Le Royaume d'Ekiard

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 Akané, Le retour d'un mort (terminé)

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Akané
Neutre


Féminin
Emploi ou situation : duc
Localisation : château


MessageSujet: Akané, Le retour d'un mort (terminé)   Mer 24 Aoû - 23:33



Le retour d'un frère, d'un fils










Nom : Alqué
Prénom : Akané
Date de naissance : 26 siram 1532
Age : 20 ans (mais il paraît plus âgé : 23-24 ans)
Race : humain
Sexe : mâle
Pouvoir : aucun
Rang : Noble, Chevalier
Groupe : Officiellement ? Anti-mage ; En Réalité, il est plutôt contre la politique royale.

Famille : fils du duc d'Askin, nommé Almara Alqué et de la duchesse Safir Alqué qui furent proches de l'ancien roi, et beaucoup moins de l'orgueilleux et sombre roi actuel. Almara soutient la politique royale, bien qu'il la trouve de plus en plus inflexible. Ils ont un second fils, un fils aîné dont ils sont peut fier :
Miyazé Alqué, 23 ans, humain, héritier ducal :
 


Physique
Akané est svelte et grand, le corps bien fait et musclé. Son visage inexpressif laisse penser qu'il n'a aucun sentiment ni opinion – ce qui est loin d'être le cas. Ses cheveux sont noirs et plein de reflets, longuement entretenus. Ils descendent jusqu'aux hanches dans une cascade légère que pourrait lui envier certaines femmes. [C'est une tradition familiale qui remonterait à bien avant la grande guerre.] Attaché en queue de cheval mi-haute, c'est cheveux tombent souplement jusqu'à la taille.
Ses yeux d'un marron clair, presque jaune, lui donnent un regard énigmatique et inquiétant. Ce ne sont pas ceux d'un jeune homme, mais d'un homme mur, comme s'il avait vécu des heures trop sombres.
D'ailleurs, les cicatrices qui lui parcourent le corps en sont la preuve incontestable. Et celles qui lui entravent le dos encore plus. Car, si personne ne s'étonnera de voir quelques cicatrices sur la peau d'un jeune noble - la chasse et l'entrainement au combat aidant - il n'en va pas de même pour les cicatrices laissées par des coups de fouet ! Ce ne sont que les vauriens et les voleurs qui ont le droit à un tel traitement, sur ce continent ou sur les autres. Aussi, Akané les cache-t-il pour éviter le scandale. Il ne mettra au courant que son père et son frère, épargnant sa mère.

Akané a toujours été prodige en combat. Il bat à plat de couture les personnes de son âge, et en bat beaucoup qui ont quelques années de plus. Bien sûr, l'expérience jouant dans la balance, plus l'âge de ses partenaires avancent moins il a de la chance de gagner. Pour vous faire une idée plus précise, il doit être au niveau d'un noble ayant reçut une bonne formation âgé de 24 ans.
Son arme de prédilection est l'épée, qu'il manie très bien au nombre de deux. Viens ensuite, la dague, le poignard, et enfin, l'arme d'Hast qu'il apprend encore à manier.
Ex-voleur, il sait ouvrir les portes fermées, ouvrir quelques coffre-forts ou voler à la dérobé. Ce genre de petites chose que font les voleur, quoi ! Il sait aussi escalader les façades de bâtiments, marcher silencieusement.

Au niveau vestimentaire, notre prince préfère les habits simples et confortables, bien que de bonnes factures. Il ne s'habillera selon l'étiquette que pour les cérémonies officielles.


** Histoire **

Ses origines

Avant de parler de la naissance d'Akané, il convient de remonter à deux générations en arrière. Son grand-père, Franz Alqué, alliés du roi Cuduord, tissa des liens avec le royaume lointain de Fontegür, afin d'aider le nouveau royaume. Content de ce commerce croissant, le roi de Fotegür envoya des ambassadeurs auprès de Cuduord, et vis-versa, ainsi que des cadeaux somptueux, dans le but de signer un traité commercial. Le roi n'ayant pas d'héritier, ce fut au fils aîné de Franz que revient l'épouse : la princesse épousa donc Almara Alqué dés qu'il fut majeur, en l'an 1527.
Le traité existe toujours. Mais depuis le début l'époque de Cuduord, les ambassadeurs envoyés au roi d'Ekiard sont "testés". Et ceux à chaque fois qu'ils pénètrent aux château, combien même viennent-ils pour la dixième fois ! Ceci incommode les ambassadeurs, et certains préfèrent même laisser leur place à d'autres pour leur second voyage.

Pendant que les liens commerciaux s'approfondissaient entre les deux royaumes, Ekiard prospérait et Safir mit au monde un premier fils, qu'ils appelèrent Miyazé.
Akané vit le jour la même année que la mort du roi. Si il était trop jeune pour s'en souvenir, Miyazé se souvient des longs jours passés loin de chez eux, chez un oncle de leur père, et encadré d'une profusion de gardes.
Leur mère, de plus en plus nostalgique de son pays, leur racontait les histoires et les légendes de chez elle. Des légendes bien différentes de ceux d'Ekiard, fait d'actes héroïques et de grandes guerres où les mages n'avaient pas toujours le mauvais rôle.

Avec l'arrivée de la nouvelle lignée royale, que leur père avait contribué à mettre sur le trône, ils purent retrouver leur château. Miyazé eut le droit à des précepteurs et un maître d'arme, alors que son frère crapahutait encore dans les jupes de sa mère.


Son enfance

Akané se montrait plus turbulent que son frère, plus sûr de lui et plus agile aussi. Alors que ses mœurs laissaient à désirer, il monta à cheval plus tôt que son frère, et voulu apprendre à manier l'épée avant d'en avoir l'âge. Il se montra très doué dans ce domaine et ses parents pouvaient enfin être fier de lui.

Si Akané voulu apprendre l'art de la guerre si tôt, c'était surtout pour imiter son frère et passer plus de temps avec lui. Les deux frères s'entendaient bien même si leurs centres d'intérêts divergeaient. Miyazé apprenait les armes parce qu'il le devait et non pour se distraire, préférant les études aux combats. Mais, c'était bien le seul à ne pas le gronder et rouspéter, même s'il arrivait qu'il lui fasse de menus reproches. Ses parents, ses précepteurs et leur gouvernante n'arrêtaient pas de leur côté.
Heureusement que son maître d'arme ne tarissait pas d'éloge sur lui, ce qui rendait peu fier son père.

Les années passèrent tranquillement, jusqu'à ce qu'Akané prenne conscience qu'il restait moins d'un an avant que Miyazé parte pour la cour. Il était contre, mais personne ne voulait l'écouter, ni ses parents changer d'avis. Akané cessa de faire des efforts dans ses études ou tout autre chose. Bien sûr, il ne tarda pas à avoir des problèmes. Alors, il en fit le minimum pour avoir la paix.
Miyazé essaya de lui parler, pour qu'il change de comportement, mais Akané savait très bien qu'il n'obéissait qu'à leur père. Un père souvent absent, souvent à la cour, loin d'eux et de leur mère. Miyazé fit en sorte d'adoucir son départ. Les premiers temps, il fit de fréquents aller-retours pour aider son frère à supporter son absence.

Ce fut une période dure et délicate. C'était comme si le cœur d'Akané se déchirait à chaque nouveau départ de son frère. Il se demanda presque s'il n'aurait pas fallu un départ froid et brutal plutôt que... ça ! Mais lorsque Miyazé rallongea ses absences, il changea d'avis. Il reprit même du baume au cœur en sachant que, de plus en plus, c'était lui qui devrait faire des aller-retours pour la capitale.

Akané se rendit rapidement compte que Miyazé s'était construit une nouvelle vie à la cour.Il s'était fait des amis, des garçons d'un peu près son âge avec qui il étudiait ou s'entraînait. Des  personnes comme lui qui finissait leur formation chez le souverain. Son aîné avait changé, il paraissait plus fier, plus sûr de lui.
Plus le temps passait et plus Akané désespérait de retrouver le frère qui l'avait quitté et qui semblait l'avoir oublié. Il enviait ses nouveaux amis qui pouvaient le voir tous les jours, qui pouvaient s'entraîner et s'amuser autant qu'ils voulaient avec lui.
Le garçon était jaloux.

Quelques semaines avant son douzième anniversaire, Miyazé lui fit la surprise de venir passer quatre semaines entières avec lui. Bien que trois de ses amis l'accompagnent, l'été se profilait avec plein de promesses. Ce fut la période la plus heureuse de sa vie : il avait retrouvé son frère. D'autant plus que les amis de Miyazé devinrent bientôt les siens.
Ces garçons qu'il avait tant détester l’adoptèrent immédiatement. Ils avaient tant entendu parlé de lui qu'ils avaient l'impression de le connaître, et surtout, ils découvrirent que Miyazé ne leur avait pas menti. Akané était si bon à l'épée pour son âge qu'il les dépasserait tous un jour ! Pour le moment, la différence d'âge du à l'adolescence jouait en sa défaveur.

Après ces menus vacances, Akané entra officiellement à la cour son frère et leurs amis.
Malheureusement, passer quelques jours au château d'Ekiard se révéla bien différent que d'y vivre. Il fallait respecter les codes, les règles de politesse et de bienséance. Si l'on lui avait accordé quelques écarts de conduite du à sa jeunesse, maintenant qu'il était membre de la cour, il en allait tout autrement. Ses erreurs retombaient sur la réputation de sa famille. Son précepteur le réprimandait souvent sur un petit détail compliqué dont il ne voyait absolument pas l'utilité mais qu'il devait accomplir.
Il prit alors conscience d'une amère vérité. Un jour, Miyazé se fâcha contre lui après une énième entorse à l'étiquette. Lui si clame à bien des égards, prononça des paroles dures qui ne lui ressemblait pas; il en avait assez de son comportement désinvolte, de devoir présenter des excuses aux autres familles de la cours et même à leurs amis. "Change de comportement ! Tu n'es plus un enfant !" Alors, Akané comprit. Oui... il comprit que Miyazé, son frère adoré, avait cela sur le cœur depuis longtemps. Et Akané se rappela qu'il serrait les mâchoires ou détournait la tête lors de ses écarts de conduite, ou lorsqu'il se faisait rabroué. Il désapprouvait son comportement depuis bien longtemps. Il l'avait fait souvent. Trop souvent dans le passé. Et il n'avait rien comprit ! Jusque là.

Vexé de s'être laissé mener en bateau par son frère, il ne changea pas son attitude. Il fut presque soulagé de voir que les cours qu'ils avaient en commun diminuaient comme neige au soleil. (Du moins au début.)
En tant qu'héritier du duché, Miyazé se devait de connaître la politique, la diplomatie et devait approfondir ses connaissances en géographie et en histoire. De ce fait, il s'entraînait moins au combat, alors que pour sa part Akané n'en avait que davantage.

Le garçon de douze ans s'éloigna de leurs amis communs pour fréquenter de jeunes nobles qui n'en avaient que faire des études et des bonnes mœurs. Ils commencèrent à faire les quatre-cent coups ensemble.
Après les avertissements répétés et nourris de son entourage, l'on préféra l'éloigner de la cour. Il faisait trop honte à sa famille. Un garçon de Très bonne famille se devait de mieux se tenir !
Cet exile n'arrangea rien.
Ses parents cherchèrent donc une autre solution. Ils décidèrent finalement de l'envoyer en voyage initiatique... mais où l'envoyer ? Lui faire faire un tour du continent ? Et... pourquoi pas l'envoyer chez son grand-père, le roi de Fontegür avec la prochaine expédition ?
Le problème étant qu'au royaume de Fontegür, la magie était autorisé, ce qui faisait peur à Alamara et ses proches.
Akané eut treize ans. Son frère lui manquait terriblement. Il promit de faire un effort, de mieux respecter les règles de la cour, mais ses parents l'envoyèrent chez un autre de leurs amis sans qu'il ne revoit son frère.

Ses parents laissèrent se retrouver leurs deux enfants à la majorité de Miyazé. Akané fut soulager de voir que leur relation était redevenu la même, bien qu'il connaisse maintenant les véritables pensées de Miyazé.
Safir avait eut le temps de convaincre son mari d'envoyer Akané chez elle, et d'en référé à son père, le roi de Fontegür, ainsi qu'à son frère qui allait le prendre sous sa tutelle.
Ce voyage ferait mûrir Akané. Il rencontrerait d'autres gens, il serait comme leur émissaire auprès du roi de Fontegür avec il continuait d'avoir de fructueuse relation commerciale. Ce serait une marque de respect et d'amitié que d'envoyer un enfant de leur pays chez le leur.
Les deux frères furent mit au courant de ce voyage quelques jours avant le départ. Le voyage durerait trois ans, le temps qu'Akané murisse et devienne majeur.


Nouveaux horizons

On confia le jeune rebelle à un nouveau maître – originaire de Fontegür. Sano Deï Lacq avait fait le voyage à le demande de son souverain pour prendre en charge Akané, si ses parents acceptaient qu'il devienne son tuteur le temps du trajet.

Dans les premiers temps, Akané ne se dérida pas et refusa tout ce que lui proposait son nouveau maître. Le voyage en calèche prit déjà plus d'un mois. L'ennui le gagnant, il se mit d'abord à écouter les histoires de Sano d'une oreille distraite, à écouter le nom des plantes et à les retenir malgré lui, ainsi que l'histoire de la province où ils se rendaient.

Le voyage en bateau dura encore plus longtemps. Ils mirent des semaines à revoir la terre, et cette étendue d'eau ne rassurait pas le jeune duc, qui était déjà nostalgique de son pays.
Akané décida un jour à poser des questions à Sano, et à répondre aux siennes. Ils se mirent d'accord sur un calendrier d'étude. Il passait sont temps à lire et apprendre des leçons le matin, puis à manier l'épée et tout ce qui il y avait sur un navire. Il apprit progressivement la langue de la province qui allait l'accueillir. La langue maternelle de sa mère, une langue qu'il ne lui avait jamais entendu parlé. Il se rappelait à peine des histoires qu'elle lui avait raconté lorsqu'il était petit. Que sa famille lui manquait !

Le roi de Fontegür et sa famille lui firent bonne accueil. Il découvrait avec curiosité et émerveillement le pays de sa mère, ses coutumes, ses vêtements, ses habitants. Eduqué dans la peur des mages, il eut beaucoup de mal à s'habituer à leur présence au château. Ils n'étaient pas très nombreux. Deux médecins, quelques soldats qui s'entraînaient à jouer de leur pouvoir dans la cours des gardes. Ici aussi les mages avaient le droit à la défiance et aux préjugés, mais ils avaient aussi droit à une sorte de respect qu'Akané ne pouvait comprendre.
Le jeune homme trouvait ça incroyable, improbable et... terrifiant ! Pourtant, son maître l'avait prévenu; ils avaient passés des heures à en parler. Mais il n'aurait jamais pensé qu'ils seraient véritablement libre d'aller et venir au palais du roi !

Son oncle, qui était le frère ainé de sa mère, s'occupa de lui comme un de ses propres fils. Ici, Akané n'avait nul envie de décevoir ou de désobéir. Il s'intégra facilement parmi les jeunes nobles, adoptant leurs mœurs et leurs manières de parler. Même s'il avait du mal à ne pas lancer des regards apeurés ou suspicieux aux mages qu'il croisait.
Akané avait commencé une correspondance nourrie avec son frère. Il lui racontait tout ce qu'il vivait, à commencer par la présence des mages si près du souverain, leur grand-père. Leur discussion était haché, mais Miyazé s'inquiétait de la présence des sorciers. Akané lui assurait qu'il restait sur ses gardes, et qu'aucun ne l'approchait. Et que loin des monstres qu'on leur avait décrit, ils évoluaient dans le château librement et se comportait comme tout à chacun. Avec déférence, hypocrisie et courtoisie. Mais Miyazé lui recommanda rapidement de ne plus en parler. Chez eux, la famille royale avait été décimé. Ralph, seul survivant de la famille était monté sur le trône et la situation restait tendu. Tous devaient montré sa loyauté au nouveau roi et, puisque c'était des mages qui avaient tué la famille royale, leur correspondance - si elle tombait entre de mauvaises mains - pourrait paraître suspecte. Akané obéit et parla donc d'autres sujets, bien plus intéressant.

Mais le royaume de Fontegür avait ses propres problèmes. Un coup d'état avorté s'était produit contre le roi lors de ses déplacements. Les coupacles étaient activement recherché, et la guerre civile éclata.
Akané était persuadé que les mages avaient fait le coup. Mais, on lui assura, à son plus grand étonnement, qu'il s'agissait d'un seigneur bien humain, le frère du souverain actuel, qui revendiquait la couronne.
Akané parla de la guerre à son frère et de l'ambiance étrange qui régnait au château. Tout le monde vaquait à ses occupations, mais les discussions étaient tournée vers la guerre et les gardes avaient doublé leur effectif et partaient plus souvent en mission qu'auparavant.
La question de son retour ne se posait pas au début, mais après l'assassinat de son père, son oncle qui montait sur le trône, préféra le renvoyer chez lui.

Il quittait donc – presque à regret – la capitale exotique à laquelle il s'était habitué. Mais la joie qu'il ressentait à l'idée de revoir son frère et son pays natal était sans borne. Il rentrait chez lui ! Et moins d'un an s'était écoulé depuis son arrivé !
Akané s'étant assagit, il allait pouvoir réintégrer la cours d'Ekiard.


Voyage de retour

Les premiers jours du voyage se déroulèrent sans encombre jusqu'à ce que Sano le réveille au beau milieu de la nuit. Les rebelles étaient après eux et, pour être plus exacte, venaient pour l'enlever. Le neveu adoré du roi, fils de leur princesse, valait son poids. Il pourrait faire pression pour lui pour atteindre le roi. S'échappant par les toits, puis dans des rues de plus en plus étroites et pauvres, Akané et son protecteur réussirent à s'en sortir vivant. Cependant, les braves gardes qui les avaient accompagné eurent moins de chance. Ils furent tué ou emprisonné pour l'être.

Le jeune noble se retrouvait donc seul avec son maître, seul, dans les rues étroites d'une ville inconnue. Il se demandait comment ils allaient faire pour s'échapper et ne pas être capturé à leur tour. Mais Sano semblait savoir quoi faire. Il entra par effraction dans une maison et, sans réveillé ses habitants endormis dans leur chambre, leur vola des vêtements.
Les vêtements étaient un peu trop grand pour Akané, et de mauvaises qualités. "Dois-je vraiment porté cela ?" demanda-t-il. Sano le regarda avec une rudesse peu commune et attrapa les vêtements pour lui mettre sous le nez. "On dit, J'dois met'e ça ? Si tu parles ainsi dans la rue, nos ennemis vont nous retrouver ! Tu veux finir comme tes gardes, c'est ça ?" Akané écarquilla les yeux, le ventre se nouant que davantage. Le souvenir de leur capture et leur fuite soudaine était encore bien présente dans son esprit. Vive comme une brulure incandescente. Et il avait peur. Ce qui n'était pas une mauvaise chose. Sano lui avait souvent répéter que la peur maintenait en vie, mais qu'elle ne devait pas vous paralyser lors d'un combat, sinon c'était la mort assuré. La peur maintenant les sens en éveil.
"Evite de parler, ce sera mieux ! Ton langage te trahira ! Et ces cheveux, il faut les couper !" Sur ses mots, Sano tira son poignard et s'approcha. Akané essaya de se défilé, mais chargé de ses nouveaux vêtements, il ne put repoussé son maître qui lui coupa sans ménagement ses longs et beaux cheveux noirs. "Mais ça ne va pas ? s'écria-t-il. Qu'est-ce qui..." Il se retrouva avec ses mèches de cheveux coupés dans la figure. Sano appuya si fort qu'il perdit l'équilibre et se retrouva appuyer sur le mur derrière lui. "Je n'irai pas par quatre chemins ! Je dois te garder en vie et je ne supporterai aucun simagrée ! Tu peux te foutre au cul tes titres de noblesse ! Je te traiterai comme la plus misérable larve qui m'a été donné de voir au monde si tu ne m'obéis pas au doigt et à l'œil soit rouspété !" Akané fronça les sourcils. N'aimant pas ce qu'il entendait. N'aimant pas sa manière de lui crier dessus et de parler. "Vous dépasser les bornes !" s'écria-t-il avec désespoir. Son cœur martelait sa poitrine, la peur le paralysait presque. La situation était-elle aussi mauvaise que cela ?
Sano ne pouvait être sérieux. Pourtant le regard qu'il lui lançait disait le contraire. Il lui donna une gifle, forte et sonnante. Une main sur le visage, Akané regardait son maître effaré. Sano soupira : "On t'a rien dit mais les rebelles sont très présents en ville. On l'ignorait jusqu'à arrivé ici. On ne peut plus faire confiance à personne. Si on se rend dans une municipalité ou un corps de garde, rien ne nous assura que nous serions pas dénoncé par un des gardes ou le responsable à qui nous serions aller demander de l'aide. Les hommes qui sont morts pour te permettre de fuir ne doivent pas avoir péri pour rien. Alors, pardonnez-moi, mais je n'ai pas le temps de m'occuper de vos états d'âmes. Vous êtes assez grand pour savoir que la situation est pour grave et qu'il vous faut faire profile bas. Mettez ces habits, maintenant. On vous trouvera d'autres à votre taille et vous passerez pour mon serviteur."
Akané, déstabilisé par son changement d'attitude, obtempéra et fit en sorte de se faire oublier. A la lumière du jour, et pendant les jours qui suivirent, ce que lui avait demandé Sano prit tout son sens. Les gens ne le regardaient pas ni s'écartait de leur passage. Il arrivait même qu'ils doivent eux-mêmes s'écarter devant quelqu'un à l'allure plus riche et plus respectueuse que la leur. Sano se faisait passer pour un notable de passage. Les nouveaux vêtements qu'il avait volé, avec la même aisance que la première, lui allait bien, et ceux qu'il avait "choisi" pour Akané le faisait passé pour un garçon de plus basse condition.


Sano et son serviteur réussirent à quitter la ville et prirent une route partant plein sud. Les rebelles s'attendraient sûrement qu'ils essaient d'atteindre les ports de l'est, situé juste après la péninsule. Ils n'imagineraient pas qu'ils aient pu se déguiser et partir dans une autre direction. Sano espérait pouvoir aller jusqu'à la côte sud-est du pays, ou plus au sud encore. Akané restait à sa place sans poser de questions. Il tentait se comporter et de parler comme les rustres qu'ils croisaient. Tout ce qu'il voulait, c'était quitter au plus vite ce pays ! Et il n'avait d'autre choix que d'obéir à son maître, qui lui parlait durement et parfois comme s'il était un imbécile. Il ne mangeait pas à sa faim et dormait peu.
La guerre civile prit de l'ampleur, si bien que les rebelles avaient envahi l'ouest du pays. Le jeu des alliances prenait son essor entre les seigneurs et bientôt se serait une guerre ouverte.


Akané obéit lorsqu'ils changèrent à nouveau d'identité. Ils furent père et fils un temps, puis compagnons ouvriers, puis de nouveau maître et serviteurs. Sano avait changé de nom de famille. Ce nom était courant dans le royaume. Mais celui-ci avait commencé à l'appeler Kan, et non plus par son véritable nom.  
Les semaines passèrent ainsi, longue et éprouvante, bifurquant progressivement vers la côte est, et ils finirent par atteindre les villes orientales, qui se trouvaient sous la coupe de la rébellion.

Ils progressaient vers l'est maintenant, puis arrivèrent à un grand port. Il ne restait plus qu'à trouver un navire, et d'attendre de voir comme la guerre évoluait du côté du roi de Fontegür. Est-ce que sa famille était saine et sauve ? Il savait juste que l'aîné de son oncle participait aux batailles. Il ne savait rien d'autres.



Humble et mécréant

Sano se fit sculpteur. Il récupérait des matériaux brutes en forêt ou sur les plages et fabriquait d'assez belles sculptures qu'il vendait au marché. Il apprenait à Akané manier ciseaux et autres ustensiles, demandant au garçon de s'entraîner de longues heures. Que ce soit dans leur petite chambre ou au marché, Akané sculptait encore et encore si bien que ses mains se retrouvèrent cloquée. Sano semblait ne pas s'en soucier. Tout comme le fait, qu'il avait considérablement maigri ou que son visage était devenu bronzé à force de leur voyage, ses cheveux rêches.
Akané prit conscience que le métier de sculpteur demandait autant d'exigence que les études, sinon plus lorsqu'on ne savait pas se servir de ses quatre doigts pour des travaux aussi minutieux. Et il fallait de nombreuses heures de travail et de nombreuses statuettes pour se payer un toit sur la tête, tout comme manger.
Non pas que Sano n'avait des économies, mais il gardait leur argent pour se payer deux places sur un navire marchand.

Akané trouvait le temps longs. Sa vie de noble lui manquait. De grands seigneurs, ils se retrouvaient apprenti. D'une vie de prince, il était passé à une vie de labeur et de misère. Un sculpteur de rue était considéré comme un moins que rien incapable de trouver un travail convenable. Son apprenti ne valait pas mieux.
Le roi avait perdu sa première guerre et s'était retiré dans le nord du royaume. Son frère s'installa dans le château familiale et se revendiqua roi, destituant son frère. La population accueillit la nouvelle avec morosité, mais rien dans leur vie quotidienne s'en trouva changée. Rien, hormis peut-être leur discussion sur la manière dont réagirait son oncle.

Sano alla démarché des capitaines de navires mais les places à bord était cher, et beaucoup ne voulait prendre aucun voyageur. Les nouveaux maîtres du royaume surveillaient étroitement les départs dans les ports, et la réticence de Sano à vouloir figuré sur les registres les dissuada de les prendre même pour tout l'or du monde. C'est que les rebelles se montraient d'une fermeté implacable envers tout ceux qu'il pensait être contre leur cause. Il pendait haut et cours tous ceux qui avait eut le malheur de désobéir ou tout simplement accusé de soutenir trop le roi déchu.
Fatigué et morose que leur départ soit retardé, Akané ne posa aucune question à son maître lorsqu'il se mit à leur trouver un ticket pour la liberté de nuit. Si c'était de nuit, c'était illégale. Akané s'inquiétait de voir Sano un peu plus fatigué et un peu plus sombre chaque jour. Mais il ne fit aucune remarque. Sano travaillait de son mieux à les faire sortir de là.

Une nuit, son maître revint pourtant entouré d'hommes armés.


Akané regardait ces hommes avec appréhension et suspicion. Ils ne les menaçaient pas directement mais la tension qui régnait dans la pièce était palpable. Celui qui semblait être le chef s'assit sur une des deux chaises, les observant.
Il montra la chaise à Sano et dit avec un fort accent étranger :
- C'est ton nouvel apprenti ? Il doit savoir faire autre chose que tailler des pierres, pourquoi tu'l caches ?
Son interlocuteur s'assit sans lui répondre et il continua :
- Ce n'est tout de même pas nous qui t'inquiétait !
- Bien sûr que non, rétorqua sèchement Sano. Je n'ai jamais eu peur de toi.
- Tu savais qu'on était là ? fit l'autre avec un sourire narquois. Tu aurais pu quitter la ville mais tu as attendus qu'on te trouve, hein ?
Il s'esclaffa, jetant un nouveau coup d’œil au garçon.
- C'est à cause de lui, n'est-ce pas ?
Akané fronça les sourcils. Que voulait-il dire ? Connaissait-il son identité ? Il se figea en voyant le regard froid et meurtrier que Sano jetait au nouveau venu. C'était un homme, aux larges épaules, une cape en fourrure jeté sur les épaules pour se prémunir du froid. Akané se tendit davantage, ayant l'impression de s'être trahi en regardant l'inconnu avec tant de fermeté.
Sano plissa les yeux.
- Que veux-tu, Faloski ?
- Tu es parti lâchement, il y a dix ans, et sans payer tes dettes, rétorqua l'autre.
Sano jeta un regard au jeune homme qui les écoutait attentivement. Il échangea un regard lourd de sens avec le chef qui finit par lancer à Akané :
- Hé, toi ! tu devrais faire un somme !
Sano tourna le regard vers son protégé et acquiesça. Akané le regarda avec méfiance puis de mauvaise grâce, il s'allongea sur le lit et leur tourna le dos. Akané commençait à se méfier de Sano. Son maître. Celui qui l'avait si bien protégé depuis le début de cet sordide aventure.
Mais il n'avait pas pu s'empêcher avec quelle facilité Sano s'introduisait dans les maisons ou les ateliers de quelques artisans pour se procuré ce dont ils avaient besoin; qu'il s'agisse de vêtements ou d'outils. Et d'où lui venait cette capacité de se fondre dans son environnement et de changer d'apparence. Avait-il espion dans une autre vie ?

Et ces hommes lui faisaient froid dans le dos. Ce n'étaient pas seulement des bandits, son instinct lui criait que c'était des tueurs et qu'ils n'avaient pas intérêt à les ennuyer. Il ferma les yeux et fit semblant de dormir espérant que la ruse marcherait. Les bandits commandèrent du vin et un repas chaud, pour être sûr qu'il soit endormi. Mais Akané était trop anxieux pour se laisser glisser dans les songes. Le silence qui régnait entre les deus hommes semblaient ne pas vouloir s'arrêter.
Enfin, il entendit le chef reprendre la parole :
- Tu nous dois des comptes et crois-moi, Zade va te les faire payer !
- Il est donc devenu chef, maugréa Sano de mauvaise humeur. Il manquait plus que ça...
- Tu dois t'en prendre qu'à toi ! Tu aurais pu devenir chef de l'organisation, mais tu as rejoint ton petit roi comme un chien rejoignant son maître !
C'est tout ce que pu comprendre Akané. Après cela, ils passèrent dans une langue ou dialecte qu'il ne connaissait pas, et qu'il n'avait d'ailleurs jamais entendu. Et le ton montait rapidement !

Les jours qui suivirent, il du rester dans leur chambre, solidement surveillé par deux hommes dont il ne comprenait pas le langage. Il était obligé de faire des signes pour leur faire comprendre qu'il avait faim ou soif.
Il n'avait aucune idée de ce que faisait Sano avec les autres hommes. Des choses illégales sûrement.
En tout cas, son maître lui appris qu'ils allaient bientôt quitter le pays.

Puis un matin, Sano le réveilla à l'aube et d'un simple regard, lui dissuada de poser des questions. Akané commençait a en avoir assez de ne pas comprendre ce qui se tramait. Il en venait à penser que Sano allait le vendre aux rebelles pour une somme rondelette et partir avec ses nouveaux amis.
Ils traversèrent la ville encore endormie et embarquèrent sur un navire qui se mit à longer la côte. Bien qu'il prenne la direction d'Ekiard, Akané avait le sentiment qu'il n'irait pas au bout du voyage. Pourtant, ils avait bel et bien quitté le royaume de son oncle.

Akané observait la côte défiler lentement depuis quelques minutes lorsque son maître approcha et posa une main sur son épaule. Il s'appuya contre la rambarde avec lui. Après avoir vérifié que leurs gardes ne pouvaient les entendre, il se mit à parler dans leur langue. Le vent et le bruit régulier des vagues contre la coque recouvraient leur paroles.
- Mon seigneur, mon jeune maître, souffla-t-il, je crains vous devoir des explications.
Sano avait reprit le vouvoiement et son titre, ce qui n'avait rien de rassurant.
- Enfin ! laissa-t-il échappé.
Le garçon baissa les épaules, pas le moins du monde en colère. Sano allait répondre aux questions et aux doutes qui tournaient dans son esprit. Il cherchait ses mots.
- Il y a douze ans, j'ai été exilé pour trahison. J'ai fini par rejoindre les rangs d'une organisation de grands banditismes dont font parti ces hommes. Seulement, on n'échappe pas à ce genre de types sans problème. Maintenant qu'ils m'ont retrouvé, je vais devoir payer mes dettes.
Il lui prit la main.
- C'est votre vie qu'il menace. Je n'ai pas le choix de leur obéir, mon seigneur. Mais ne vous inquiétez pas, je ne les laisserais pas vous faire le moindre main.
Akané chercha les mots dans sa langue natale pour lui répondre.
- Une organisation de bandits ? Vous étiez donc un hors-la-loi, fit-il plus sèchement qu'il n'aurait voulu. C'est pour cela que vous voliez avec autant de facilitez.
Sano arqua un sourcil et acquiesça.
- Je l'étais mais dans le royaume de Par'nolma. J'étais jeune, et mon bannissement avait été injuste. Je suis entré au service de mauvaises personne et me suit retrouvé dans cette organisation. Je m'y suis plus, mais mon ancienne vie ma rattrapé.
- Vous êtes rentré au pays et avait été appelé à mon service, résuma Akané. Que veulent-ils exactement ?
- Que je travaille pour eux.
- Nous ne pourrions pas essayer de nous enfuir ?
- Non. Ces hommes sont bien trop entraîné, et vous bien trop peu. Je ne pourrais vous protégé et les combattre en même temps.
- Alors, qu'attendez-vous de moi ? demanda-t-il en baissant l'échine.
Il devait à nouveau sans remettre à lui, à nouveau lui obéir aveuglement.
- Obéissez leur sans poser de question. Ils vous mettrons certainement à contribution. Vous devrez voler et vous entraîner au combat, mettre vos valeurs et vos préjugés sur les bandits de côtés.
Akané le regarda en fronçant les sourcils. Ce qu'il lui demandait dépassait l'entendement.
- Si vous ne le faites pas, ils se méfieront de vous et vous enfermerons dans une cage. Alors que si vous jouer le jeu, vous serez libre de vous déplacer dans le camp et peut-être même en dehors.
- Voler ? Et quoi encore !
- Et piller, braquer, tuer quand on vous le demandera.
- Vous parlez de tout cela comme d'une banalité.
- C'est le cas. Vous devrez survivre dans le camp, vous préparez à faire le pire pour gagner leur confiance et le respect. Ou finir surveiller à longueur de temps. A vous de voir.
Akané fut parcouru d'un frisson. Il eut un haut le cœur et vida le contenu de son estomac par dessus la balustrade. Piller, voler, et tuer. Etait-ce dont ça la monnaie de sa survie ?
- Je peux pas faire ça !
Son soudain mal aise avait attiré l'attention sur eux. Sano du expliquer la situation à son ex compagnon, qui accepta de les laisser continuer mais la langue de sa mère.

Sano passa une main réconfortante dans son dos tandis que les effluves de la nausée se dissipait. Il se pencha à son oreille, venant presque l'enlacé pour le réconforter.
- Mon seigneur, nous n'avons pas le choix. Je vous en conjure de vous reprendre. Le temps des doutes est révolu. Redressez-vous et soyez mon digne élève. Celui qui tenait tête à ses ainés l'arme au point, qui me lançait des éclairs quand je le rabrouais ! Ils ne tenteront rien contre vous. Seulement, il vous faudra évoluer seul dans l'organisation. Et respecter son code d'honneur.
Un code d'honneur parmi les voleurs ? C'était franchement difficile à croire.
- "Aucun homme ne sera supérieur à un autre par la naissance, commença à réciter Sano. Tout homme aura le droit de protéger son identité et aura la garantie qu'on la lui protègera." Même si Foloski et ses hommes connaissaient votre identité, ils ne la diront à personne et sûrement pas aux autres membres du groupe. Le code leur en empêche. Et si l'information filtre, on sera d'où elle provient. Les bandits ne sont pas tous cruels et de mauvaises compagnies, je vous assure. Il faut juste ne pas trop leur faire la morale et les laisser vivre comme il l'entende.
Akané resta silencieux, agrippant les bras de Sano autour de lui comme un enfant ne voulant pas être séparé de sa mère après un cauchemar. Il se laissa allé contre le corps rassurant de son maître. Ce maître qui l'avait sauvé et sauvegardé des rebelles, mais qui n'avait réussi à faire en sorte que son passé le rattrape.
- J'ai peur, souffla-t-il.
- Je serais inquiet du contraire, lui dit doucement Sano. Croyez-bien, ajouta-t-il la voix rauque, que je suis navré de vous embarquer dans mes histoires. Mais c'est le seul moyen que j'ai de vous sauvez la vie... à présent.


Ainsi, Sano lui raconta la vie dans les camps de l'organisation, comment on pouvait gravir les échelons et se faire une bonne réputation. La loi du plus fort était la règle du jeu. Donc, il se battait bien et réussissait à imposer le respect, il ne devrait pas avoir trop de problèmes. Il apprit une nouvelle langue, encore une, mais les intonations et certaines structures étaient identique à celle qu'il avait apprise au nord du royaume.
L'organisation était un groupe d'hommes et de femmes, de toutes origines sociales et régionales, qui pratiquaient le vol et le meurtre pour arriver principale. Ils vivaient dans des camps retranchés ou au milieu des grandes villes, formant un réseau qui s'étendait dans tout sud du royaume. Il serait un membre à part entière le temps que Sano règle ses "dettes" en travaillant pour eux.


Apprenti voleur

Une fois sur la terre ferme, ils voyagèrent durant quelques semaines et atteignirent le quartier général de l'organisation. Ils avaient bandés les yeux d'Akané pour que celui-ci n'aient pas l'idée de s'enfuir. On l'intégra parmi de jeunes gens qui apprenaient à voler étales et poches bien remplis dans les rues.
Il mit de longues semaines a se faire à cette nouvelle vie austère dont les activités le répugnaient. La discipline qu'il avait du acquérir durant la première partie de son périple, l'aida pour bien des choses. Déjà, à ne pas ouvrir sa bouche, à ne pas répondre à un ordre d'un supérieur ou à laisser ses émotions le submergé. Il tentait de garder la tête froide et se poser en observateur neutre la plupart du temps. S'il ne se laissait pas marcher sur les pieds, il dut apprendre aussi à respecter les plus fort et se faire apprécier d'eux pour garder une position assez confortable.
Il se devait de bien faire attention, d'autant que son maître était toujours absent. Il avait quelques alliés dans le camp, même s'il avait appris à gardé ses distances et les solliciter quand qu'à de problèmes. Si Sano jouissait d'une bonne réputation et avait conservé des alliés, dont un certain Valézy Frenik – un noble de naissance qui avait fait parti des apprentis de son maître. Mais les anciens compagnons n'étaient pas près à risquer leur place, si chèrement gagné, même pour un de leur ancien supérieur.

Au bout de quelques mois, Akané reprit des forces et de la vigueur. Il avait quinze ans et avait acquis suffisamment la confiance de ses "supérieurs" pour intégrer un groupe qui s'attaquait à des convois de voyageurs. Voyant qu'il savait se battre et se défendre, il fut rapidement amené à attaquer des marchands, plus solidement armé que les autres.
C'est au cours d'une de ses raides qu'Akané fut arrêté et emprisonné jusqu'à l'attente de son jugement. Il ne pouvait crier haut et faire qu'il était de noble naissance, et qu'il n'aurait jamais du se retrouver ici. On le condamna au fouet. En place public, devant une foule impressionnante, il reçut cinquante coups de fouet, qui le laissèrent pratiquement mort. Et puisqu'il ne mourut pas de ses blessures, ses bourreaux vinrent le tatouer de la "Ronce noir" : le symbole ineffaçable de son forfait. Puis ils le relâchèrent, tout en lui conseillant de changer de vie. Comme si il avait le choix !  A sa sortie, ses compagnons l'attendaient et la vie reprit son cours.


Deux ans passèrent avant qu'il intègre les rangs des "grands voleurs", ceux qui s'attaquaient aux demeures luxueuses et hôtels particuliers. Il apprit tout un tas de combines et de techniques pour réussir à pénétrer dans les maisons les mieux gardées et à voler leurs biens, qu'il soit posé sur un meuble ou mis à l'abri dans un coffre fort.
Il se rapprocha de Valézy Frenish, qui lui avait donné quelque coups de mains dans les premiers mois, et avec qui il devint ami. Il appréciait d'autres de ses compagnons, bien sur, mais la plupart n'avait pas reçut d'éducation et ne s'intéressait à rien d'intellectuel.
Ce fut durant cette période qu'il retrouva un de ses ex-compagnons de haut vole. Ekar. Ce garçon si gentil garçon, qui se faisait malmené par tout le monde et qui n'avait jamais eu une vie facile, était mage. Méritrait-il d'être tué ? Il n'avait pas rien demandé. Ni son père ni sa mère ne l'étaient avant lui. Ici, au lieu de le tuer ou de s'en méfier, leurs supérieurs s'en étaient servi à leur profit.
Il retrouva Ekar dans une mauvaise posture. Allongés et meurtris dans une ruelle, le pantalon sur les chevilles. Akané s'approcha et l'aida à se relever sans un mot. Akané n'avait jamais compris le penchant d'Ekar pour les hommes, mais il n'avait pas clairement choisi de se retrouver là, dans la rue. Akané l'invita à le suivre chez Valézy, où ils allaient s'abreuver d'alcool tout leur saoul. Il usa de persuasion et de finesse pour le faire intégrer son groupe, et continua de veiller sur Ekar, qui semblait croire qu'il lui devait une dette éternelle. Et puis, le garçon était un bon vivant finalement, et puisqu'ils étaient les deux plus jeunes de la bande, ils finirent par bien s'entendre.


Retour

Cela faisait bien longtemps qu'Akané avait oublié le duc ou le garçon turbulent qui se trouvait en lui. Il était devenu un homme. Un voleur. Parfois obligé de tuer pour échapper aux gardes et la potence. Il avait adopté la manière de vivre des bandits, leurs loisirs et leurs desseins.

Alors, il fut brusquement ramené à la réalité lorsqu'il apprit leur départ.
Son maître avait réussi à leur procurer un billet de sortie.
- Après ce coup, lui dit Sano, nous serons libre de partir.
Akané en resta sans voix, puis balbutia :
- Mais... je n'avais pas... Je n'ai plus l'intention de m'en aller.
- Allons, vous n'allez pas rester ici ! Vous êtes devenu un voleur sans scrupule ! Ne me dites pas que cette vie vous satisfait !
Akané n'y avait franchement pas réfléchi. Il se détourna.
- Ne me vouvoie pas. Je ne suis qu'un voleur après tout.
- Je continuerai à vous vouvoyez jusqu'à ce que vous ayez retrouvé la raison ! Réfléchissez à la vie que vous voulez !
- J'y réfléchirais. Mais... j'ai quitté cette vie depuis si longtemps. Mes parents ne doivent plus m'attendre.
- Les parents ne perdent jamais l'espoir de retrouver leur enfant en vie.
- J'y réfléchirais, répéta-t-il.

Partir. Pour retrouver sa nouvelle vie ?
Qu'advenait-il de toutes ces années de vols ? Devaient-ils les chasser de son esprit et reprendre sa vie d’antan comme si rien ne c'était jamais passé ? Et comment réagirait ses parents, son frère, ses proches... en découvrant qu'il avait survécu en devenant miséreux puis voleur ? Pourrait-il tout simplement retrouvé sa place qui était la sienne ? L'attendait-on ou comme le pensait son maître, était-il considéré comme mort ? Et qu'allait-il pouvoir faire dans un royaume et dans une cour qu'il avait quitté depuis si longtemps ? Avait-il encore seulement sa place là-bas ?

Ce fut autant de questions que rumina l'ancien duc durant les semaines qui précédèrent leur dernier vol. Un vol qu'il faisait avec son maître. Le seul qu'il n'avait jamais fait ensemble.
Il choisit la veille de son départ pour prévenir ses compagnons. Il ne se voyait pas finir sa vie dans cette organisation. Il jouissait d'une bonne place, mais il avait plus la chance de finir les pieds devant que d'avoir une longue et belle vie. Et puis, son cœur était meurtri en sachant que ses parents pourraient le croire mort. Que son frère puisse le penser. Il ignorait ce qu'il retrouverait dans son pays, mais au moins avait-il le choix de se tracer une nouvelle voie. Ce que la plupart de ses compagnons voleurs étaient bien incapable d'entreprendre.

- Tu veux dire, que tu vas partir ? demain ? dit Ekar.
- Oui.
- Alors je viens avec toi.
Akané fronça les sourcils.
- C'est pas possible. Pas toi.
- Quoi ?
Ekar devint rouge de surprise et de confusion. Akané s'approcha de lui et le rassura.
- Tu es un bon ami, Ekar. Mais, à Ekiard, les mages sont tués à la pelle.
- Pourquoi hoqueta Ekar.
- Parce qu'ils sont mages. Le pouvoir les voit comme une menace. Même les enfants sont condamnés.
Ekar secoua la tête.
- Je sais tout ça. J'suis pas ignard ! Je veux savoir pourquoi ?
Il raconta par le menu l'histoire de son royaume. Ekar semblait maintenant en colère.
- Ca n'excuse rien. Ils n'ont pas le droit !
- C'est les rois qui décident, lança Valézy.
Akané se tourna vers lui. De ses quatre compagnons, c'était le moins surpris de son départ. Même l'histoire de son royaume l'avait laissé indifférent.
- Tu le savais.
- Oui, bien sûr. Tu tirais une telle tête ces derniers jours, seul un idiot n'aurait pas compris.
Il jeta un coup d'œil à Ekar qui réagi au quart de tour.
- Je suis pas idiot ! J'avais vu son changement d'humeur !
- Mais la présence de Sano ne t'a pas mis la puce à l'oreille, hein ?
- Quoi ? Mais tu dis n'importe quoi !
- Ca suffit tous les deux !
Akané soupira. Ekar et Valézy s'entendaient comme chien et chat, même si au fond ils s'appréciaient. Le plus jeune de ses compagnons secoua la tête.
- Tu ne peux pas partir ! Si tu pars, je... je vais encore avoir des problèmes.
Il se leva, tendu comme un arc, avec les poings serrés.
- Je veux pas que ça recommence ! Je ne... le... le supporterais pas.
Sa voix se brisa sur le dernier mot. Akané posa une main réconfortante sur son épaule. Ekar le regarda à travers les larmes qui embuaient ses yeux.
- Je préfère encore... risquer la potence que de me retrouver entre les mains de ces sales types !
- Je comprends, assura Akané.
- Non... pas du tout ! Tu peux pas comprendre ! Depuis que tu me protèges, je respire à nouveau. Je n'ai plus peur de traverser un camp tout seul. Si je vois qui je veux... Je le dois à toi. Je vais ou tu vas, dit-il avec plus de fermeté, y a pas à discuter !
Akané soupira.
- D'accord.
- Je suis des vôtres aussi ! lança Valézy.
Akané leva les yeux et le regarda avec incrédulité.
- Je pense depuis un certain temps à changer de vie. J'ai l'argent qu'il faut pour payer ma démission, alors je suis libre de partir quand je veux.
- Zade risque de ne pas voir les choses comme toi.
Valézy eut un sourire.
- Ne t'inquiète pas pour moi, je vais verser cinquante pourcent de plus pour avoir la paix.
Akané émit un sourire.
- Alors, je ne vois aucune raison de ne pas accepter.


Akané ne réussit pas à chasser ses doutes et les ressassa durant les quelques mois que dura son voyage de retour. Heureusement, que Valézy et Ekar réussissait à le distraire. Et c'était drôle de voir Ekar s'échiner à apprendre sa langue natale, alors que Valézy - en parlant déjà plusieurs comme lui depuis son enfance - l'apprenait avec facilité.
Il restait un problème majeur. Ekar devait échapper au teste anti-magie. Le roi pourrait demander, à juste titre, de les tester. Peut-être qu'il ne le ferait pas, mais dans le cas contraire, ils devaient trouver une solution.
Au pire, Akané pourrait envoyer directement Ekar chez lui, dans leur château, en espérant que son père veuille bien l'accepter. Ou Ekar pourrait peut-être rentrer au service d'un autre noble.

Lorsqu'ils arrivèrent à Ekiard, la situation dans lequel était le royaume était pire que dans le souvenir d'Akané. La politique anti-mage s'était considérablement durci.
En attendant la réponse de son père, Akané et ses compagnons s'échinèrent à trouver un double aux caractéristiques physiques proches de celle d'Ekar : un homme svelte, aux mêmes épaules et la même corpulence que lui, et surtout au même visage.
Ils mirent trois semaines à trouver l'oiseau rare, niché dans une petite ville portuaire. Ils embauchèrent le dénommé Also et, sans lui expliquer en détail pour quoi il voulait le faire ressemblé à leur ami, commencèrent à le déguiser, à modifier les bottes d'Ekar pour le faire paraître plus grand, lui mettre des épaulettes pour donner plus de volume à ses épaules, lui teintèrent cheveux et sourcils. Progressivement, Also immitait le comportement, le langage, les mimiques d'Ekar, son accent, pour pouvoir se faire passer pour lui. Plusieurs fois, ils tentèrent l'expérience de le faire rencontrer les mêmes marchands ou les mêmes gens pour voir ce que cela donnait, lui faisant corriger ce qui n'allait pas. Pour le dissuader de poser trop de question ou de refuser de quitter la côte, ils lui donnèrent une somme rondelette, en plus du salaire qu'il touchait chaque semaine. Le plus difficile à lui faire apprendre serait le combat, ainsi qu'à reproduire les éternelles disputes d'Ekar et Valézy. Also devait aussi se muscler.

Le résultat était assez convainquant lorsqu'ils approchèrent d'Ekiard, quelques deux mois plus tard. De son côté, le véritable Ekar, avait subit la transformation inverse, se coupant les cheveux, se les teingnant en noir et portant des vêtements banals. Il suivit un convois et s'installa dans une petite auberge d'Ekiard, tandis que ses compagnons entraient au château.

Le teste passé, c'était au tour d'Akané d'affronter ses parents, la cours, son passé... Après un dîner frugal où il raconta son histoire déguisé (il n'avait pas été apprenti voleur, mais apprenti dans un temple de moine guerrier dans le sud du royaume de Fontegür), il dut convaincre son père qu'il était bien son fils, et se fut Miyazé qui lui posa les questions qui dissipèrent tous les doutes. Des questions auxquelles seules lui ne pouvaient avoir la réponses.
A partir de là, ni son frère ni son père ne le lâchèrent plus, le montrant fièrement à leurs amis et à la cours avides de connaître toute son histoire. Si bien, qu'ils eurent du mal à travailler sur la deuxième partie du plan, qui consistait à faire entrer Ekar par la petite porte.
Un jour, Akané en vint à demander si les passages secrets du château existaient belle et bien. Retournant en enfance et dans leur souvenir commun, Miyazé lui raconta qu'un de leurs amis en avait trouvé un dans un petit salon. Valézy et Sano s'y rendirent et trouvèrent bel et bien se passage secret, qui les conduisait au milieu du parc, à bonne distance du château. Elaborant une diversion et un plan compliqué, ils réussirent à échanger les place d'Ekar et d'Also grâce à un passage au fond du parc moins bien gardé que les autres. Ils récompensèrent Also comme prévu et le menacèrent, lui et sa famille, pour le dissuader de ne parler à personne de ce qu'ils avaient fait. (Sans le dire à Akané, Sano le tuera sur le chemin du retour pour protéger son élève)
Ils avaient fait du bon travail, car personne ne se rendit compte du changement. Dire que le faut Ekar était resté en retrait et qu'ils ne l'avaient pas lâché. Ekar avait bien appris ses leçons (sur le visage et le nom des gens, ainsi que certaines conversations que son double avait eut). La tâche n'étaient cependant pas aisé de s'intégrer ainsi dans le grands mondes, mais il réussissait à se sortir de situations délicates par des plaisanteries :
- Ha ? Nous nous sommes déjà vu ? Hahaha Il y a tellement de monde ici que je m'y perds, mon seigneur, milles excuses !
Sa simplicité et sa joie aidaient à faire passer la pilule !^^



***


Caractère
Akané reste fort marqué par son long périple. Passé d'une condition à l'autre l'ont obligé à être plus rigoureux envers lui même. Il a du apprendre à cacher ses sentiments et à ne pas réagir devant les situations qu'il voyait. Même les plus incompréhensibles et les plus répugnantes.
Il a du lui même faire des choses contraire à ses principes et ses valeurs. Des choses que ses compagnons ne voyaient pas du même œil : les voles les faisaient vivre, tuer des gardes les empêchaient de finir sur l’échaffau, voler ceux qui les avait bannis ou ignoré tout le long de leur existence n'était que justice. Et c'est en partie pour cela qu'Akané quitta ses compagnons.
En les rencontrant, il comprit cependant qu'une partie de son éducation était infondé. Il rencontra les pires hommes, mais aussi les meilleurs qu'il n'ait jamais connu. Et la naissance n'avait rien à voir là-dedans ! Un noble pouvait tout aussi bien se montrer cruel qu'un autre, alors que des humbles gens n'étaient que gentillesse et droiture. Aussi, respecte-t-il même les plus humbles gens : du valet lui apportant ses vêtements au miséreux bougre qui fait la manche au coin de la rue.

Le jeune duc est charismatique et d'une nature indépendante. Si dans les premiers temps à la cour, il se montre docile et plutôt avenant, cela ne durera pas. Il se montrera sous son vrai jour autant que sa condition de noble puisse l'y autorisé. Feindre le respect et dire des mots pour endormir ceux qu'il ne respecte pas, il sait maintenant faire. Mais, il ne défendra jamais un homme qui ne le mérite pas, qu'il soit un seigneur plus important que lui ou non. Il le laissera s'enfoncer dans son merdier.
Avec les dames, il est charmeur, et peu se montrer audacieux pour les séduire. Mais il pourrait tout aussi bien les choquer en ne respectant pas la bienséance à la lettre.
C'est qu'il n'a jamais eu l'habitude de respecter le protocole et se rendra compte, que maintenant qu'il est adulte, les choses sont encore plus difficile. Cette vie était-elle réellement pour lui ?

Ensuite, il se montrera très différents à la cour ou avec ses hommes. Dans le premier monde, il sera distant, fier et froid. Dans le second, il se montrera chaleureux et souriant, un bon camarade si bien qu'il en oubliera son statut de haut rang. Mais pas son statut de chef. ^^
Il est d'ailleurs un bon seigneur : attentif, exigeant et toujours à l'écoute de ses subordonnés.

Les deux principales ombres au tableau concernent les mages.
Il a appris à les connaître et ne pas avoir peur d'eux. Ekar en est un et il y en avait d'autres dans l'oganisation, ainsi que quelques loups-garou. Autant dire que la politique royale lui déplaît, et encore plus celle menée par Ralph. Ce roi qui n'était pas le sien à son départ.
Enfin, si Akané est ravis de retrouver Miyazé, de le voir père de famille et heureux en ménage, il ne partage plus grand chose avec lui, et encore moins la volonté de son aîné à suivre aveuglement la politique royale !


Compagnons : Son frère Miyazé. Valézy Frenish et Ekar.

Valézy Frenik, 26 ans, humain, noble:
 
 
Ekar, 15 ans, sorcier, bras droit de Valézy:
 


Monture : Akané aura une préférence pour un étalon noir au caractère bien trempé, qu'il sera presque le seul a pouvoir monté ; occasionnellement, il continuera à monter les chevaux que son père lui aura confié.


Blason :



Code : validé
Autre compte : Ekar


Dernière édition par Akané le Lun 29 Aoû - 11:59, édité 28 fois
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MessageSujet: Re: Akané, Le retour d'un mort (terminé)   Jeu 25 Aoû - 11:56

Yoooooooh! C'est trop super de te voir revenir! cool! \^0^/

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blason de la famille Evelyne:
 
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MessageSujet: Re: Akané, Le retour d'un mort (terminé)   Dim 28 Aoû - 9:35

J'ai ajouter deux paragraphes au physique (combat, et ce qu'il sait faire en tant que voleur).

Il manque plus que le blason et je ne toucherais plus à rien hormis ça. ^^

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MessageSujet: Re: Akané, Le retour d'un mort (terminé)   Dim 28 Aoû - 20:33

C'est bon, tu es validé ! Very Happy

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MessageSujet: Re: Akané, Le retour d'un mort (terminé)   Dim 28 Aoû - 20:47

Cool !!

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MessageSujet: Re: Akané, Le retour d'un mort (terminé)   Lun 29 Aoû - 11:34


Blason ajouté !

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MessageSujet: Re: Akané, Le retour d'un mort (terminé)   

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Akané, Le retour d'un mort (terminé)

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