroit où se cuisinaient les mets les plus fins du royaume ! Forcément ils trouveraient de quoi satisfaire leurs palets !
Cela manquait certes d’honnêteté mais Gideon senti une seule une réponse sibylline scellerait le destin d’Ekar au sien dans cette aventure. Aussi, il fut convaincu de la justesse de son choix en voyant les capacités furtives de son acolyte. Clairement, il n’aurait pas su faire mieux.

Avec des pas de chats, Gideon se dirigea vers la porte. Puisqu’il l’embarquait dans l’aventure, c’était à lui d’ouvrir la porte… Et puis comme si on les surprenait personne ne pourrait mettre toute la responsabilité de leur actes sur les épaules d’Ekar juste parce qu’il était de basse extraction. N’ayant pas reçu de formation dans le forçage de serrure (et ça c’était vraiment une lacune à combler), Gideon avait dû apprendre seul, et si les serrures simples ne lui résistaient plus, les plus complexes, comme celle à laquelle il faisait face, lui prenait plus de temps. Il fallut une demi-douzaine de minutes à Gideon pour forcer l’entrée… Temps qui lui parut extrêmement long avec les deux gardes ronflants juste à côté (d’ailleurs il allait retenir cette position unique qui permettait d’avoir l’air éveillé alors qu’il n’en était rien). Le petit « clic » salvateur, fut une véritable source de soulagement, mais ce fut avec lenteur et précaution que Gideon ouvrit la porte. Pas de précipitation. Ils auraient vraiment l’air fin si le bruit de la porte réveillait les gardes. Là encore la vieille porte de bois fut une autre source de stress mais finalement ils parvinrent à entrer dans le harem des saveurs.

… C’était plus normal que ce à quoi il s’attendait. Bon d’accord, peut-être qu’il était allé trop loin en imaginant des gigots d’agneau disposés sur des plateaux d’argent, et des plans de travail en marbre de Shaaï mais… bah les tables en bois vieilli c’était un peu décevant quand même … Et les feuilles de laurier accrochées au mur… bah ça faisait vraiment garde-manger classique quoi. Bon. Gideon attendit qu’Ekar entra complètement dans la pièce pour refermer la porte, pas à clés, juste physiquement histoire de ne pas se faire griller par le premier passant venu. Puis il fit un petit tour des lieux, histoire de se remettre de sa déception, forcément avec un peu de jugeote, il se serait douté que ce qu’il mangeait dans son assiette tous les jours correspondaient forcément à ce qu’il allait majoritairement retrouvé ici. Si ce n’était la taille extravagante de la pièce (parce qu’il y avait du monde à nourrir dans ce château !!), au final il n’y avait rien d’extraordinaire.
Quoique.
En vérité il y avait bien une chose qu’il était venu chercher. Ce n’était que l’ombre d’une rumeur, mais en bon Lockarth, il voulait se faire une idée par lui-même. On racontait qu’un chasseur s’était arrêté en ville et avait rapporté au château cinq gajos… Ce fruit sucré, ne poussant que dans la contré hostile. Il n’était pas fréquent, et existait en deux variétés très semblables une rouge et une corail : le rouge était mortel mais les deux fruits était classé parmi les plus grands délices que ce monde ait porté. À tel point, que chaque roi en mangeait au moins une fois dans sa vie, lors de sa première visite à Deltef, cependant les expéditions vers les contrées hostiles étant rares et certainement pas marrantes, on s’arrêtait rarement pour prendre des gajos…
Un mets donc, que même le roi avait rarement la chance de manger.
Gideon lui n’en avait jamais goûté.
Elizabeth non plus, et maintenant qu’Ekar était de la partie, il fallait en voler trois ce qui en laisser deux pour le roi. Et vu que Ralph Roc’Car ne s’intéressait que rarement à ce type de commérage, avec un peu de chance, il ne se souviendrait pas d’un nombre comme deux ou cinq.

Décidé à se mettre à la recherche du fruit défendu, Gideon se tourna vers Ekar pour lui donner des instructions avant de s’arrêter. Que pouvait-il lui dire ? Qu’ils cherchaient un fruit qu’il n’avait jamais vu avant ? Gideon connaissait tout ce qu’il y avait dans ce garde-manger mais pas Ekar donc cela ne rimait à rien autant ne rien dire et laisser son ami prendre ce qu’il avait envie. Il s’apprêtait à repartir quand une révélation ce fit à lui : Ekar n’était pas de ce royaume. Il avait dû traverser les contrées. Peut-être qu’ils ne s’étaient pas arrêtés pour en chercher mais qu’importe si il y avait la moindre chance, ils iraient peut-être plus vite !
« Des gajos, Nous cherchons des Gajos ! Si tu les trouve, prends en trois et on file ! Séparons-nous ! »
Gideon continua de chercher les fruits sur tous les espaces. Il n’en voyait pas : raaaaaaaaah il n’avait pas fait tout ça pour partir sans ces foutus gajos ! Impossible !
« Putain les mecs c’est ouvert !
-Et gueule pas, nous on était là, personne n’est pas passé donc si c’est ouvert c’est que tu as oublié de fermer.
-Je suis sûr de l’avoir fermée !
-ouais ouais, écoute la prochaine fois ne sois pas sûr et fais-le. Mah sans rancune, personne n’est venu voir donc ça ira.
-Ok… Merci, sinon je me serai encore fait remonter les bretelles ! »
Instinctivement Gideon s’était accroupit en entendant les voix. Lui et Ekar s’étaient séparés pour trouvés les fruits de façon plus efficaces. Il regarda d’un air inquiet le dernier endroit où il avait vu son ami….
…Ok les choses allaient légèrement se corser à partir de maintenant.

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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Jeu 22 Déc - 23:21


Ekar écarquilla les yeux, puis fronça les sourcils, suspicieux, en voyant Gideon se mettre à crocheter la serrure. Haaa…. Mais c'est qu'il semblait plutôt à l'aise ! Ce n'était certainement pas la première fois qu'il faisait ça !
Gideon avait le visage concentré, se pinçant légèrement les lèvres, fixant le trou de la serrure. Qu'il était beau, mignon, à croquer ! Le jeune bandit secoua la tête en se rendant compte qu'il n'était pas assez concentré sur leur « mission ». Il jeta un coup d'oeil aux deux gardes. Heureusement, ils dormaient encore !

Plus les minutes s'égrainaient, plus son coeur tambourinait dans sa poitrine. Il avait l'impression de se retrouver à Fontegür, à attendre qu'un de ses compagnons ouvrent une porte donnant sur un trésor ou de belles œuvres d'arts. A ceci près, qu'ils se seraient assurés de mettre hors d'état de nuire les deux gardes : en les attachant par exemple. Il aurait bien aimé proposer son aide à Gideon, mais le faire signifierait dévoiler un atout de leur histoire. Déjà qu'il avait dévoiler l'astuce des piécettes… Il se pinça les lèvres et surveilla à nouveau les deux gardes.
Soudain, il remarqua un trousseau de clés. Il dépassait d'une des poches de l'homme assis. Faisant un sourire en coin, il s'approcha de lui et commença à tirer, doucement, sur l'anneau. Le garde bougea légèrement sur sa vielle chaise en bois. Ekar regarda son visage. Ses yeux. Qui restèrent fermés. Heureusement ! Soupirant en silence, il tendit à nouveau la main vers le clés lorsqu'un cliquetis retentit.
Ekar se redressa. Profondément soulagé ! Ils allaient enfin pouvoir rentrer dans ce fameux « garde mangé » !


Gideon, trop concentré sur sa tâche, ne semblait pas avoir remarqué son manège avec les clés. S'en félicitant, il suivit son petit camarade par la porte et la referma en douceur derrière lui. En se retournant, ses yeux s'illuminèrent. Il y avait de la nourriture partout ! Sur les étagères du mûr, sous les tables, sur les grandes étagères au fond de la pièce ! Enfermée dans des bocaux, dans des sacs en toile, des paniers en osier ou encore dans des caisses. C'était une véritable caverne d'Alibaba ! Avec, à la place de l'or et des bijoux : des céréales, des fruits, de la farine et bien d'autres aliments qu'il ne connaissait pas ou qui était trop bien enfermés dans leur précieux emballage.
S'étant laissé distancé par Gideon, il le rejoignit. Le comte semblait être plongé dans une profonde réflexion. Ekar regarda autour de lui, ne pipant mot. Ses yeux étaient toujours aussi ronds, cherchant à tout voir, tout découvrir. Il aurait aimé ouvrir tous ces paquets et goûter à toutes ces bonnes choses.

- Des gajos, Nous cherchons des Gajos ! Si tu les trouves, prends en trois et on file ! Séparons-nous !
Ekar  cligna des yeux.
- Des quoi ?

Mais Gideon était déjà parti de son côté et comme Ekar ne voulait pas faire de bruit, il poursuivit son chemin. Il arriva devant des sacs qui laissaient échappés une poudre rousse sur les étagères. Ecarquillant les yeux, il toucha la poudre du bout des doigts et la porta à ses lèvres. Du sucre ! Quatre. Non ! Six sacs de sucres plein à ras bord aussi gros que des porcelets ! Le jeune homme continua son exploration. Des fèves de cacao ici. Des grains de cafés là. Du caramel ! Il prit un paquet entre les mains et hésita longuement à le mettre dans sa poche. Que penserait Gideon de son geste ? En même temps… n'était-il pas venu ici dans l'intention de volé ces fameux gajos ? Il allait mettre le sachet dans sa poche lorsque des voix s'élevèrent :

- Putain les mecs c’est ouvert !
- Et gueule pas, nous on était là, personne n’est passé donc si c’est ouvert c’est que tu as oublié de fermer.
- Je suis sûr de l’avoir fermée !
- Ouais ouais, écoute la prochaine fois ne sois pas sûr et fais-le. Mah sans rancune, personne n’est venu voir donc ça ira.
- Ok… Merci, sinon je me serai encore fait remonter les bretelles !


Ni une ni deux, Ekar reposa le paquet et rebroussa chemin à la recherche de Gideon avant que la discussion ne se termine. Se baissant en vue de la porte, il passe derrière des sacs de farine, puis d'orge puis de blé, et trouva enfin Gideon accroupit entre le mur et une des tables. Ekar lui fit un signe de tête, rassurant et lui prit la main. Aussi discrètement que possible, il franchir les mètres qui les séparaient des cinq grandes étagères du fond qui s'élevaient jusqu'au plafond les unes à côtés des autres. Il se serait plus crus dans une bibliothèque que dans un garde manger, mais ces drôles d'étagères allaient bien leur servir !
A l'autre bout de la pièce, la discussion continuait :
- Ha ! si on te dénonçait, nous aussi on en aurait pour notre grade ! On nous reprocherait de pas avoir vérifier derrière toi !
- En fait, comment va ta femme ? Elle a eut du mal à sortir votre troisième à ce qu'il paraît !
- Ho oui ! Répondit le deuxième garde. On a bien cru qu'elle y passerait, avec le gosse aussi. Mais ils vont bien, merci.



La porte s'ouvrait en grand. Ekar entraîna Gideon tout au fond, là où il y avait un recoin et des tas de caisses. Lâchant la main du comte, il entreprit d'écarter plusieurs piles de caisses du mur. Il avait l'habitude de travailler dans des circonstances difficiles et de ce fait, il avait des gestes rapides et sûrs. Une fois qu'il eut terminé, il attrapa le bras de Gideon, le poussa derrière les caisses sans lui demander son avis et le suivit tout de suite après. L'endroit était étroit et exiguë. Leurs bras se frôlaient, quelque soit la position qu'ils prennent, et Ekar ne pouvait risquer d'approcher trop de l'ouverture, au risque d'être vu de l'autre côté.
Le coeur martelant dans sa poitrine, l'ex-bandis jeta un coup d'oeil entre deux caisses. Il ne vit rien. Il ne pouvait pas savoir ce que faisait les deux pairs de pas qui arpentaient maintenant la salle. Etait-ce les gardes ? Avaient-ils fait trop de bruit ? Il changea de fente, se baissant toujours pour ne pas être remarqué.
Entre les caisses de leur cachette et deux sacs de sucre, il aperçut un garçon de douze ou treize ans en train de pousser un chariot entre les tables.
- Va chercher le sucre et les fèves de cacao.
- Oui, maître.
- Et tâche de te dépêcher, on a pas toute la nuit !

Les pas légers se rapprochèrent d'eux, s'arrêtèrent devant le sucre avant de repartir dans l'autre sens. Ekar voyait bien mieux ce qu'il se passait dans la salle maintenant. L'homme prenait des choses et d'autres sur les étagères murales, ne se souciant plus de son apprenti. Celui-ci revint pour prendre son sac de cacao, puis demanda de nouvelles instructions.

L'ex-voleur se tourna vers Gideon, lui sourit en croisant son regard.  Ils étaient plongés dans la pénombre, mais Ekar distinguait assez bien le visage de son ami. Il fit semblant de soupirer de soulagement et laissa son sourire émerger. Ils avaient eu chaud !

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Gideon
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Jeu 5 Jan - 1:09

Gideon devait bien l’avouer, si il pouvait s’accrocher au manteau d’Ekar et le suivre en fermant les yeux il le ferait sans hésiter. La vérité n’en était pas très loin, puisque ledit Ekar le poussait au travers de la pièce et Gideon suivait ses instructions implicites. Ce ne fut que lorsqu’ils trouvèrent une cachette derrière un amas de caisse et de sac de sucre que le petit comte entreprit de rassembler ses pensées.
Leur cachette était bien petite pour deux gaillards comme eux : certes Gideon pourrait se dissimuler dans une boîte de sardine avec son gabarit mais Ekar avait la taille d’un être humain normal, un jeune homme, et instinctivement, Gideon le tirait toujours légèrement vers lui par la manche ou quand il s’accrochait à une autre partie de ses vêtements. Attendre ici était stressant et grisant à la fois : la possibilité de se faire prendre à n’importe quel moment inondait le cerveau du blondinet d’adrénaline. C’était exactement pour cette sensation que Gideon adorait se mettre dans ce type de situation ! Mais cela, il préférait le garder pour lui, Elizabeth partageait le même sentiment mais il doutait que les autres nobles de son âge pouvait comprendre ce qu’il y avait d’amusant à risquer sa réputation dans ce genre d’enfantillage.

Retour aux choses sérieuses : la cible a été détectée. Je répète, Cible en vue. Grand civil a révélé l’endroit où se cacher la cible pendant que petit civil allait chercher sucre et fève de cacao.
Centre cervical (aka. Centre) : ok visions, on informe curiosité et renseignement, tu me gardes ça au chaud dans la mémoire.
Oreille : centre ? Les civils sont partis.
Centre : très bien, vision tu confirmes.
Vision : je n’en sais rien. Par contre, tu savais qu’Ekar avant de légers reflets bruns dans les cheveux ?
Centre : ah non, je passe l’info à raison et émotion.
Émotion : oh c’est mignon ça !
Raison : Le visage d’Ekar nous indique-t-il si la voie est libre ?
Centre : bonne idée raison, vision concentre toi sur l’expression d’Ekar que peux-tu nous dire sur la situation ?
Vision : sourcils froncés, corps tendu, il est à l’affut l’ami.
Centre : ok. Personne ne bouge pour l’instant.
Oreille : Centre ? Je viens d’entendre une parte claquée.
Centre : claquée comment ?
Oreille : claquer fermée.
Curiosité et Renseignement : Centre ? On aimerait savoir si il est possible de bouger pour aller chercher la cible.
Centre : Très bien, oreille, tu entends autre chose qui indique la présence des deux civils ?
Oreille : la salle est silencieuse.
Centre : Raison et Émotions vous le sentez comment ?
Raison : peut-être attendre un peu au cas où ils reviennent.
Émotion : C’est maintenant ou jamais ! Ils n’ont pas rentrés les gajos.
Centre : Mémoire, c’est vrai ça ?
Mémoire : effectivement ils sont encore sur le plan de travail on n’aura pas besoin de les chercher.
Curiosité et Renseignement : Tous le département pense que ça sera plus simple de masquer l’absence d’un ou deux gajos maintenant que plus tard.
Centre : très bien, alors on y va ! Ok doucement… c’est ça, on se lève, on y va vite fait.
Vision : AH ! URGENCE !
Centre : quoi vision qu’est-ce qu’il y a ?
Vision : Il n’y a pas cinq gajos ! Il n’en reste que deux !
Centre : ok, mémoire : pourquoi on croyait qu’il y en avait 5 déjà ?
Mémoire : une rumeur… Mandy avait laissé échapper un nombre mais Jugement avait dit que c’était peut-être au hasard.
Centre : ok et pourquoi ça pose problème ?
Mémoire : on voulait en prendre deux pour en garder un pour nous et un pour Ekar, le partage tout ça tout ça….
Centre : très bien, Raison, quels sont nos solutions ?
Raison : 1- On prend les deux gajos, mais le chef civil va se souvenir en avoir laissé au moins un dans le garde-manger ce qui éveillera la présence de voleurs et peut poser des problèmes à de nombreux domestiques. 2- On n’en prend qu’un sur deux, avec un peu de chance il se dira qu’il y en avait moins que dans son souvenir… Et on espère qu’Ekar n’en voudra pas. 3- On n’en prend qu’un et on le partage avec Ekar à la sortie
Émotion : instinctivement je dirai 2.
Raison : ce n’est pas très honorable.
Émotion : je vous laisse l’honneur je n’en ai pas l’usage.
Centre : Bon, Raison, donne un verdict.
Raison : ah ça ce n’est pas mon boulot, tout ce qui est dignité il faut le voir avec Jugement.
Centre : putain si même la raison s’y met on ne va pas s’en sortir.
Jugement : N’y pense même pas : je suis en vacances depuis qu’on a crocheté la serrure souviens-toi je vous ai dit que ce n’était pas respectable.
Centre : c’est une urgence, dignité est peut-être en dangers.
Jugement : pas plus que d’habitude on a déjà fait pire. Vois ça avec Émotion.
Centre : Très bien on renonce à la dignité et on suit l’instinct.
Oreille : Centre tu fous qui bordel ? Ça fait des piges que j’essaye de t’appeler !
Centre : quoi qu’est-ce qui se passe encore ?
Oreille : Ekar nous a parlé je n’arrivais pas à te joindre.
Centre : ah mince qu’est-ce qu’il a dit ?
Oreille : ah c’est trop tard maintenant, tu dois voir ça avec la mémoire
Centre : Mémoire, Oreille vient de te filer une information qu’est-ce qui s’est dit.
Mémoire : aucune idée la concentration n’était pas au top, il va falloir lui faire répéter.
Centre : ah super… Ok Vision regarde Ekar pour effectuer un contact visuel on va lui parler.
Vision : très bien Ekar, ah Ekar n’est plus à sa place.
Centre : quoi ? Il est passé où le bougre ! Mémoire !
Mémoire : oui ?
Centre : est-ce qu’on a vu Ekar bouger à la Vision ?
Mémoire : aucune idée on n’était pas concentré.
Centre :…… Des fois je me demande comment on fait tenir ce vaisseau……
Raison : Les Burnout c’est durant la phase de sommeil sinon on ne va pas s’en sortir.
Centre : Curiosité et Renseignement, vous savez où il est passé ?
Curiosité et Renseignement : attends je croise avec Logique… On pense qu’il doit être prêt de la porte pour préparer la sortie.
Centre : ok Vision tu cherches, un peu paniqué et tu vas vers la porte.
Vision : ……Ekar repéré.
Centre : ok Corde vocale ?
Corde vocale : oui ?
Centre : demande à Ekar de répéter.
Jugement : STOP !
Centre : attend Corde vocal. Quoi jugement je pensais que tu prenais des vacances.
Jugement : puisque Raison dort, je dois bien intervenir : si on parle maintenant ne risquons-nous pas trahir notre présence face aux gardes par-delà la porte ?
Centre : comment ça Raison dort ?
Jugement : la situation commence à lui échapper Raison a décidé de faire une pause.
Centre : très bien, Émotion ?
Émotion : oui ?
Centre : tu travailles avec Jugement à partir de maintenant on appelle Ekar oui ou non ?
Émotion : Hein ? Qu’est-ce qui est arrivé à Raison ?
Centre : Raison prend une pause.
Émotion : D’accord, on a quand même peur de se faire prendre donc on va suivre Jugement.
Centre : très bien, tout le monde est unanime, on se rapproche d’Ekar. Vision que peux-tu dire de la situation maintenant ?
Vision : Ekar attend une réponse.
Centre : ok : les 5 sens au rapport.
Oreille : les gardes parlent de l’autre côté.
Goût : R.A.S
Odorat : R.A.S
Toucher : la porte est en bois.
Vision : Merci ça on avait vu.
Toucher : Avec un peu chance, on se prendra une écharde dans l’œil à se coller l’oreille dessus.
Vision : Va mourir ! Je refuse de travailler dans ces conditions !
Centre : Mettez la en veilleuse vous deux c’est bientôt fini.
Raison : je vois que ça ne gêne personne mais quelqu’un a pensé comment sortir maintenant que la porte est fermée ?
Centre :
Mémoire :
Jugement :
Curiosité et Renseignement :
Émotion :…. On va tous mourir.
Centre : Ok Alerte général : on entre en état de panique légère.
Oreille : il y a du bruit à travers la porte.
Centre : de quoi il s’agit ?
Oreille : pas sûr.
Curiosité et Renseignement : Centre ? Logique a une idée.
Centre : allez-y.
Curiosité et Renseignement : il s’agit sans doute des gardes qui vont prendre leur pause.
Centre : pas bête Logique ! Mémoire ?
Mémoire : oui ?
Centre : est-ce qu’on se rappelle l’heure du changement de garde ? Le temps concorde ?
Mémoire : hmmmmm oui on connaît. Pour le reste c’est à logique de tirer les conclusions.
Curiosité et Renseignement : Logique dit que c’est ça.
Émotion : ON SE TIRE DICI VITE FAIT BIEN FAIT !!!
Raison : Voyons si Ekar est prêt à bouger lui aussi.
Centre : très bien on y va. On sort de l’état de panique légère et on s’apprête à mettre les voiles
Mémoire : Centre ? Ekar nous avait dit quelque chose.
Centre : quoi ? C’est maintenant que tu y repenses ?
Émotion : on s’en fiche.
Raison : c’est peut-être important.
Jugement : surtout si c’est en rapport avec notre fuite.
Centre : la majorité l’emporte, corde vocale
Corde vocal : oui ?
Centre : demande ce qu’il nous disait.

Gideon respira un cou. Maintenant qu’il voyait comment s’en sortir cela devrait aller. Il pouvait toujours crocheter la serrure une nouvelle fois, mais lent comme il était, il devait s’y mettre tout de suite si ils voulaient avoir une chance. Cherchant dans ses poches ses outils, il se tourna vers Ekar avec un petit sourire, murmurant si bas qu’il ne s’entendait presque pas lui-même.
« Au fait, je n’ai pas bien entendu ce que tu as essayé de me dire tout à l’heure »

Hj- Un petit bisous à Tce ;p et pour ceux à qui ça rappelle quelque chose : c'est ici que ça se passe! XD

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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Dim 8 Jan - 21:46


Ekar sentit quelque chose sur son bras pour toute réponse à son grand sourire. C'était… la main du comte ? Il écarquilla les yeux, ne comprenant pas bien. Puis, la lumière se fit : Gideon devait être terriblement inquiet de se retrouver dans une pareille situation. Il n’avait pas réussi à se détendre. Non pas que lui était guilleret, mais ils ne craignaient plus rien pour le moment. Alors autant en profiter avant de devoir réfléchir à des choses sérieuses comme : comment sortir d’ici avec les deux gardes réveillés de l’autre côté ?
Le jeune bandit regarda à nouveau par la fine fente. Le gamin était allé chercher quelques paquets d’amandes et des feuilles de menthes, du thym, de la cannelle. Il ne connaissait pas tous ces noms mais rien qu'à les entendre ils savaient que ce serait fabuleux dans un plat. L’homme, de son côté, revenait avec un plat de fruits tout orange à la forme ronde et dont il prenait le plus grand soin. Ne comprenant pas, le jeune homme jeta un coup d’œil à Gideon. Mais celui-ci semblait toujours aussi tendu. Il tirait sur sa manche comme un enfant maintenant.

Les nobles étaient-ils tous aussi... puérile ? Peureux ? Il ne savait plus trop quoi penser du petit noble... Écartant ses pensées, il se concentra à nouveau sur les deux protagonistes qui semblaient prendre le chemin de la sortie. Et bientôt, il y eu le bruit d’une porte qui se ferme. Plus aucun bruit ne s'entendait dans la pièce, hormis leur lente respiration. Ekar avait beau tendre l’oreille, regarder ce qu’il voyait de la pièce, il n’y avait – semble-t-il – plus aucun risque.
Cependant, le bon voleur qu’il était savait qu’ils ne devaient pas encore bouger. Combien de voleurs trop pressés s'étaient laissés surprendre par leur victime qui revenait après avoir oublié quelque chose ? Il s'efforça d’attendre suffisamment longtemps, son cœur se remettant à battre à tout rompre. L’attente était pire que tout. Surtout lorsqu’on n’était pas sûr de prendre la bonne décision.

Après un certain moment, il chuchota :
- On peut sortir.
Il se pinça les lèvres, essayant de sourire.
Sa phrase avait pris l’intonation d’une question sans qu’il ne le veuille. Pourtant, ce n’était pas la mer à boire. Il avait connu pire. Juste un petit coup d’œil pour savoir si la voix était libre. Il se faufila par l’ouverture, sans faire de bruit, et jeta des coups d’œil fréquents au travers des cinq étagères qui les séparaient du reste de la pièce. Personne…. Personne…. Personne. A moitié soulagé, il passa par l'allée et rejoignit lentement les tables, se baissant un peu au cas où. Il était plus facile de disparaisse derrière une table quand on est déjà à moitié baisser.
Il continua son chemin, les oreilles aux aguets et le regard fixé sur la porte. Il ne se préoccupait pas du comte pour le moment. Il devait être sûr que personne n’arrivait et que les gardes avaient repris leur poste respectif. Arrivé à la porte, il entendit les deux hommes tailler le bout de gras. Il n’avaient pas l’intention de s’endormir dans la minute. Dommage peur eux. Quoique… les voix n’etaient-elles pas en train de s'éloigner ? A moins que les gardes parlent un peu moins forts. Haaa… comment savoir ? En attendant un peu ?

Ils allaient y être obligés.
« Au fait, je n’ai pas bien entendu ce que tu as essayé de me dire tout à l’heure. »
Ekar leva un sourcil. Il aurait trouver cela amusant dans d’autres circonstances. D’ailleurs, il devrait garder cette réflexion en mémoire, histoire de pouvoir la ressortir un jour. Il sourit tout en prenant le temps de s'éloigner de la porte pour lui répondre.
- Je disais on pouvait sortir. J’étais pas bien sûr. Mais ils sont bien derrière la porte et nous ici.
Il sourit à pleines dents et lui fit signe de s’approcher de la porte en disant.
- Je me demande si sont encore là, chuchota-t-il, ou si sont déjà endormi.
Mais… qu’ils s’endorment si vite était peu probable.
Gideon lui expliqua que, s'il ne se trompait pas, c'était l'heure de la relever des gardes. Sceptique, Ekar colla son oreille à la porte tandis que Gidoen reprenait ses instruments.
- Comment vous savez ça ? questionna-t-il.

L'ex-voleur s'accroupit près de Gideon, veillant à ne pas le gêner. Il le regarda travailler. Il aurait bien voulu essayer aussi mais… il ne devait pas ! Si Akané ne faisait pas confiance à Gideon, il en faisait autant. D'ailleurs, en y pensant… il se demandait bien comment il avait pu se laisser embarquer dans cette histoire ! C'était complètement absurde de se retrouver ici ! Avec un aristocrate plein aux as, en train de voler de la nourriture !
Il avait soudain hâte de partir d'ici !
Si Akané l'apprenait !

Il soupira soudain. Combien de temps avaient-ils avant que les deux nouveaux gardes n'arrivent ? De longues minutes s'ils étaient encore aux quartiers des gardes. Mais moins que cela s'ils étaient déjà en route.
- Il faut prendre moins de temps qu'avant... Messire, hésita-t-il. Repensez aux... aux mouvements que vous avez fait. Prenez votre temps. Vous devez faire la même chose que... dans le couloir.
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MessageSujet: Re: Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552   Aujourd'hui à 22:47

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Jamais deux sans trois [PV Akane/Ekar] : 17 eripo 1552

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