Le Royaume d'Ekiard

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 Tant va la cruche à l'eau ...[PV Sayanel <3]

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Edelweiss
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MessageSujet: Tant va la cruche à l'eau ...[PV Sayanel <3]   Jeu 7 Sep - 19:30

-Tout est prêt ?

-Oui, Edel, on attend plus que le maitre, répondit un domestique à l’oiseau.

Ce dernier hocha la tête, un sentiment étrange étreignant son cœur en cette aube incertaine. Il ferait beau aujourd’hui, bien que la nuit était encore fraiche, l’air apportait avec lui une promesse que ceux qui savent écouter peuvent décoder.
Malgré l’inquiétude qui le berçait, Edel ne pouvait empêcher son cœur de battre la chamade. Il partait en mission.
Juste cela ?
Non.
Il partait en mission AVEC son maitre.
L’hybride ignorait de quoi il retournait (comme si un simple domestique pouvait être tenu au courant de détails d’une mission top secrète avant l’heure du départ) mais il s’en fichait. Il partait avec l’Evelyne.
Le duo ne serait malheureusement pas seul, Edel ne pourrait alors pas servir d’exécutoire à n’importe quel moment et l’ange ne savait pas s’il devait s’en réjouir. Une partie au fond de lui était soulagée de ne pas avoir à subir le fouet, mais était-il seulement intelligent de songer que des témoins empêcheraient le seigneur d’agir sur lui ? Peu probable.
Et puis, qui disait défouloir disait... le pioupiou secoua brusquement la tête, empêchant le rouge de lui monter aux joues de si bonnes heures.

Pire encore, si le maitre ne pouvait se défouler quand cela lui siérait, alors ceux qui subiraient sa frustration y gagneraient de terribles châtiments. L’oiseau frissonna, invoquant les dieux d’être cléments pour ces derniers…se proposant à leur place si le prix du sang était exigé.
Boutonnant le dernier bouton de sa tenue, l’hybride ajusta ses manches et rentra à pas de velours dans la chambre – encore sombre – du seigneur. Ses vêtements étaient préparés, l’homme n’avait plus qu’à ouvrir les yeux, manger, se préparer et donner le signal du départ :

-Mon seigneur ? appela-t-il d’une voix tendre, le monde n’attend plus que vous.

Nul pression dans sa voix, ni incitation à se dépêcher.
Les faits étaient là.
Les domestiques attendaient le bon plaisir des nobles et M.Evelyne était un noble. Tous tournaient autour de lui.
Un plateau fumant de divers mets se dressaient non loin du lit, n’attendant que des ordres pour être servis tandis que le soleil se levait paresseusement.


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Sayanel
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MessageSujet: Re: Tant va la cruche à l'eau ...[PV Sayanel <3]   Lun 11 Sep - 3:28

Hj- C'est un peu long mais comme ça tu pourras jouer aussi ;3

Ils criaient. Leur voix s’enrayaient et bientôt leur gorge sèche ne pourrait plus émettre de son. Non pas parce qu’ils n’auraient plus mal, mais parce qu’il était humainement impossible d’hurler jusqu’à la mort. Il n’y a pas pire trahison que celle du corps. Ils tentent par tous les moyens de se défaire de leurs liens. Leurs poignets et leurs chevilles en saignent. Alors qu’ils tordent tous leurs muscles dans cet unique but : l’illusion de la liberté, et celle de pouvoir faire quelque chose. Parce que, quand bien même, ils se libèreraient, que pourraient-ils faire ? Il était trop tard, plus rien ne pouvait défaire la machine en marche. Ils ne pourraient jamais inverser la tendance et ils n’étaient désormais plus rien d’autres que ce que LUI voudrait. Le moment où ils avaient croisé sa route il avait été trop tard…
Sayanel se réveilla doucement.
Il ouvrit un œil avant de le refermer. Il était dans sa chambre. Ils n’étaient pas encore partis puisqu’ils partaient aujourd’hui. Le seigneur bailla avant de s’assoir sur le lit. Il avait fait un beau rêve mais en voyant Edel il remarqua une chose : il n’avait pas vu leur visage. Évidemment, c’était un rêve, ses victimes étaient anonymes, cependant il nota dans sa tête de ne surtout pas oublier de marquer leur visage dans sa mémoire. Histoire qu’il puisse s’en servir plus tard. Sentant son érection frémir, Sayanel observa Edelweiss afin de peser le pour et le contre… Non, le monde l’attendait comme le lui avait fit remarquer le domestique. Il lui fit signe de ramener le plateau sur le lit et ceci fait il se commença son déjeuner.
« Bien, récite moi les évènements de la journée. »
Il écouta Edelweiss d’une demi-oreille. Il s’agissait plus de le faire répéter qu’autre chose, surtout afin de s’assurer que le domestique savait de quoi retournait cette journée. Après tout c’était leur première sortie ensemble depuis…. Un moment. Le noble se leva dut lit sans prévenir et parti se préparer après avoir ordonné à l’ange de vérifier que tu fut prêt pour leur départ. Simple formalité, évidement Edelweiss l’avait déjà fait quatre à cinq fois avant d’être venu le réveiller. Cependant, pour le bain il voulait être seul. Il souhaiter pouvoir imaginer la scène à nouveau avant d’enfiler le costume de « seigneur Evelyne » une fois dehors.
Une famille, cinq personnes. Le père, la mère, deux filles et un fils. Il n’était sûr de l’âge des enfants, une adolescente, une pré-ado et un tout petit de mémoire. C’était le plus jeune qui avait éveillé la curiosité, il semblerait que ses yeux puissent changer de couleur selon ses humeurs… Entre autre. C’était sans doute une particularité de son pouvoir, en grandissant il pourrait faire d’autre chose et le dissimuler comme le faisait le reste de sa famille. Sayanel passa l’eau chaude sur tous ses muscles. Honnêtement, que le petit fut le seul mage de la famille, le seigneur s’en fichait. Il avait reçu l’ordre de tous les exterminés et il n’allait pas se gêner. Sayanel termina de de se savonner, rincer puis se débarbouilla le visage. Le père était paysan, il élevait également des poules. Sa femme et ses filles, transformait les restes de blé en pain, et les œufs invendus en d’autres petites sucreries à vendre sur le marché. Une vie bien modeste en somme. Sayanel prit le temps de sécher avant de mettre son dessous d’armure. Apparemment ils n’avaient jamais eu de problème, ni avec les autorités, ni avec le voisinage, mais ils avaient toujours vécu entre eux. Souvent ils allaient voir de la famille dans un autre village. Enfin c’était ce qu’ils disaient… Sayanel finit de mettre de ses chaussures et s’attaqua à ses cheveux. En tout cas, pour lui, cette « famille dans un autre village », était peut-être un prétexte pour rencontrer d’autres mages. C’était à creuser, c’était d’ailleurs, la parfaite excuse pour jouer un petit peu. Ah, il devait s’assurer qu’Edel était bien allé cherché l’huile au marché. Il avait oublié de le lui rappeler. Sans ça, ce serait beaucoup moins marrant et il serait obligé d’improviser une partie. Rien que d’y penser il était agacé. Cela faisait longtemps que lui et ses hommes n’avaient pas eu un si bon terrain de chasse alors il n’allait pas gâché la partie avant même qu’elle ne fut commencée ! Non, il avait confiance, Edel n’avait pas oublié. Sinon là il allait s’énerver.
Sayanel avait finit de se préparer.
Il n’avait rien fait d’extraordinaire. En vérité sa tenue pouvait presque paraître négligée, une tresse, une armure de cuir. Elle était efficace. Ils en avaient pour toute la journée à cheval pour y aller et bien sûr, extorquer l’information allait lui prendre quelques jours peut-être.
Sorti de sa chambre, Sayanel fit un signe de tête à Edel pour lui dire qu’ils se mettaient en marche. Ainsi ils avancèrent en silence jusqu’au point de rendez-vous. Ce en fut que lorsque Sayanel eu Lionwhite dans son champs de vision qu’il se rappela quelque chose et se retourna vers Edel, un instant surpris :
« Edel, tu n’as pas oublié ce que je t’ai dit de prendre n’est-ce pas ? »
L’huile ? Sayanel n’eut pas le temps de lire l’expression de son domestique que son homme de main vint l’interrompre. Lionwhite. Ancien mercenaire, Lionwhite avait d’abord payé une dette d’honneur auprès de son père avant de finir à son service, par… inclination. Les deux hommes s’étaient trouvés presque comme un conte de fée et leurs chemins continueraient sur la même route tant qu’ils partageaient les mêmes intérêts. Ni plus, ni moins.
« Mon seigneur. »
Il fit une révérence devant Sayanel et hocha la tête à Edel. Bon ils n’auraient pas le temps d’en parler plus. Sayanel retenu son agacement. Tant pis, ils verraient plus tard. Ils étaient combien déjà ? 6 en comptant Edel ?
« Edelweiss, je vous veux à trois aux marché pour récupérer la femme et les enfants. Pas un seul ne vous échappe c’est clair ? Et tu restes discret. Lionwhite nous nous rendons sur place pour arrêter le reste. Je veux tout le monde à la forêt ce soir c’est clair ? »
Sayanel regarda les deux hommes tour à tour. Il n’y avait pas de raison que les choses tournent mal, aujourd’hui était un jour comme les autres pour le citoyen lambda et d’après les informations la famille suivaient son habitude. Le seigneur se dirigea, suivit d’Edel et Lionwhite, aux écuries pour prendre son cheval.
Que la partie commence.

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"Aucune chasse ne vaut la chasse à l'homme, et ceux qui ont longtemps chassé des hommes armés, qui ont aimé ça... ne trouvent plus jamais saveur à autre chose" - Hemingway

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Edelweiss
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MessageSujet: Re: Tant va la cruche à l'eau ...[PV Sayanel <3]   Sam 16 Sep - 13:05

Edelweiss s’était exécuté sans la moindre hésitation. Il ne connaissait pas les détails, tenant et aboutissant de la mission, mais les grandes lignes lui étaient acquises. .. ne serait-ce que parce  qu’il avait reçu ses ordres du seigneur Evelyne lui-même.
La suite se déroula dans cette espèce de précipitation paresseuse qui précédait un départ en voyage. Le maitre se préparait tandis que l’oiseau vérifiait mentalement et physiquement pour la énième fois que tout était prêt, que rien n’avait été oublié et qu’il ne serait nul besoin de faire demi-tour pour combler les envies du noble. En effet, outre la nécessité et l’embarras que pouvait provoquer l’absence d’éléments indispensables à la mission, l’hybride n’avait aucune envie de décevoir son seigneur. Encore moins de subir sa colère qui – il le savait – pouvait être terrible dans ce genre de situation.
Son propre sac de voyage était prêt depuis fort longtemps, vérifié au moins dix fois depuis ces deux derniers jours, mais pourtant il recommença pendant que l’eau soyeuse accueillait le corps d’apollon de l’Evelyne.

Enfin le duo descendit et se mêla au reste des serviteurs qui – houspillés autant qu’Edel en était capable – tâchaient de répondre aux exigences énoncés quelques heures plus tôt. L’oiseau les balaya du regard. Tout semblait en ordre :

-« Edel, tu n’as pas oublié ce que je t’ai dit de prendre n’est-ce pas ? »

Le poupiou aurait pu prendre une mine interloquée si la hiérarchie n’était pas si ancrée dans son esprit. Une telle question prouvait d’ailleurs à Edelweiss l’importance que revêtait l’objet à ses yeux, mais il n’eut pas le temps de le rassurer sur ce sujet. Damne ! Ce Lionwithe n’avait-il donc aucun respect pour la parole de son seigneur ?
Le regard des deux hommes se toisèrent un instant. Si le regard du lion blanc se fit dédaigneux, l’hybride savait fort bien ne pas être en position de lui rendre la même, aussi tenta-t-il de rester le plus neutre possible. Tentative facilité par le salut poli et marqué qu’il lui rendit :

-« Edelweiss, je vous veux à trois aux marché pour récupérer la femme et les enfants. Pas un seul ne vous échappe c’est clair ? Et tu restes discret. Lionwhite nous nous rendons sur place pour arrêter le reste. Je veux tout le monde à la forêt ce soir c’est clair ? »

De nouveau l’oiseau s’inclina, plus profondément, plus généreusement, marquant avec ce qu’il fallait de subtilité la différence de statut entre l’homme de main et le noble aux milles joyaux.

Le début du voyage se déroula de manière commune, la direction était la même après tout, puis dans un silence entendu, le groupe se scinda en deux ; Edel en tête.
Les sabots des chevaux dansaient sur le sol dur qui menait au village. Leur bouche tirait sur leur filet, cherchant à prendre le mors aux dents pendant qu’ils filaient tel le vent sou les arbres. Le trajet ne serait guère long, pourtant l’hybride refusa se loisir de vitesse. Plus un cheval s’envolait vers l’horizon, plus le contrôle était difficile à récupérer, et il ne fallait pas perdre de vu le facteur discrétion qui serait vite éventé par l’arrivé de trois furies lancé à toute allure. Le trio commença donc à ralentir avant de voir le village, trottinant comme de vulgaire voyageur dont la cape sombre et de facture moyenne dissimulait sans mal un équipement bien plus inquiétant pour un habitant lambda.
Ils mirent pied à terre, flânant parmi les étals comme des voyageurs curieux savourant une courte pause durant leur périple.
Une femme, deux filles, un garçon.
Des vendeurs de pains, d’œufs et de sucrerie. Une vente diversifiée suffisamment originale pour qu’Edel et ses acolytes n’aient pas besoin d’interroger les autres marchands pour trouver leur cible. Ils marchèrent donc, observèrent, feintèrent un quelconques intérêt pour les marchandises présentées ça et là, puis enfin, l’albinos pointa du menton un étal en fin de rue.
Elle était là-bas.
Brune, plutôt passable, mais avec un éclat dans les yeux qui la rendait intéressante, l’oiseau sut que c’était elle alors qu’elle offrait un paquet de bonbons contre quelques pièces de cuivre à un enfant qui rejoignit sa mère tout sourire. Le cœur d’Edel se serra, cette femme n’avait pas vraiment l’air dangereuse, méritait-elle le sort qui l’attendait ?
Elle se retourna, interpellant sa plus jeune fille se chamaillant avec le fils pendant que l’ainé – modèle réduit de la mère- prenait instinctivement la suite de la vente.
Ne se pressant pas plus, les hommes parvinrent finalement à leur hauteur où ils marquèrent un arrêt pour admirer les plats à l’odeur alléchante :

-Combien pour le pain ? Demanda finalement l’oiseau.

-5 pièces de bronze monsieur, répondit la femme en lui souriant.

L’hybride lui tendit la monnaie, en arracha un bout et le mâchouilla avec prudence. Le gout avait beau être appréciable, il était peu recommandé de manger en cette situation.

-Ho ! Il y a des bonbons aussi ! S’exclama l’un des hommes qui l’accompagnait, j’ai un fils moi aussi, dit-il en désignant le bambin derrière elle, il sera ravis si je lui en ramène un peu !

-3 pièces de cuivre un paquet, 5 si vous en prenez deux.

-C’est une affaire ! Je prends ! T’en veux un gamin ?

Le petit le regarda plein d’espoir. Quel enfant refuserait un bonbon ?
Edel l’observa, le plan se déroulait comme prévu et seul ceux qui savaient auraient pu voir le soldat rajouter une étrange poudre dans le paquet qu’il ouvrait, avant de le tendre au petit :

-Tournée générale ! Z’en voulez m’mdame ?

Cette dernière essaya de refuser, mais il était difficile de se dérober devant l’insistance joyeuse du soldat et après avoir vu ses deux compagnons se servirent à leur tour, elle abdiqua :

-Venez mesdemoiselles ! C’est le monsieur qui offre, ajouta Edel en désignant son coéquipier.

Ces dernières ne se firent pas prier et elles s’emparèrent du présent avec une avidité qui témoignait de leur gout pour le sucré.
Le troisième soldat engagea alors une conversation anodine sur la vie au village, la pluie et le soleil…juste le temps de les voir commencer à piquer du nez. La femme – bien que ne comprenant pas la situation – sentit cette défaillance :

-Excusez-moi messieurs, je vais devoir y aller.

Ils hochèrent la tête, compréhensif et s’éloignèrent doucement.
La paysanne ramassa ses produits, ses enfants, et prit la direction de sa maisonnée. Il ne fut guère difficile pour le trio de rattraper la famille et tandis qu’Edel la soutenait par l’épaule, il lui murmura au creux de l’oreille sans qu’elle n’ait la force de se dégager, ni d’appeler à l’aide :

-Nous allons vous aider.

Les soldats s’occupèrent des enfants et prirent la direction voulue. Les captifs recouvreraient leur force peu après leur arrivée et si les besoin s’en faisait sentir, l’oiseau avait à porté de main des colliers anti magie qui les calmeraient à nouveau. La poudre était efficace, mais la quantité faiblarde, mélangée à un puissant sédatif en limitait l’efficacité.


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