Le Royaume d'Ekiard

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 Aux palais des délices[PV Ekar]

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Gideon
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MessageSujet: Aux palais des délices[PV Ekar]   Lun 28 Aoû - 13:19

30 eripo 1552

Dans 20 minutes.
Tout était prêt. Enfin presque, peut-être qu’il fallait encore passer un coup sur la table basse. Gideon hésitait également à ajouter un cousin sur l’un des canapés au salon. Au cas où Ekar ne ramènerait pas une personne mais deux... Il n’avait jamais vu le jeune en compagnie d’autre gens que son propre supérieur ou le duc Alqué mais… il ne ramènerait pas le duc n’est-ce pas ? Étaient-ils suffisamment proches pour partager la réussite d’un larcin ensemble ? Honnêtement, il serait surpris de voir le jeune homme ramener quique ce fut. Elizabeth et Gideon étaient arrivés à la même conclusion : pour ce goûter Gideon serait seul, au cas où justement le jeune homme de main ne se fut confié à personne. Pour ces mêmes raisons, il n’avait pas coupé le gajo, du moins, il avait coupé une petite partie qu’il avait laissé de côté pour sa sœur. Parce qu’il était impensable qu’elle n’ait pas une part !.. Et les petites parties pour les essais cuisine mais dans l’ensemble, il restait une belle partie du fruit.
Se frottant les mains, Gideon fit un dernier tour du salon. Il était rangé, propre, le choix de la porcelaine avait été difficile : pas trop travaillé pour ne pas mettre mal à l’aise mais pas trop modeste pour que personne ne se sente insulté. Elizabeth s’était moquée de lui en le voyant se donner tant de mal. Elle trouvait qu’il s’inquiétait trop pour un évènement dont ils avaient tous deux parfaitement l’habitude. Cependant Gideon ne parvenait pas à lui expliquait pourquoi il tenait tant à mettre Ekar à l’aise. Il avait l’impression de lui devoir un bon moment. Il avait aussi envie d’en passer un, avec lui, comme pour confirmer le rapprochement qu’il y avait eu entre eux deux.
5 minutes.
Le temps passe toujours vite quand on a des choses à faire. Péniblement, Gideon se remémora le festin dans l’ordre : thé, sucreries, saleries ou mis en bouche puis le gajo…. Il y avait un peu de vin blanc, sec et sucré. Tout devrait bien se passer. Personne ne devait les déranger normalement, peut-être même qu’Elizabeth les rejoindrai en fin de journée si elle avait tout fini de son côté…
Un bruit à la porte le tira de ses pensées. Il s’était presque endormi sur place ! Se frottant les mains, Gideon se dirigea vers l’anti chambre afin d’accueillir son invité. Peut-être qu’il aurait dû ajouter un coussin…. Ou en enlever un…. Bon, pas la peine de s’inquiéter tout allait bien, tant que le roi lui-même ne débarquait pas il devrait s’en sortir. C’était la première fois qu’il était aussi nerveux pour accueillir quelqu’un. Il respira deux fois puis ouvrit la porte.

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Dernière édition par Gideon le Lun 4 Sep - 17:37, édité 1 fois
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Ekar
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MessageSujet: Re: Aux palais des délices[PV Ekar]   Sam 2 Sep - 19:51

[HJ: Oui, Ekar fais des erreurs et parfois... vous verrez. C'est juste pas une erreur de ma part !]


Ekar se regarda une dernière fois dans le miroir. Ses cheveux étaient… toujours indisciplinés. Son visage étaient quelconque et ses grands yeux verts lui donnaient l’air tout aussi naïf que d’habitude. Ne parlons pas de son nez un peu trop pointu ! Bref, il n'aimait pas son visage.
Ses vêtements au moins étaient parfaits. Il trouvait que sa tête paraissait moins étrange dans ces costumes aux étoffes coûteuses, même s’il commençait à se dire qu’il devrait s’en trouver d’autres plus à son goût. Oui, mais lesquels ? Telle était la question. Il devrait regarder ce que portait les nobles un peu plus précisement à la cour ou en ville. Car lui et ses compagnons y iraient de temps, histoire de se changer de la cours et prendre un bon de temps.
- Ekar ! Qu’est-ce que tu fiches ? On ne fait pas un défiler de mode !
- Tu râles toujours parce que je ne fais pas d’effort ! Là au moins je m’applique !

Il se regarda une dernière fois dans le miroir. Devenait-il trop…
- Tu arrêtes de regarder ton reflet !?
- Oui, oui, j’arrive !

A en jugé par la réaction de Valézy, oui, il devenait trop superficiel. Etait-ce du à la fréquentation de la noblesse ? Se pervertissait-on à au contact de la cours ? Il rejeta ses pensées et suivit son compagnon dans les couloirs du château. En regardant le visage on ne peut sérieux de celui-ci, il regretta presque de s’être fait découvert. Il était dangereux de penser à une mauvaise action que vous aviez faites devant des hommes doués pour décrypter tous vos faits et gestes, surtout si vous vous vouliez que la chose reste secrète. Ainsi, il avait fuit un regard, avait fait un geste quelconque qui l’avait dévoilé et obligé à révéler toutes l’histoire du gavos. Ses compagnons l’avaient fait répéter son histoire deux fois et étaient restés dubitatifs quand aux desseins véritables du petit comte. Rien ne leur avaient laissé croire, à lui comme à ses compagnons, qu’il est eut une quelconque mauvaise intention à en jugé par ses souvenirs. Donc selon Akané et Valézy soit c'était un remarquable acteur soi un véritable crétin égoïste à qui il fallait rappeler quelques vérités indéfectibles sur la condition humaine.
Ekar se demandait juste comment son compagnon comptait si prendre pour cela. Valézy ne pouvait pas lui flanquer tout simplement une raclée. Ce genre de comportement n'était pas accepter à la cour. Ensuite, il était trop jeune pour le provoquer en duel. Et lui faire une sévère remontrance serait mal venue compte tenu que Gideon était rien de moins que le protégé du Conseiller du roi. Pour l’avoir déjà croisé, Ekar savait qu'il préférerait n'avoir jamais affaire à lui. Valézy avait certainement prévu de le lui faire comprendre d'une manière détourné à laquelle il n'aurait jamais pensé tout seul.

- Nous sommes bientôt arrivé, dit le valet qui les guidait.
A ces mots, une curieuse boule dans son ventre fut son apparition. Il devenait de plus en plus nerveux. Peut-être était-ce du à la présence de Valézy. Peut-être au fait que Gideon ne s'attendrait pas à sa venue. Ou tout à fait autre chose. Le valet prit congé, les laissant devant la double porte des appartements Lockarths. Ekar se pinça les lèvres, leva le bras et… resta figé devant le battant. Et si les choses tournaient mal ? Et si Gideon prenait peur qu'il est ramené Valézy ? Et s'il lui en...
- Bon, tu frappes, oui ou non ?
Il sentit une pression dans sa poitrine et finit par s'exécuter. Ekar attendit, mais rien ne se passa. Il attendit encore. N'avait-il pas frappé assez fort ? La poignet bien ouvragée se baissa et le battant tourna sur ses gonds. En apercevant une petit silhouette blond derrière, son cœur manqua un bond. Il ne s'attendait pas à voir le compte ouvrir la porte lui même ! Chez les Alqués c'était toujours un domestique. Il s'était préparé à formuler une phrase de politesse pour annoncer sa venue et celle de Valézy à un valet mais là, il se sentait perdu. Son regard fut capté par les yeux bleus de Gideon alors qu'il cherchait ses mots, sur les petites mèches blondes indisciplinées qui tentaient de s'échapper de sa chevelure. Il commençait à avoir chaud, son cœur tambourinait dans sa poitrine et il n'avait qu'une envie. S'approcher de lui, le toucher, l'apprivoiser jusqu'à ce qu'il lui tombe dans les bras et qu'il puisse lui murmurer des mots doux. Est-ce que Gideon le repousserait ? Il se rappela soudain d'où il était et bafoua en se penchant profondément en avant :
- Bon-Bonjour Messire Gid… Lockbarthe. Je… je vous remercie encore de vot'… invitation. Comme vous le proposez…  j'ai emmenez Messire Valézy avec moi.
Ekar déglutit difficilement, puis fit une moue alors que Gideon paraissait surpris ou embarrassé – il ne saurait trop dire. Puis le comte sourit et les salua à son tour. Ekar s'effaça pour laisser les deux seigneurs se saluer :
- Merci pour cette heureuse invitation, Messire Gideon. Je ne saurais comment vous remercier de supporter la présence de ce garçon à vos côtés.
Il montra Ekar d'un signe de main désinvolte.
- A vrai dire, je ne sais quelle idée saugrenue est passée par la tête de Messire Akané lorsqu'il vous demanda de vous en encombrer.
Le garçon baissa les yeux, énervé par les paroles de Valézy mais… celui-ci ne jouait que le rôle d'un seigneur quelque peu imbus de sa personne qui s'excusait de déranger un autre avec son propre personnel. Qui plus est, un garçon qui n'était même pas de noble origine. Le seigneur qu'il était s'assurait que la présence d'Ekar ne dérangeait vraiment pas le comte. Si une amitié « contre nature » devait apparaître, les mauvaises langues ne se dérangeraient pas pour critiquer à la fois les Alqués et Lokarths.

[HJ: le terme "encombrer" était moins péjoratif à l'époque qu'aujourd'hui. c'est plus un synonyme de "déranger"]
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Gideon
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MessageSujet: Re: Aux palais des délices[PV Ekar]   Lun 4 Sep - 17:30

Gideon ouvrit la porte.
Dès qu’il vit deux yeux marron entourés de flammes il ne put réprimer un sourire. Honnêtement, il était content de voir Ekar. Ils n’avaient pas passé beaucoup de temps ensemble, mais le jeune homme était différents de ceux que le comte avait pu rencontrer jusqu’ici. Il lui inspirait un mélange de curiosité et de sympathie, en tout cas aujourd’hui il pourrait confirmer s’ils…
… hmmm ? Que venait-il de se passer ? Il n’était pas sûr mais il y avait bien eu comme une ou deux secondes suspendues ou les avait-il rêvées ? Gideon avait l’impression que quelque chose venait de se passer. Quelque chose qui l’avait réduit au silence, lui qui devait les accueillir et les mettre à l’aise, n’avait pas osé émettre le moindre de son et maintenant Ekar était plié à 90° à bafouer des politesses. Gideon réprima immédiatement un début de rire. Lockbarth ? AHAHHA ! Ce n’était tellement pas naturel comme bafouillage comment en était-il arrivé là ? Oh et cette posture ne lui allai pas du tout ! Ekar était bien mieux quand il le regardait droit des yeux !
Mais ils n’étaient pas seuls.
Seuls, Gideon aurait pu le charrier sur le fait qu’il se soit trompé dans les noms, mais en présence de son seigneur, la blague serait mal venue. Elle pouvait être lue comme une offense, et le seigneur demanderait réparation à Ekar dès qu’ils seraient seuls. Ce n’était pas le but. Ekar avait de l’humour, pas la plupart des nobles qui siégeait à la cour… Le comte parvint donc difficilement à dissimuler son hilarité. Avec encore plus difficulté, il n’afficha pas sa déception. Une partie de lui s’était attendue à ce qu’ils soient à deux, Ekar et lui, parce qu’il l’avait espéré. Peut-être que le seigneur Valézy était d’une compagnie appréciable cependant, là n’était pas la question. Cela voulait-il dire qu’Ekar lui rendait compte de tout ? Ou peut-être que non ? Peut-être était-il juste venu l’accompagner pour s’assurer qu’Ekar était bien invité chez les Lokcarths ?
" A vrai dire, je ne sais quelle idée saugrenue est passée par la tête de Messire Akané lorsqu'il vous demanda de vous en encombrer."

Par Ilyssa, on allait dire qu’il venait accompagner son domestique. Gideon voyait son goûter sympathique et tranquille se transformer en mondanité épuisante… Valézy n’avait insulté personne, du moins pas selon les règles de la cours, il se pouvait même qu’il fût bien intentionné. Malheureusement Gideon n’avait pas envie de se tenir à carreaux avec Ekar. La présence de son seigneur au goûter les forcer à adopter une certaine étiquette : il ne pouvait pas se fâcher avec Valézy, si oui il pourrait faire une croix sur son possible nouveau compagnon !
Ah ! Finalement Elizabeth aurait dû venir ! Gideon réfléchissait à un moyen poli de se débarrasser du seigneur Valézy sans le froisser pendant qu’il rassurait ce dernier.
« Ne me remerciez aucunement seigneur Valézy. Gideon fit une légère révérence pour appuyer son propos. A dire vrai cette idée a été autant soufflée par ma cher sœur qu’appuyé par le duc mais il semblerait que nos deux amis aient un œil avisé car monsieur Ekar est d’une compagnie tout à fait agréable et on comprend aisément qu’il soit à votre service. »
Gideon hocha une fois la tête, avant de sourire à messire Valézy avec une certaine retenue. Puis il s’effaça dans l’anti chambre en tendant son bras gauche comme une invitation à pénétrer chez lui.
« Je vous remercie d’être passé. Il est touchant de voir un seigneur s’assurer du bien être de ses sujets. »

Voilà, c’était actuellement la seule carte qu’il pouvait abattre. Il n’incitait pas exactement le seigneur à partir mais il ne l’invitait pas à entrer directement non plus. De cette façon, le seigneur Valézy pouvait lui, partir sans gêner personne, et laisser Ekar en prétendant n’être que passer le déposer. Cela certes, appuyé un comportement patriarcal et de domination assez difficile à supporter, mais concrètement, Gideon ne pouvait pas empêcher le seigneur de venir avec eux si Ekar l’avait invité. L’homme de main aurait pu venir discrètement sans rien ne dire à personne, le fait que son employeur fût avec eux voulait bien dire que celui-ci était la bienvenue non ?
Quoiqu’il en soit, il pria dans son fort intérieur pour que le seigneur lise entre les lignes : merci d’être passé maintenant au revoir !!!

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MessageSujet: Re: Aux palais des délices[PV Ekar]   Sam 9 Sep - 22:47


Valézy

Notre petit Ekar agissait d’une manière bien étrange devant le garçon. Il pouvait arriver à Ekar de bafouiller mais pas à ce point et pas dans des circonstances tout aussi normal.  Il n’était pas du genre à être impressionné par une brute épaisse et encore moins une personne de pouvoir. Tout au plus, s’assurait-il de courber suffisamment l’échine pour n’avoir aucun problème.  
Valézy sourit en entendant Gideon assurer que la  compagnie du garçon loin de l’embarrasser lui était appréciable. Le pire était qu’il semblait être sincère. Aucun mouvement de muscles sous la peau ne lui révéla qu’il prononçait un mensonge.  Pour le sourire que lui fit ensuite le comte, Valézy préféra ne pas tirer de conclusion attentive.
- Je vous remercie d’être passé. Il est touchant de voir un seigneur s’assurer du bien être de ses sujets.

Le mot « passé » le fit doucement sourire. Est-ce que le comte Lockarth pensait qu’il allait tourner les talons sans gouter à ce fameux fruit dérobé ? Le voleur qu’il était se refusait à l’idée de manquer de savourer la rapine d’un de ses compagnons de labeur. En plus, Ekar avait manqué de se faire arrêté, renvoyé et même bafouer l’honneur de ses seigneurs. Il serait inconvenable de laisser celui-ci savourer seul sa chance et sa victoire.  
Valézy entra dans l’appartement alors qu’il venait d'être discrètement congédié par leur hôte.
- Il est tout naturel de m’occuper avec soin de ce garçon qui est à l’heure actuel mon seul serviteur.
Il se tourna vers Gideon après avoir regardé l'intérieur de la pièce décoré avec goût. Il plongeant ses yeux dans les siens.
 - Et veiller surtout qu’il ne lui arrive rien de fâcheux.  

Souriant en voyant la réaction du garçon, il se tourna à nouveau vers la pièce et contempla l’air de rien la décoration admirable :
- Votre antichambre( ?) est des plus agréable et vos meubles de première qualité.
Il fit un pas dans la pièce, un seul, pour ne pas paraître impoli et pour signifier qu’il n’avait vraiment pas l’impression de partir. En se tournant à nouveau vers le comte, Valézy remarqua que Ekar ne semblait pas à l’aise, il jetait des coups d’œil à lui et à Gideon, essayant de sourire et garde sa bonne humeur… irascible.  
Après avoir remis les points sur les « i » à Gideon, il devrait songer à détendre l'atmosphère. Peut-être…
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Gideon
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MessageSujet: Re: Aux palais des délices[PV Ekar]   Lun 11 Sep - 3:31

Gideon souffla intérieurement en voyant le seigneur Valézy entrer.
Au moins il aura essayé. Le comte conserva son sourire envers le duo. Même si il commençait à se demander si Ekar était vraiment là. Le jeune rouquin ne parlait pas beaucoup, évitait son regard même. Il était mal à l’aise, forcément il était avec son patron et Gideon s’interrogeait de plus en plus sur leur relation… lui avait-il vraiment tout dit ? Si oui d’où venait cet embarras ?
Gideon hocha la tête en souriant au seigneur Valézy. Il avait bien envie de lui dire qu’il laisserai Ekar à l’écart des problèmes… en tout cas juste assez pour ne pas le laisser mourir d’ennuis ! Mais ça, il le gardait pour lui, pour le moment. Le jeune comte amena ses invités au salon où il les installa sur le canapé l‘un à côté de l’autre. Protocole oblige, il leur ferait donc face sur un fauteuil. Puis Gideon tapa une fois dans ses mains, signe qu’l prenait les commandes.
« Alors messieurs ! Bienvenu dans mon humble demeure. Votre modeste serviteur vous propose aujourd’hui divers petits mets pour une première mise en bouche ! Si vous voulez bien… »

Puis il s’éclipsa dans la cuisine… pour revenir avec un plateau. Dessus plusieurs pâtisseries, ainsi que trois tasses. Il posa le plateau sur la table puis reparti afin de revenir avec une théière fumante qu’il déposa également sur la table basse. Un instant Gideon regarda tout le monde et leur fit un sourire comme pour les invités à se décontracté. Il donna une tasse d’abord au seigneur Valézy puis à Ekar et les servit dans cet ordre en leur expliquant ce qu’ils s’apprêtaient à boire :
« Alors messires Valézy, Ekar, comment s’est passé votre journée ? Certes il est encore tôt, mais quels grands accomplissements avaient vous accomplis aujourd’hui ? »
C’était une question légère, afin d’entrer doucement dans cette ambiance mondaine familière de son milieu…Il fit un clin d’œil à Ekar. Histoire de le récupérer un peu. D’ailleurs, si ça ne tenait qu’à lui, il servirait avant, histoire que le jeune homme comprenne bien qu’il était content de le voir. Mais mieux valait ne pas jouer avec les nerfs du seigneur, pour le moment en tout cas. Il ne savait pas à quel point ce dernier était « tolérant ».

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MessageSujet: Re: Aux palais des délices[PV Ekar]   Mer 13 Sep - 20:52


Les appartements des Lockarth lui paraissaient aussi luxueux que ceux des Alqués, mais peut-être se trompait-il. On lui avait dit que les Alqués étaient bien plus puissant que les Lokarth… Dans tous les cas, les tableaux et les tapisseries étaient dignes des plus grandes demeures dans lesquelles il était entrée.
Il s’assit auprès de Valezy qui remerciait leur hôte de leur accorder de s’asseoir. Il en fit donc autant. Lorsque Gideon parti soudain apres ses quelques paroles, il regarda Valézy surpris. Celui-ci lui jeta un coup d’œil signe évident qu’il y avait bien quelque chose d'étrange dans le comportement du garçon. Il revint avec un plateau chargé de bonnes pâtisseries puis reparti aussi tôt. Il repassa rapidement en revue les pâtisseries qu’ils connaissaient pratiquement toute, mais quelque chose lui gâchait son appétit.
- T’étais obligé d'être désagréable ? demanda Ekar dans sa langue natale.
Valézy lui décocha un sourire.
- Et je n’en ai pas fini, dit-il en ekardien.
Ekar fit une moue boudeuse jusqu’à ce que le comte revienne. Au sourire que celui-ci leur offrait, le sien réapparut, flottant paresseusement sur ses lèvres. Il y avait pas dire, il adorait être à ses côtés et il détestait que Valézy lui veuille du mal. N’était-il pas mignon avec ses cheveux blonds et son adorable visage ? Gideon les servit en thé, lui-même, leur présentant le nom et la marque du thé. Mais pour lui, tous les thés se ressemblaient : ils n’avaient que le goût d’eau chaude parfumé.

Valézy le complimenta sur le thé, alors qu’il pensait plutôt comme lui, puis répondit à sa question.
- J’ai participé avec messire Akané à un cours de politique, où il était question des discordes entre seigneur et notamment, du comte de Lagny qui avait provoqué en duel son cousin, le comte d’Orgne, parce que celui-ci avait accusé à tord son valet le plus proche de lui avoir volé l’argenterie familiale. De nos jours, mêmes les honnêtes gens se comportent bêtement lorsqu’il s’agit de laver leur honneur. Heureusement, nous sommes bien au-dessus de cela, n’est-pas ? Il serait fâcheux qu’un tel incident vienne fâcher notre amitié naissante.
Valézy sourit. Ekar savait – espérait – que Gideon le comprenne et ferait attention à lui.
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Gideon
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MessageSujet: Re: Aux palais des délices[PV Ekar]   Jeu 14 Sep - 22:01

Gideon écouta d’abord patiemment Valézy avant d’hausser les sourcils. Ou plutôt, il haussait les sourcils au fur et à mesure de l’explication du seigneur. Il pensait avoir assez bien compris le message mais n’était pas vraiment sûr de l’intention du seigneur : s’inquiétait-il pour Ekar ou cherchait-il à savoir si le comte avait l’intention de se servir du jeune homme pour accomplir divers méfaits en son nom ? Hmmm dans tous les cas, il l’avait menacé non ? Ceci il en était sûr, le seigneur l’avait tranquillement, courtoisement et même aimablement menacé. Aucune raison de s’offusquer donc, après tout, il n’était ni le premier, ni le dernier adulte à espérer le mettre en défaut.
Gideon hocha la tête de manière entendue, afin de laisser comprendre qu’il avait perçu le message sous-jacent. Il sourit avec une certaine innocence.
« Oh effectivement ! Je me rappelle bien être l’ami de monsieur Ekar. »
Puis il prit doucement une gorgée et ferma les yeux, comme pour savourer son goût.
Il était l’ami d’Ekar, point. Pas celui du seigneur et c’était ce que cette longue pause signifiait même si rien n’était dit. Gideon savait dans quelle position il se mettait, le seigneur Valézy ne pourrait pas vraiment s’en fâcher, car après c’était le duc et sa sœur qui avait approchés les deux hommes, lui n’était apparu dans la conversation. Et si le comte conservait les politesses à son égard, il pouvait montrer qu’il n’avait l’intention de sympathiser outre mesure, le seigneur irait s’en plaindre au duc si il en avait le cran. Ah, les joies de la hiérarchie alimentaire ! C’était dans ces moments que le comte les appréciait le plus ! D’ailleurs, il n’allait sans doute pas lui reprocher ce qui n’avait pas été dit.
Cependant, ce qu’il aimait davantage, c’était être dans sa spécialité : mettre dans l’embarras. Elizabeth brillait également dans ce domaine cependant Gideon avait plus d’un tour dans sa manche. La cours, avec ses nobles figés dans des protocoles plus rigides que le marbre, s’enflammait si vous bousculiez un tout petit peu les codes. En tout cas juste assez pour vous placer sur la ligne jaune, celle qui faisait encore de vous en gentleman et pas un rustre mais un gentleman dont on se méfiait tout de même. Le duc Akané en jouait parfois. Et honnêtement, Gideon adorait couper l’herbe sous le pied, souvent cela pousser les nobliaux à la faute. Et comme un bon pyromane, il adorait voir le feu monter à leur joue. La panique de ne pas savoir comment réagir et l’embarras dans lequel ils s’entassaient. Et parfois, la honte de s’être laisser prendre au jeu, un soupçon de colère avant que la fumée ne retombe : c’était bien des histoires pour des choses si peu importantes. Cela, c’était l’avantage et l’inconvénient d’être un enfant. On ne le prenait pas toujours au sérieux. Mah, le plus souvent il pouvait tourner cela en sa faveur alors il n’allait pas s’en plaindre.
Gideon posa sa tasse sur la table puis d’un sourire éclatant il se tourna vers le seigneur Valézy. Cet adulte là, était venu chez lui pour essayer de lui remonter les bretelles au pire, s’assurer qu’il ne serait jamais mis dans l’embarras au mieux. C’était assez audacieux de sa part, et à ne pas douter, que seule la position du Lockarth l’empêchait d’agir comme il l’aurait vraiment souhaitait…. Ce qui aurait d’ailleurs permi au comte de mettre plus au clair ses intentions au passage. Cette attitude aurait été grossière dans une autre situation, mais pour une fois, Gideon avait presque envie de le juger téméraire. En tout cas il était tant de voir ce que grand, mûr, raisonnable et sérieux homme majeur avait dans le ventre.
« Quoiqu’il en soit il n’y a rien à craindre monsieur Valézy. Il n’y a aucun risque que je ferai encourir à Ekar que je ne prendrai pas moi-même. Et puisqu’il est incontestable que nos positions diffères sur de nombreux point, il me paraissait évident que lors de nos… il mit deux secondes à choisir un nom adéquate… excursions. Monsieur Ekar comme un ami de marque, soit préservé de tous désagrément dont je suis témoin ou, à mon insu, initiateur. La responsabilité de ma famille jouerait alors immédiatement son rôle. Maintenant… »

Gideon laissa le dernier mot en suspens et se pencha sur la table afin de saisir l’une des trois coupelles destinée à recevoir les douceurs du plateau. Sur celle-ci, il disposa justement ces petits mets sucrés, il avait acheté la plupart, c’était réservé le plaisir d’en cuisiner certains mais cela était son petit secret. La plupart des nobles verraient cela comme un manque de moyens : on offre les gourmandises les plus chères, sans regarder la dépense si on le peut, si on le fait SOIS-MÊME c’était qu’on était rustre...ou pire, pauvre. Mais Gideon aimait la pâtisserie, même si il aimait la cuisine, c’était surtout la pâtisserie qui occupait ses interminables après midi où ne il ne voulait ni coudre ni rien faire. Et par-dessus tout, il aimait regarder les gens se régaler de ses œuvres culinaires. C’était son plaisir secret. Aussi, continuât-il de remplir la soucoupe en reprenant là où il s’était arrêté afin de ne pas être coupé.
« Maintenant, lorsque ma sœur et le duc ont décidé de nous présenter, je me souviens qu’ils ont utilisé les termes d’amis. Les Alqué savent que cela veut dire comme toute grande famille de la cours également. C’est sans doute pour cela qu’ils n’ont pas jugé utile de le préciser. Alors, et pardonnez ma vulgarité si elle vous offense mais, vous pouvez voir cela comme… une clause immuable du contrat. »
Gideon avait gardé le sourire. Il n’avait pas complètement dit la vériter, cette règle changeait à mesure que quelques jeunes familles étaient parvenu à s’anoblir par le mariage ou par d’excellents faits d’armes et celles-ci ignoraient encore beaucoup des règles ni dîtes ni écrites, ce qui leur valait le mépris des familles nobles les plus anciennes.
C’était, implicitement, ce qu’ik venait de faire en parlant de contrat. Davantage en disant que cela était vulgaire. Il avait parlé à Valézy comme un noble le ferait à un bourgeois, en termes marchands. Pire encore en insinuant que la démarche du seigneur trahissait son manque de connaissance et par conséquent, d’éducation. La preuve, c’était lui qui était venu, pas le duc. Gideon avait l’impression d’oublier quelque chose. Hmmmm peut-être qu’il devrait faire attention ? Mah il n’avait pas l’impression d’avoir quoique ce fut d’irréparable pour le moment. Même si sa réponse pouvait sembler violente, elle restait une pseudo réponse face à une pseudo attaque. C’était un échauffement, une gentille joute. Et il voyait Valézy comme un nouveau partenaire de jeu, un sport verbal en somme. Gideon oubliait juste qu’il était parfois le seul à jouer. Mah, il allait faire attention, après tout il n’avait pas non plus envie de se faire taper sur les doigts au retour d’Elizabeth. Et ce Valzy n’avait pas l’air d’être super méchant.
Doucement, il plaça la dernière friandise sur la petite soucoupe et la tendit vers le seigneur. C’était un signe qu’il n’y avait aucune animosité ni antipathie. Enfin, pas encore.

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MessageSujet: Re: Aux palais des délices[PV Ekar]   Sam 16 Sep - 22:41

Valézy

- Oh effectivement ! Je me rappelle bien être l’ami de monsieur Ekar.
La première remarque le fit doucement sourire. Le terme « ami » n'avait pas la même signification pour un noble que pour un roturier. Il liait deux familles ensembles par l'intermédiaire de deux personnes qui n'étaient pas nécessairement de véritables « amis » mais qui entretenaient certains intérêts ou goûts communs.
- Quoiqu’il en soit il n’y a rien à craindre monsieur Valézy. Il n’y a aucun risque que je ferai encourir à Ekar que je ne prendrai pas moi-même. Et puisqu’il est incontestable que nos positions diffères sur de nombreux points, il me paraissait évident que lors de nos… excursions, Monsieur Ekar comme un ami de marque, soit préservé de tous désagrément dont je suis témoin ou, à mon insu, initiateur. La responsabilité de ma famille jouerait alors immédiatement son rôle. Maintenant…
C'était justement les risques ou ces excursions qui les contrariaient. Ils n'avaient pas l'intention de laisser Ekar entre les mains d'un énergumène qui le poussait à un commettre des bêtises ou qui risquaient de découvrir certains « talents » dérangeant pour un serviteur – sans parler de ses pouvoirs. Le petit comte ne pouvait imaginer quel désagrément sa famille devrait à gérer en cas de véritable problème ou quel secret il devrait taire… Ils pourraient très bien se désengager en découvrant certaines d'entres elles et s'en tirer en disant qu'il n'avait pas « signer » pour ça. Valézy l'écoutait attentivement lorsque le garçon commença à remplir une assiette de pâtisseries. Il posa sa tasse et sa coupelle sur la table
- Maintenant, lorsque ma sœur et le duc ont décidé de nous présenter, je me souviens qu’ils ont utilisé les termes d’amis. Les Alqué savent que cela veut dire comme toute grande famille de la cours également. C’est sans doute pour cela qu’ils n’ont pas jugé utile de le préciser. Alors, et pardonnez ma vulgarité si elle vous offense mais, vous pouvez voir cela comme… une clause immuable du contrat.

Valézy plissa les yeux au fur et à mesure de son discours. Le prenait-il pour un benêt ? Gideon n'avait pas encore compris à qui il avait affaire, ni quelles représailles ils pourraient prendre à son encontre. L'ex-voleur observa Gideon et son visage souriant. Il le remercia rapidement en prenant l'assiette et répliqua avec une voix qui laisserait croire au garçon qu'il était irrité par ses paroles :
- Les petites familles aristocratiques aussi utilisent ce terme d'ami pour désigner une relation privilégiée, et comme tout aristocrate qui se respecte, je sais aussi que les partis peuvent se retirer sous un faux prétexte en cas de problème - pouvant entacher leur réputation par exemple – soit en noyant la vérité soit en accusant l'autre famille d'un quelconque méfait. En vue de nos relations respectives, vous avez un avantage dans cette partie, d'autant qu'Ekar n'est qu'un roturier ex-moine.
Il avait dit la dernière phrase comme s'il était ennuyé par cet état de fait et qu'il était toujours gêné d'ennuyer le comte avec son homme de main.
- Il pourrait perdre bien plus que vous en fin de compte, en cas de litige, mais… peut-être usai-je ma salive pour rien et que vous en avez que faire de ce qu'il pourrait lui arriver en tout bon aristocrate que vous êtes.
Il fit un sourire narquois tout en attrapant une pâtisserie pour la manger avec les doigts. Un outrage à la cour. Voulu. Rien que pour insinuer à Gideon qu'il ne se pliait pas à tous les usages de la cour. Et aussi – lié aux paroles qu'il venait de prononcer – qu'il gardait certains usages roturiers ; comme protéger un compagnon de besogne envers et contre tout.
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Gideon
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MessageSujet: Re: Aux palais des délices[PV Ekar]   Ven 22 Sep - 21:43

Gideon ne pouvait pas s’empêcher de sourire en écoutant Valézy. Ainsi donc Ekar n’était qu’un roturier ex-moine ? Il ne connaissait pas beaucoup de roturier envers qui leur seigneur avait si peu d’estime qu’il prenait la peine de se déplacer dans une des familles les plus grandes de la cours pour mettre les choses à plat. Après tout, si vraiment il ne s’intéressait pas à Ekar, ne l’aurait-il pas laisser seul assumer les conséquence d’une amitié désavantageuse ? Blâmant sur lui tous les maux si quelque chose devait se passer afin d’épargner sa propre réputation ? Quitte à le condamner à mort ? Mah, Gideon décida d’être un gentleman, il ne valait guère s’étendre sur le sujet si le seigneur tenait à tant à dissimuler son affection pour son compagnon. Après tout ce qu’ils avaient vécu auparavant les avaient rapprochés au-delà de ce qu’il pouvait imaginer.
Mais ce qui retint l’attention de Gideon ce fut la suite.
Il ne put retenir une expression mi-choquée mi-surprise en voyant le seigneur se servir avec les mains. Aussitôt les yeux de Gideon s’étincelèrent. AHAH ! Comment avait-il osé ? Oubliant tout le reste, le comte observe le seigneur. Troquant un sourire attendri par un sourire distrait. Gideon attarda cette nouvelle lueur joueuse sur son assiette.
Doucement il prit un petit macaron avec deux doigts. Pendant deux secondes, l’idée de le reposer lui traversa et il lutta contre cet endoctrinement dû à son éducation. Ce fut avec une lenteur déterminée que Gideon prit la friandise et la mangea à même les doigts. Tout de suite il chercha Ekar du regard. C’était comme avec le bac d’eau et le vol dans la réserve : il voulait partager quelque chose avec lui. Un peu comme il le ferait avec d’autres ami « Regarde Regarde ! ». Pour le coup, il était presque surpris de lui-même, aussi laissa –t-il poser son index près de sa bouche comme si il n’en revenait pas tout en scrutant la réaction d’Ekar. Et pourtant grand habitué des bêtises, il y avait des protocoles qu’il n’avait jamais transgressé. Surtout pas les manières de la table, après tout, elles étaient ancrées profondément dans l’éducation de chaque noble de la cours et même dans la formation des domestiques du château. De ce fait, dès qu’il capta le regard de l’homme de main, il laissa un petit rire nerveux s’enfuir de sa gorge. La gêne montait en puissance à mesure qu’il se rendait compte qu’il était embarrassé. Graduellement les joues de Gideon rougirent puis ce fut le tour de ses oreilles et bientôt du haut de sa nuque. Instinctivement ses épaules se recroquevillèrent légèrement et il se mordit l’index pour ne pas exploser de rire. Malheureusement, son fou rire commençait à prendre plus d’ampleur, si bien que ses yeux se fermaient presque tellement il les pliait et qu’une perle pointa au bord de l’œil gauche Finalement Gideon plaça la paume de sa main sur sa bouche avant de s’excuser poliment en s’inclinant à Valézy puis retourna en cuisine.
Là bas il se calma. Respira deux fois puis se rendit compte d’un soucis de taille : il n’avait pas répondu au seigneur. Mince, en plus c’était un point qui méritait son attention puisqu’il devait le rassurer sur le fait qu’il n’abandonnerait pas son cher domestique. Bon tant pis, de toute façon cela allait sans doute revenir dans la conversation. En attendant, il se mit à préparer le grand roi de la soirée.
Le gajo était confit au sucre et au poivre. Il le coupa en lamelle plus ou moins large. Sur les assiettes, il disposa des lamelles de citron ainsi qu’un petit bain de chocolat noir au piment de Slamaran. C’était un piment profond en arôme avec l’avantage d’être peu pimenté justement, il ne piquait presque pas. Avec ceci, il disposa trois coupe de Champagne d’Arisfold, du duché d’Arisfold dans la région de Trocken. C’était, et de très loin, le meilleur champagne du royaume. Mettre la main dessus sans mettre au courant son tuteur n’avait pas été sans difficulté, mais il devait avouer que cela valait le coup.
Un festin de roi, après tout, c’était ce qu’il avait promis.

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Aux palais des délices[PV Ekar]

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